Maxime Denommée, photo: Rolline Laporte

Maxime Denommée met en scène Ulster American à La Licorne. Cette pièce de David Ireland, traduite par Français Archambault, fait s’affronter des cultures et des idéologies issues des États-Unis, de l’Irlande et de la Grande-Bretagne. Une triade anglo-saxonne où le machisme et l’hypocrisie forment un couple explosif.

Thao Nguyen Phan, Becoming Alluvium, 2019, vue d’installation à Occurrence dans le cadre de MOMENTA 2021. Photo : Jean-Michael Seminaro

Thao Nguyen Phan est une artiste vietnamienne qui dit vouloir créer – dans un amalgame qui réunit peinture, installation, vidéo et performance – des champs théâtraux. En ceux-ci, prennent corps des histoires aux références anciennes et des réalités actuelles. Becoming Alluvium, à la galerie Occurrence, donne de cette volonté un exemple saisissant.

BUSH Gallery (Gabrielle L’Hirondelle Hill, Peter Morin, Tania Willard) + les enfants, la famille, le territoire et les chiens, vue de l’exposition MOMENTA x OPTICA DIFFRACTION. DE LA LUMIÈRE ET DU TERRITOIRE, 2021. Matériaux divers.
Avec l’aimable autorisation des artistes. Crédit photo : Paul Litherland

Lors de notre dernière recension, nous avons couvert l’exposition de Bertrand Carrière. Elle faisait partie du programme satellite de Momenta. Biennale de l’image. La thématique principale de l’événement, Quand la nature ressent, a guidé le choix des commissaires Stefanie Hessler, Camille Georgeson-Usher, Maude Johnson et Himali Singh Soin. La présente exposition, Diffraction. De la lumière et du territoire, tenue à la Galerie Optica, est une des déclinaison de cette perspective englobante. Elle réunit les œuvres des artistes autochtones Gabrielle L’Hirondelle Hill, Peter Morin et Tania Willard, alliés sous la bannière BUSH Gallery.

Dominique Leduc, photo: Julie Perreault

Le 10e festival Phénomena s’ouvre aujourd’hui et se poursuivra jusqu’au 22 octobre. Cette célébration de l’hybridité en arts vivants propose huit spectacles en salle, huit performances en extérieur et deux expositions. De l’hétéroclite à l’étrange en passant par l’éclaté. La comédienne Dominique Leduc (en nomination aux Prix Gémeaux cette année pour Faits divers) effectue un plongeon « phénoménal » dans Paysages avec créatures.

Photo: Alain Rouiller — Trois-Rivières 1869, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=24551713

L’hiver pandémique a assez duré. Place au « printemps des poètes », le dégel provoqué par le 37e Festival international de poésie de Trois-Rivières. Là où les mots réchauffent et font fondre les cœurs.

Exposition Irlande et Miroirs acoustiques de Bertrand Carrière à la galerie Simon Blais, vue d’ensemble, photo: Guy L’Heureux

Présentée à la Galerie Simon Blais et recommandée dans le cadre du programme satellite de MOMENTA 2021, l’exposition Irlande et Miroirs acoustiques de Bertrand Carrière réunit trois corpus photographiques : deux portant sur l’Irlande (1986 et 2019) et un troisième sur les miroirs acoustiques, structures de béton se dressant dans le Kent et le Yorkshire, en Angleterre. Des « apparitions mémorables » pour le photographe.

Sébastien Ricard dans Rêve et folie, photos: Valérie Remise

Théâtre ou littérature? Le Festival international de la littérature de Montréal vibre dans cette mince tranchée ouverte par des créations uniques et capables de marier parfaitement les deux disciplines. C’est le cas de cette œuvre de Brigitte Haentjens, Rêve et folie, mettant en vedette un Sébastien Ricard des plus intense, inspiré, incandescent. Vu dans la 5e Salle de la Place des arts.

