Mois : octobre 2019

LITTÉRATURE: Le Salon du livre amorce sa cure de jouvence

Le Salon du livre nouveau est arrivé. Enfin presque. La 43e édition de la fête du livre aura lieu au Palais des congrès en 2020, mais du 20 au 25 novembre prochain à la Place Bonaventure, le Salon se refait déjà une beauté en reconfigurant ses espaces et en lançant de nouveaux projets. En outre, on assistera cette année au retour d’une thématique, « Se raconter ».

THÉÂTRE: Le déclin de l’Amérique

Disparu.e.s, photos: Caroline Laberge

Au-delà du rire, beaucoup de sortes de rires en fait, la pièce Disparu.e.s porte véritablement sur la disparition de la famille. On peut y lire également la désintégration d’une société cynique composée d’individus mesquins et profondément malheureux. Ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle, sait-on, et René Richard Cyr l’a bien compris en administrant, avec ce spectacle captivant, une superbe taloche à la face de l’hypocrisie.

THÉÂTRE: Manifeste de la jeune femme

Avec Le ravissement, Étienne Lepage et Claude Poissant ont créé un spectacle sans compromis et rare. Cette pièce mystérieuse, exigeante, ravit et cogne, déséquilibre et fait rire. Du théâtre de création comme il s’en fait peu ou plus du tout, a-t-on parfois l’impression. Un spectacle qui ne fait pas de cadeau, mais qu’on est d’autant plus satisfait de recevoir.

THÉÂTRE: Sissi exploratrice

Nathalie Doummar et Mustapha Aramis dans Sissi, photo: Sylvie-Ann Paré

Le dira-t-on assez. Le théâtre a besoin de peu pour faire rire et pleurer. Un bon texte, des actrices.teurs allumé.e.s et dirigé.e.s par une mise en scène fine et attentive. De et avec Nathalie Doummar, Sissi s’avère déjà l’un des meilleurs spectacles de cette jeune saison.

DANSE: Quand l’habit fait le moine… et le Père Noël!

Une chorégraphie sans « chorégraphe » ni « danseurs ». Dousse nuit, holey night d’Audrée Lewka et Les Lewski fait partie de ces performances à la frontière des disciplines. Après Poneyboyz présenté au OFFTA en mai dernier, Audrée Lewka propose une autre courte pièce inspirée de la fête du petit Jésus et du gros barbu, Dousse nuit, holey night. En musique et en costumes.

THÉÂTRE: Quelle famille!

Disparu.e.s, photo Caroline Laberge

Présentée chez Duceppe, la pièce Disparu.e.s (August: Osage County) met en scène une famille dysfonctionnelle américaine qui aurait pu tout aussi bien être québécoise. La mort du père fait ressortir la vérité se cachant derrière chacun des membres du clan Weston, la mère et des trois sœurs. Marie-Hélène Thibault joue l’aînée, Barbara, qui refuse de disparaître.

LITTÉRATURE: Frôler la mort de près

Annie Lafleur, photo: Le Quartanier, Justine Latour

Ciguë d’Annie Lafleur marque la fin d’un cycle. Avec ce livre dense, l’autrice reprend la route à moto, à dos de piranha ou de serpent. Elle nous offre un manuel de survie écrit dans une jungle touffue où elle se dévoile, sans se dévoiler. Entre un fusil sur la tempe et une traversée à la nage, elle a respiré à fond et s’est amusé avec la langue. De la grande poésie.