THÉÂTRE: Les prospections du Prospero

Sylvie Drapeau, Carmen Jolin, Paul Ahmarani, Maxime Denommée et Marie-Pier Labrecque. Photo: Émilie Lapointe

Le Théâtre Prospero est lieu de prospection. Sous la direction de Carmen Jolin, la saison 2019-2020 continuera de fouiller sous les apparences et les ambiguïtés du monde actuel. La salle principale du théâtre de la rue Ontario proposera des textes forts aux sujets profonds: des réflexions philosophiques et spirituelles (Les enivrés), une affection trouble entre un adulte et un enfant (Le principe d’Archimède), l’amour véritable (La maladie de la mort), les questions éthiques (Becoming Chelsea), la tragédie d’être femme (Mourir tendre), le monde de l’art (Mademoiselle Agnès).

La saison du Prospero débutera le 16 septembre avec la reprise de la pièce Les enivrés de l’auteur russe Ivan Viripaev. Des personnages ivres se révèlent en parlant de la vie, de la mort de l’amour et de Dieu. Florent Siaud y dirige une distribution étincelante: Paul Ahmarani, Dany Boudreault, David Boutin, Maxime Denommée, Marie-Pier Labrecque, Renaud Lacelle-Bourdon, Marie-France Lambert, Marie-Eve Pelletier, Dominique Quesnel, Évelyne Rompré.

En octobre, la pièce du Catalan Josep Maria Miró, Le principe d’Archimède, traitera du sujet délicat d’un maître-nageur qui aurait embrassé un garçon ayant peur de l’eau. Dans une traduction de Juan Arago et une mise en scène de Christian Fortin. L’ambiguïté est évidemment aussi au centre de La maladie de la mort, de Marguerite Duras, qui mettra en vedette Sylvie Drapeau et Paul Savoie, dirigés par Martine Beaulne. Qu’est-ce que l’amour véritable, demande la grande autrice?

Inspiré par la sonneuse d’alerte américaine Chelsea Manning, le dramaturge Sébastien Harrisson a écrit Becoming Chelsea que son complice Éric Jean mettra en scène. Présenté aux récents Territoires de paroles du Prospero, le texte poétique de l’Haïtien Guy Régis Jr, Mourir tendre, raconte le destin tragique d’une femme dans une mise en scène de Christian Lapointe.

Et en fin de saison 2019-2020, le metteur en scène Louis-Karl Tremblay explorera à nouveau un univers féminin, après Ombre Eurydice Parle d’Elfriede Jelinek cette année, celui de l’Allemande Rebekka Kricheldorf qui a écrit, avec Mademoiselle Agnès, une satire du monde de l’art contemporain.

Petite salle

En septembre, la petite salle du Prospero accueillera à nouveau Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l’irrémédiable avec l’excellente Alice Pascual. On pourra aussi y voir, notamment, Migraaants du dramaturge roumain  Mateï Visniec sur l’identité et la peur de l’autre. Sujet d’actualité s’il en est.

Le trio talentueux formé d’Alice Moreault, Noémie O’Farrell et Frédérick Lemay présentera en mars 2020 Tout passera, un théâtre mi-documentaire-mi-fiction sur la création. Et la saison du Petit Prospero prendra fin avec Notre petite mort, un texte sur la maternité d’Émilie Lajoie qui sera mis en scène par Sophie Cadieux.

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