Alex Bergeron, photo : Gunther Gamper

Voici une occasion rare d’entrer dans l’univers de Kafka qui, tiens, tiens, est un véritable calque du monde dans lequel on vit. Pas simple de reprendre et de métamorphoser cette nouvelle d’un auteur pour qui on a parlé d’absurde. Présentée au Théâtre Denise-Pelletier, La métamorphose, adaptation écrite et mise en scène par Claude Poissant, relève du coup de génie.

Auteure de récits, de romans, de recueils de poésie et d’un conte, Laure Morali est aussi connue comme une alliée non seulement, mais aussi fidèle très active de la nation innue. Elle a dirigé, parfois en tandem avec des pairs, des anthologies qui mettent l’accent sur cette réalité culturelle singulière et tentent aussi des rapprochements entre occupants récents et de plus ancienne origine du territoire du Québec.

Peter James, photo: Dana Michel

Peter James est prêt à tout risquer pour atteindre le pays des merveilles, celui où il peut exister librement. Pendant deux soirs au Théâtre La Chapelle, le chapelier toqué et ses amis (s’)offriront de la création à l’état pur où le très noir et le violent se marieront aux éclairs de génie et à la poésie. Deux « anti-shows » de six heures avec des beaux fous et folles comme lui. À leurs risques et périls et envies!

Dans le milieu du livre, le Grand Prix du livre de Montréal représente une récompense des plus recherchées. La raison en est simple, cet honneur échoit généralement à un livre très innovant, auquel les étiquettes ne collent pas. La première sélection du jury vient d’être rendue publique.

Claude Poissant aime se lancer des défis. En voici un de taille : adapter un texte célèbre de Franz Kafka, La métamorphose, au théâtre. Comment passer du livre à la scène quand les dialogues sont presque inexistants dans la version papier ? Sans flafla, en y mettant du sien et avec un bon acteur, Alex Bergeron, répond le metteur en scène et directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier.

Julie Le Breton, PHOTO : Jean-François Sauvé

Espace GO célèbre cette année les 40 ans de la compagnie UBU de Denis Marleau avec deux spectacles concoctés avec sa complice Stéphanie Jasmin. Mais la saison 2020-2021 ce sera aussi un moment de (re)découvrir deux artistes de la relève : Mykalle Bielinski et Émilie Monnet, qui a été choisie comme artiste en résidence par la directrice de GO Ginette Noiseux.

Madeleine Péloquin et David Boutin Dans Seeker, photos: Valérie Remise

La science-fiction au théâtre est chose rare. Comme la réalité semble s’en moquer, il est vrai que toute SF peut tomber rapidement dans le domaine de la science tout court. La dramaturge Marie-Claude Verdier a beaucoup réfléchi à la question et son texte Seeker prend le point de vue humain en compte face à la course technologique. Le metteur en scène Justin Laramée nous en parle.

Le présent essai pourrait s’intituler « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Autochtones du Canada et aviez peur de demander ». Ce livre a été écrit par une personne qui a une connaissance étendue et personnelle de la situation de ceux-ci, autant par son vécu propre, car elle est Métis, que par sa connaissance du droit. Chelsea Vowel est en effet enseignante de la langue crie à la Faculté des études autochtones de l’Université de l’Alberta, professeure et spécialiste du droit, en plus d’être la cofondatrice de l’organisme Métis in Space Land Trust.

Elle Barbara, photos: Jeffrey Torgerson

Elle Barbara ouvre la saison du Théâtre de la Chapelle et de Danse-Cité le 11 septembre prochain avec son spectacle Ayibobo™ III: Little Dollhouse on the Prairie, la troisième partie d’une « conversation continue » sur la spiritualité vaudou. Ouvrir les saisons, les esprits, les possibles, voilà qui décrit bien la démarche de l’artiste multidisciplinaire et militante. Pour créer une ouverture, parfois, il faut forcer les portes.

