Mois : septembre 2019

LITTÉRATURE: Nelly Forever

Le premier roman de Karine Rosso construit un fort beau dialogue littéraire avec Nelly Arcan. À mille lieues de perceptions masculinistes aberrantes ou des préjugés populaires, l’autrice entremêle sa propre histoire à celle de la grande écrivaine disparue il y a 10 ans. Malgré quelques bémols, l’audace et l’originalité de cette démarche sont admirables.

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THÉÂTRE: Solène Paré et son équipe remportent le match d’ouverture

Espace Go s’est armé jusqu’aux dents en ce début de saison en présentant Les louves, une pièce mise en scène et interprétée par de jeunes artistes énergiques et affamées. La coach de l’équipe Solène Paré et ses neuf joueuses remportent ce match de la vie où des adolescentes vivent des montagnes russes d’émotions.

LITTÉRATURE: La pomme d’Adam

Adam a la pomme, c’est-à-dire qu’il est l’élu d’une femme, son épouse, qui lui a donné pas seulement une, mais deux chances dans la vie. Malgré la maladie, il a la pêche aussi, il est le plus fortuné des hommes même s’il l’ignore. La narratrice de Une deuxième chance pour Adam, elle, a presque tout d’une sainte. Entre la chance et le courage, le très beau roman de Felicia Mihali nous apprend l’amour conscient.

LITTÉRATURE: Le 25e FIL, d’Emily à Nancy en passant par Sylvia et Nelly

La directrice du FIL, Michelle Corbeil, photo: Marie-Andrée Lemire

Du 20 au 29 septembre, le Festival international de la littérature célébrera son 25e anniversaire en bonne partie avec des mots de femmes qui ont marqué les lettres depuis plus de 100 ans: d’Emily Dickinson à Nancy Huston en passant par Sylvia Plath et Nelly Arcan. Le FIL se promènera partout au Québec cette année, grâce aux librairies indépendantes, et présentera donc 75 événements pour tous les publics avec la participations de plus de 200 artistes.

LITTÉRATURE: Sorcières bien aimées

Elles sont trois à refaire le monde, ce monde qui les défait un peu plus chaque jour. L’écrivaine d’origine serbe Barbi Markovic décrit avec lucidité, humour et un style très particulier la vie d’exilées tirant le diable par la queue à Vienne en Autriche. Un roman dur et attendrissant, très actuel et drôle aussi. Une excellente découverte pour la rentrée!

THÉÂTRE: Héritage, le temps de la reconnaissance

Héritage, photos: Caroline Laberge

L’événement de la rentrée théâtrale, la pièce Héritage de Lorraine Hansberry mise en scène par Mike Payette, confirme la volonté de la nouvelle direction artistique chez Duceppe, David Laurin et Jean-Simon Traversy, de participer pleinement au mouvement d’ouverture de la scène québécoise. Tout en perpétuant l’intérêt de la compagnie pour le répertoire anglo-saxon, Héritage s’avère une reconnaissance émouvante du talent de nos artistes afro-québécois.

THÉÂTRE: Déposer sa haine

L’Énéide, photo:  Yanick Macdonald

Pertinence. C’est ce qui ressort de la reprise de L’Énéide présentée en ouverture de saison au Quat’Sous. Même si le spectacle manque de synchronicité, la pièce écrite et mise en scène par Olivier Kemeid garde sa raison d’être 12 ans après sa création. Elle parle de l’ici/maintenant en décrivant le désespoir de celles et de ceux qui n’ont pas la même couleur de peau, le même accent, les mêmes origines. Ces exilé.e.s qui ont déposé leur haine.

THÉÂTRE: Héritage, la valeur « argent »

Héritage, photo: Caroline Laberge

La dramaturge et traductrice littéraire Mishka Lavigne s’est vu confier la traduction de la pièce qui ouvre la saison chez Duceppe, Héritage (A Raisin in the Sun) de l’Américaine Lorraine Hansberry. Très en demande, l’autrice a remporté le Prix Québec-Ontario 2017 pour sa pièce Cinéma. Un autre texte pour la scène, Havre, a été publié cette année aux Éditions de L’Interligne. Entretien avec une artiste montante.

THÉÂTRE: L’Énéide, le plus vieux chantier du monde

Olivier Kemeid, photo: David Ospina

Le Quat’Sous ouvre sa saison avec la pièce de son directeur artistique Olivier Kemeid, L’Énéide, créée en 2007 et inspirée de l’oeuvre de Virgile. Le périple d’Énée, en quête d’un nouveau rivage pour sa descendance, n’a rien de périmé. Les migrants migrent depuis toujours, peut-être encore davantage aujourd’hui. Avec peu d’ambition, sinon celle de survivre.