Le Cabaret de la résistance a lancé superbement le 26e Festival international de littérature vendredi et l’événement propose cette semaine la reprise de La vie littéraire de Mathieu Arsenault. Autre résistant et esprit libre.

Arbre seul (la nuit) (détail), 2017, Impression au jet d’encre sur papier chiffon rehaussé à la main à la feuille de palladium,120 po x 120 po

Voilà une exposition de Geneviève Cadieux qui devait ouvrir le 13 mars 2020! Mais on sait ce qui arriva et même la foi inébranlable de l’artiste en la suite des choses n’a pu renverser une tendance dont on ne savait rien à l’époque. Il a donc fallu attendre et attendre! Mais on ne perdait rien à ce délai qui ne nous a servi qu’à amplifier, peut-être, nos attentes.

La lutte des femmes ne s’arrêtera pas et il n’y aura pas de retour en arrière n’en déplaise aux dinosaures. Le beau roman La fille de la famille de Louise Desjardins, publié par Boréal, nous rappelle le chemin parcouru par la moitié de l’humanité en démontrant, avec l’exemple d’une vie, le caractère irréversible du plus important mouvement social des cent dernières années.

Décemment, on s’est retenu de trop rire durant la crise actuelle. Ce parfait roman pour la rentrée nous permet enfin d’éructer de gros morceaux de hahaha! salutaires. Le quatrième livre de Pierre Terzian, Ça fait longtemps qu’on s’est jamais connu (Quidam éditeur) raconte la découverte du Québec à travers le regard que porte un Français, pas maudit du tout, sur les plus vulnérables.

Voici le livre d’une femme exceptionnelle et malheureusement méconnue, Kathleen Collins, paru en juin aux Éditions du Portrait. Journal d’une femme noire rassemble les premiers écrits traduits en français de cette artiste et féministe noire américaine, décédée du cancer en 1988. Cinéaste, dramaturge, écrivaine, professeure et militante, Kathleen Collins nous donne à lire une parole unique, brillante qui saurait encore, à notre époque trouble, inspirer les mouvements sociaux.

Voici un roman d’une actualité brûlante qui parle de personnes en perte d’autonomie et d’anges gardiens. Le sixième roman d’Andrée Laberge, L’espoir de la beauté, chez Pleine lune, ne pêche pas par excès d’originalité. Toutefois, la romancière sait reconnaître et raconter une bonne histoire. Et elle atteint son but: celui de nous faire croire que l’humanité, après tout, peut encore espérer.

Paru il y a un an chez Héliotrope, le roman L’annexe de Catherine Mavrikakis s’avère une lecture parfaite pour cette fin d’été puisque l’année littéraire 2020 a été réduite à sa plus simple expression jusqu’ici. C’est donc le temps de retomber sur nos pattes comme, ci-haut, ce chat du café des artistes. Véritable lieu de rendez-vous pour les amant.e.s de littérature.