Philippe Racine, Tatiana Zinga Botao et Lyndz Dantiste, photo: Jérémie Battaglia

Qui veut la peau d’Antigone? Certainement pas les trois membres de la compagnie La Sentinelle qui se branchent plutôt sur l’esprit du mythe pour en tirer des leçons contemporaines. Trois solos pour une seule héroïne. En commençant avec Tatiana Zinga Botao du 7 au 11 septembre à Espace libre.

Qui dit innovation et création, dit Chapelle à Montréal depuis maintenant 31 ans. Les esprits curieux remplissent la salle fiévreusement à la recherche de nouveautés présentes et de futurs en devenir. Le directeur artistique Olivier Bertrand fait appel cette année à 150 artistes qui y présenteront 25 spectacles.

 Martin Désilets, Lieux-monuments 15, Bâle, 2021, impression à jet d’encre sur papier Hahnemühle Photo Rag Baryta montée sur aluminium, 50,8 x 76,2 cm. Photo : Martin Désilets.

Martin Désilets poursuit, au Musée d’art de Joliette, une quête commencée il y a quelque temps déjà. Avec Matière noire, il avait déjà présenté les œuvres résultant d’un semblable protocole de travail à la Galerie Occurrence, en 2019. Il s’agit pour lui d’une saisie effrénée de tableaux de collection, les accumulant tels des strates, s’empilant les une sur les autres, jusqu’à brouiller toute reconnaissance des œuvres photographiées à l’infini. Les tableaux réunis est le titre de sa nouvelle expo.

Carmen Jolin, photos: Gaelle Leroyer

Carmen Jolin peut quitter la direction artistique du Théâtre Prospero la tête haute. En 12 ans, elle a bellement encouragé la création et les artistes d’ici tout en nous faisant découvrir des dramaturgies incontournables venues, entre autres, d’ailleurs. Nous avons profité d’une entrevue à propos de son dernier-né pour lui lever bien haut notre chapeau.

En ces temps de sables mouvants, certains théâtres résistent… aux possibles désillusions et/ou à la tentation – de programmer une saison complète à l’avance. Le Quat’Sous offre donc deux nouveaux spectacles et quatre lectures cet automne. Entreprise en 2020, la résistance se poursuit. La saison ouvrira avec Océans de James Hyndman le 8 septembre.

Océans, photo: Marie-Andrée Lemire

Le Festival international de la littérature déploie les mots sous toutes leurs formes et dans tous les lieux possibles. Le 27e FIL sera donc multidisciplinaire, voire tentaculaire jusqu’au bout du langage. Romans, essais et poésie à l’avant-plan, classiques, postmodernes ou hybrides, théâtre, cinéma, performance et musique en appui, en salle, en ligne et à l’extérieur. La codirectrice générale et directrice artistique Michelle Corbeil et le codirecteur général Jérémie Niel ont tissé un beau et long FIL à dérouler.

Jean Paul Riopelle (1923-2002), Point de rencontre – Quintette (polyptyque), 1963, huile sur toile, 428 x 564 cm (5 panneaux). Paris,
Centre national des arts plastiques. © Succession Jean Paul Riopelle / SOCAN (2021). Photo MBAM, Jean-François Brière

Le Musée des Beaux-Arts de Montréal présente, jusqu’à la mi-septembre,  l’exposition Riopelle : À la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones. Au-delà de cette thématique bien circonscrite, cet événement permet d’admirer 110 œuvres du peintre, issues de la collection du musée et d’une cinquantaine de collections institutionnelles et particulières canadiennes, américaines et françaises. Elle comprend même deux œuvres majeures récemment restaurées. C’est dire combien elle parvient à excéder l’objectif d’abord suggéré par le titre et nous immerger dans l’imaginaire de l’artiste. 

Éveline Gélinas, Emmanuelle Lussier Martinez et Anna Beaupré Moulounda (Les sorcières de Salem), photos: Jean-François Brière

La littérature s’installe au Théâtre Denise-Pelletier en 2021-2022. Des textes de Kafka, Louisa May Alcott, Arthur Miller, Nicoleta Esinencu, Drew Hayden Taylor et Roger Lemelin, entre autres, y seront présentés parmi les 11 spectacles du TDP et de la salle Fred-Barry. Le directeur artistique Claude Poissant innove aussi en posant un geste concret pour soutenir la relève théâtrale, durement touchée par la crise pandémique, en accueillant six stagiaires pour la saison.

