Catégorie : Critique

LITTÉRATURE: Discours de fragments amoureux

Le quatrième livre de Sophie Létourneau, le premier à La Peuplade, est le récit de sa recherche de l’amour de sa vie. Tout en fragments amoureux, la forme originale du livre permet autant à l’autrice de raconter cette aventure que de l’analyser en y entremêlant souvenirs et références. Un récit où triomphe sa vision de la littérature du réel.

LITTÉRATURE: Dédramatiser la question nationale

Dans ses essais, Jocelyn Létourneau a toujours tenté de cerner, avec nuance et détachement, ce qui pouvait être la pléiade des aspirations des Québécois, dans tout ce que celles-ci pouvaient avoir de multiples et même, parfois, de contradictoires. Dans La Condition québécoise, il continue dans cette voie. Il s’y essaie non sans un clin d’oeil, dont certains s’offusqueront peut-être, dans le complément qu’il donne à son titre, Une histoire dépaysante.

LITTÉRATURE: Vivre dans la faille

Autobiographie de l’étranger est l’un des plus beaux romans de ce début d’année involontairement amputé de plusieurs publications. Et même s’il avait plu des livres en 2020, celui de Marie-Ève Lacasse conserverait le haut du pavé tellement la profondeur des réflexions de l’autrice sont au diapason de son style élégant, les sujets souvent graves et l’analyse brillante.

LITTÉRATURE: Papillon bleu

Paru en début de pandémie, le premier roman de Kim Fu traduit en français, For Today I Am a Boy chez Héliotrope, mérite amplement de sortir du nuage covidien. Le récit, qui se déroule en grande partie à Montréal, traite de transsexualité, de racisme, de traditions, d’immigration, de violence… Bref, de sujets tout aussi caniculaires les uns que les autres.

ARTS VISUELS: Épiphanies

Vue d’ensemble. Martin Boisseau: Surfaces inertielles et seuils optiques. Photo Guy L’Heureux

Lorsque cette exposition, Martin Boisseau: Surfaces inertielles et seuils optiques a débuté, nous étions encore innocents. Nous ne savions rien de ce qui allait bientôt nous frapper. Elle s’est en effet ouverte une première fois le 7 mars, puis s’est évidemment interrompue quand toute la province a connu une fermeture abrupte, pour cause de pandémie. Mais qu’à cela ne tienne, la voilà reprise, pour une période qui s’étend cette fois jusqu’au 27 juin chez Roger Bellemare et Christian Lambert.

LITTÉRATURE: L’énigme du retour

Dramaturge, réalisatrice, scénariste, Loo Hui Phang a publié plusieurs bandes dessinées et romans graphiques. Ce premier roman, L’imprudence, n’a rien d’un accident de parcours. Il s’agit d’une oeuvre maîtrisée, du premier au dernier mot, qui raconte l’étrange choc culturel que vit une jeune femme lors d’un retour aux origines.

LITTÉRATURE: Une jubilation mortifère!

Paul Kawczak, nous dit-on, en est à son premier roman. C’est bien vrai; mais quel début exubérant! En fait, il a publié, à la Peuplade où il travaille comme éditeur, Un long soir; 112 pages de microrécits. Surtout, surtout, il a complété son doctorat à l’Université du Québec à Chicoutimi et, dans sa thèse, il s’intéresse, on l’aurait deviné, aux récits d’aventures littéraires de l’entre-deux-guerres.