CIRQUE: Le sacre de l’automne

Tabarnak du Cirque Alfonse, photo: Alexandre Galliez

Le troisième spectacle du Cirque Alfonse, Tabarnak, confirme la sainte famille Carabinier Lépine dans sa vocation d’ambassadeur circassien québécois. Après sa création en 2017, le spectacle revient d’une tournée internationale de 200 représentations. Un spectacle revu et amélioré. Bon en ta!

Après Timber! et Barbu, le Cirque Alfonse s’est trempé les mains dans l’eau bénite afin de créer Tabarnak, un spectacle qui allie acrobaties, chansons et musique dans un saint esprit déjanté. Une irrévérence bon enfant et familiale à laquelle nous ont habitués les membres de cette joyeuse troupe.

Leur nouveau spectacle souffre d’un lent départ où les chansons et les acrobaties peu acrobatiques nous font nous demander si la famille Carabinier Lépine n’a pas abusé de la tourtière ou du caribou dans leur dernier party. À compter du quart d’heure, toutefois, la scène et la salle finissent par communier et les choses iront en un spectaculaire crescendo jusqu’à la fin.

Habillés en servants de messe, les circassiens démontrent leur grande polyvalence tout au long de cette messe a gogotronique. Tous et toutes excellent dans un show astiqué comme un plancher de sacristie. Parmi les six acrobates, il faut soulever notre tiare pontificale au talent spectaculaire du divin et crépu nouveau-né, Nikolas Pulka, un artiste dont nous entendrons parler de plus en plus, foi de Jorge Mario Bergoglio

Les neufs artistes – trois musicien.n.e.s et six acrobates – s’en donnent à cœur joie dans les numéros qui se succèdent de plus en plus rapidement. En toute chose, le Cirque Alfonse cherche et atteint l’originalité dans une orgie, ô mon dieu, de numéros.

En une heure, on sera témoin d’apparitions de main à main, sangles aériennes, barre russe, mâts oscillants, patins à roulettes, planche sautoire, sans parler des surprenants « derviches » tourneurs, des diaboliques diabolos en forme d’encensoirs et des clins d’œil hockey-jeu de poches, et fouet-condom où les plus petits n’y verront que du feu!

La mise en scène d’Alain Francoeur colle parfaitement à la thématique sacro-sainte sans tomber dans la vulgarité et en exploitant à bon escient scénographie, accessoires et éclairages. Et saluons la musique de David Simard. Le curé et ses musiciens mènent un train d’enfer pendant tout le spectacle.

Du rire à profusion, des acrobaties réussies, des artistes archi-sympathiques. La recette du vin de messe du Cirque Alfonse est toujours la bonne.

Tabarnak est présenté à la TOHU jusqu’au 12 octobre

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