Simon Lacroix, Isabeau Blanche, Denis Bernard, Emmanuelle Lussier Martinez et Sharon James

Les directeurs de Duceppe, Jean-Simon Traversy et David Laurin, ont concocté une saison 2021-2022 qui n’a pas froid aux yeux, offrant moultes réflexions sur des phénomènes sociaux qui nous concernent tous : la crise des médias (Salle de nouvelles), le racisme systémique (King Dave) et le capitalisme sauvage (Manuel de la vie sauvage – de Jean-Philippe Baril Guérard qui ouvrira la saison le 8 septembre). En toutes lettres vous propose ses choix.

Macha Limonchik et Steve Gagnon, photo: Hugo B. lefort

Avec les trois spectacles en salle annoncés aujourd’hui, le 27e Festival international de la littérature, qui aura lieu du 24 septembre au 3 octobre, célèbre des relations tourmentées d’une autre époque entre un écrivain français marié et une actrice libre, un poète français et une femme d’origine haïtienne ainsi qu’entre un poète austro-hongrois et… les drogues.

Le Noroît est une forêt mature qui compte des centaines d’arbres-poètes publié.e.s en 50 ans. Une forêt diversifiée, comportant autant d’essences de plantes ligneuses terrestres indigènes qu’exogènes avec plusieurs branches. La cinéaste et photographe Monique Leblanc s’y est promenée pendant quelques années dans le but de célébrer la maison d’édition. Elle a planté un arboretum, J’écris peuplier, c’est-à-dire un très beau livre illustré avec soin et pertinence. En dialogue avec les textes de 25 femmes et de 25 hommes ayant publié au Noroît, surtout depuis les années 80.

« La parole passe à travers le miroir. Votre fille qui était muette ne l’est plus. Après la parole empêchée, le flot irrépressible peut advenir. » Ainsi débute… Écrits au noir de France Théoret en 2009. Toujours aux Éditions du remue-ménage, La forêt des signes procède des mêmes « réflexions passionnées » de la poète-essayiste-romancière qui poursuit sa quête de vérité à travers une vie d’écriture, portée par l’expérience des femmes à peine sorties de la forêt noire du mépris.

Robert Morin, pphoto:

Robert Morin nous fait son cinéma avec ses Scénarios refusés, recueil publié par Somme toute. Ce ne sont pas des romans ou même des novellas, souligne-t-il, mais leur lecture est néanmoins passionnante. Dans ces trois récits, on retrouve l’imaginaire sans tabous ni préjugés du réalisateur de Yes sir madame!, des personnages tragiques et des descriptions ultra-précises. C’est une démarche tout à fait libre à laquelle s’adonne le cinéaste, une écriture qu’aucune production cinématographique ne pourra altérer. Ces non-films sont d’excellents Morin.

Le poids des fourmis, photo: Yanick Macdonald

La pièce Le poids des fourmis de David Paquet, mise en scène par Philippe Cyr, est finaliste dans trois catégories aux Prix de la critique pour la saison 2019-2020. Quatre autres pièces sont finalistes dans deux catégories : Becoming Chelsea de Sébastien Harrisson, mise en scène d’Éric Jean ; Les filles et les garçons de Dennis Kelly, traduite par Fanny Britt et mise en scène de Denis Bernard ; Fleuve de Sylvie Drapeau, mise en scène de Angela Konrad ; Sang de Lars Norén, traduite par René Zahnd, mise en scène de Brigitte Haentjens.

