Au moment où l’on se pose beaucoup de questions sur l’après-pandémie, voici deux excellents romans qui fictionnalisent des réponses possibles. Science-fiction, dystopie, anticipation, peu importe l’étiquette, Grégoire Courtois et Olga Ravn décrivent des mondes où la valeur humaine ne tient plus qu’à sa fonction de travailleur ou, en fait, d’esclave d’un pouvoir obscur, froid, machiavélique. Le travail, quand on ne sait plus à quoi ou à qui il sert, arme ultime et aliénante du capitalisme sauvage.

La mort exerce une fascination chez les Mexicain.e.s et le Mexique fascine les écrivain.e.s québécois (Françoise Major, Françoise Roy et Josée Bilodeau à titre d’exemple). Louis Carmain, lui, a mis tout ça dans sa marmite de sorcier pour créer Les offrandes, un thriller captivant qui nous fait découvrir, à mille kilomètres des clichés, un pays et une culture dans ses croyances, ses superstitions, ses sagesses ancestrales, ses couleurs et odeurs vivifiantes… ou terrifiantes.