Mois : octobre 2019

DANSE: Corps, que dis-tu là?

Beside, photo: Laurent Philippe

Après Behind et Between, Marie Béland présente à Montréal Beside qui a déjà commencé sa tournée internationale. La chorégraphe s’attaque ici à la surabondance d’informations à la radio et comment elles transforment le corps. À l’inverse, se demande-t-elle aussi, comment le corps peut-il à son tour dire et contredire, souligner ou s’opposer? Entrevue avec une passionnante chorégraphe des idées.

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THÉÂTRE: Valparaiso, les rêves en exil

Valparaiso, photos: Olivier Hardy

Présentée dans le cadre du festival Phénomena, la pièce Valparaiso de Singulier pluriel nous fait voyager dans le temps et l’espace. Entre le Chili et Montréal, entre le rêve et la réalité. C’est un exploit de mise en scène, d’interprétation et de scénographie, présenté dans le superbe écrin de la Chapelle Fullum, et ce, même si le récit nous perd à quelques reprises en chemin.

LITTÉRATURE: Frôler la mort de près

Annie Lafleur, photo: Le Quartanier, Justine Latour

Ciguë d’Annie Lafleur marque la fin d’un cycle. Avec ce livre dense, l’autrice reprend la route à moto, à dos de piranha ou de serpent. Elle nous offre un manuel de survie écrit dans une jungle touffue où elle se dévoile, sans se dévoiler. Entre un fusil sur la tempe et une traversée à la nage, elle a respiré à fond et s’est amusé avec la langue. De la grande poésie.

THÉÂTRE: Vie et mort d’une poupée

Numain, photo: Philémon Crête

Dans Numain, Stéphane Crête met l’âme de son personnage – et/ou la sienne ? – à nu en faisant ressortir le caractère « humain » d’une poupée de plastique dans un spectacle très physique et dépouillé. Il donne une performance où l’expressivité du corps apparaît comme le plus parfait exemple de théâtre grotowskien qu’il nous ait été donné de voir à Montréal depuis la mort du théoricien/praticien polonais il y a 20 ans.

THÉÂTRE: Femmes de feu

Ximena Ferrer et Julie Vincent, photo: Caroline Hayeur

Julie Vincent et sa compagnie Singulier pluriel voyagent partout dans les Amériques à la recherche de la fibre des rêves, de rencontres inspirantes et d’histoires universelles. Au festival Phénomena, cela nous donnera Valparaiso, un texte de Dominick Parenteau-Lebeuf – publié jeudi aux Éditions Lansman – qu’elle met en scène, et interprète avec Ximena Ferrer, sa codirectrice de Singulier pluriel. Sur scène également: Camila Forteza, Lesly Velasquez et Guillaume Champoux.

THÉÂTRE: Dépossédés

François Grisé dans Tout inclus, photos: Lino Cipresso

Annabel Soutar et Porte-parole démontrent encore une fois qu’ils conduisent la locomotive du théâtre documentaire québécois avec Tout inclus. Le texte joué et interprété par François Grisé résulte d’un séjour que l’artiste a fait en résidence privée pour aînés. Une expérience à la fois ardue et éclairante, laissant entrevoir la triste dépossession vécue par les personnes âgées lors de l’ultime étape de leur existence.

CIRQUE: Le sacre de l’automne

Tabarnak du Cirque Alfonse, photo: Alexandre Galliez

Le troisième spectacle du Cirque Alfonse, Tabarnak, confirme la sainte famille Carabinier Lépine dans sa vocation d’ambassadeur circassien québécois. Après sa création en 2017, le spectacle revient d’une tournée internationale de 200 représentations. Un spectacle revu et amélioré. Bon en ta!

THÉÂTRE: Art plastique

Numain de Stéphane Crête, photo: Philémon Crête

Stéphane Crête est de retour à Phénomena avec un travail « d’art plastique », Numain. Ce solo pour acteur et poupée explore les thèmes de transgression, d’éthique, de solitude et des rapports humains, ou ce qu’il en reste, à l’ère du tout-inclus webistique. En peu de mots, beaucoup de sons et encore plus d’images.

Phénomena: Transmettre la joie

D. Kimm et son équipe ont préparé le 8e festival Phénomena avec toute l’énergie et la joie qu’on leur connaît. La fête commencera avec la parade Phénoménale ce samedi, se poursuivra la semaine prochaine en théâtre avec les spectacles préparés par Stéphane Crête, Julie Vincent et Jacqueline Van de Geer, avant la présentation des fameux cabarets phénoménaux du 18 au 25 octobre.

LITTÉRATURE: Les Prix du GG 3.0

La liste des finalistes aux Prix littéraires du Gouverneur-Général a quelque chose de réjouissant cette année. La moyenne d’âge des finalistes francophones dans les catégories roman-poésie-théâtre-essai ne dépasse pas 45 ans et 15, vous avez bien lu, 15 des 20 finalistes dans ces domaines sont des femmes. Les lauréat.e.s seront connu.e.s le 29 octobre.