Louise Cardinal, Luc Bourgeois, Mélanie St-Laurent et Sébastien Gauthier dans Nous nous sommes tant aimés, photos: François Larivière

L’amitié a tenu ensemble le merveilleux groupe responsable du Petit Théâtre du Nord. Le voilà bien installé dans sa nouvelle salle – une ancienne église – de Boisbriand, interprétant une création de Simon Boulerice, Nous nous sommes tant aimés, mise en scène par Charles Dauphinais. Les copains d’abord, chantait Brassens, mais ce n’est pas parce qu’on rit que c’est toujours drôle, comme le suggère l’auteur de ce texte doux-amer.

Dans cet essai sur les hommes libres, Bois-Brûlés, Half Breeds du nord-ouest du Québec, Guillaume Marcotte s’intéresse à ce qui pouvait bien les caractériser et fonder leur identité. Cette recherche prend un relief assez intéressant, dans un contexte où le statut de Métis ne semble pouvoir être attribué à personne au Québec, convaincus que tous sont que, si c’est là une réalité tangible pour les habitants des Prairies, personne ici ne peut revendiquer ce titre. Après avoir lu De freemen à Métis, l’histoire retrouvée des gens libres entre la Baie-James et Montréal, il faudra peut-être réexaminer tout cela.

La découverte de nouvelles voix en poésie prouve hors de toute fiction raisonnable que ce genre littéraire reste vigoureux et attrayant pour les plus jeunes prenant la plume. En toutes lettres vous présente et vous fait entendre le mots de Michael Gouveia, publié par les Éditions L’Interligne. Entrevue avec un jeune écrivain prometteur.

Ève Pressault, Étienne Lou, Alexis Martin et Dominique Pétin dans Le virus et la proie, photo: Jérôme Battaglia

En avoir ou pas, du pouvoir ? Le virus et la proie de Pierre Lefebvre est un texte coup de poing qui aborde toutes les formes de pouvoir. En long et en large, du plus grand au plus petit. Cette dénonciation de la violence et des injustices est disponible en webdiffusion ou en salle les 6, 9 et 10 juin au FTA dans une mise en lecture de Benoît Vermeulen.

Marco Poulin, Charles Bender et Joanie Guérin dans L’enclos de Wabush, photos de la pièce : Marlène Gélineau-Payette

Bienvenue à Kitchike, réserve du Sud du Québec où le beau Pierre Wabush se démène avec ses démons réels et/ou imaginaires. La pièce Dans l’enclos de Wabush de l’auteur wendat Louis-Karl Picard-Sioui décortique la psyché autochtone dans tous ses replis avec un humour grinçant. Filmée en avril dernier au théâtre Espace Libre, elle est maintenant disponible en webdiffusion.

Stop! Malgré la fin prochaine de la publication de nouveaux recueils à L’Écrou, la poésie québécoise continue d’essaimer dans les marges. Plusieurs petits et micro éditeurs ont vu le jour au cours des dernières années, permettant à la relève de trouver maison à ses mots. Pas de vagues est probablement le plus étonnant de ces souteneurs du verbe. Éliot B. Lafrenière fabrique à la main les plus beaux écrins poétiques qui soient.

Le recueil de Martine Audet La société des cendres suivi de Des lames entières reçoit le Prix littéraire du Gouverneur général 2020 en poésie. La qualité de la littérature des femmes est mise en évidence encore une fois cette année puisque les récompenses du meilleur roman et du meilleur essai vont respectivement à Sophie Létourneau (Chasse à l’homme) et Frédérique Bernier (Hantises).

Alep, portait d’une absence, photos: Pierre Yves Massot

Programmée l’an dernier puis reportée à cette année, la pièce Alep, portrait d’une absence reste l’un des projets les plus attendus au FTA. Entre 2012 et 2016, la guerre civile a fait plus de 20 000 morts dans la deuxième ville de Syrie. Devant un spectateur à la fois, le spectacle « reconstruit » en quelque sorte Alep à l’aide des témoignages de 10 survivants qui ont fui le conflit. En toutes lettres s’est entretenu avec le dramaturge Mohammad Al Attar.