Catégorie : Critique

LITTÉRATURE: Corps et âme

Le deuxième roman de Katerine Caron, Pourquoi m’enfermez-vous ici?, étonne et attendrit. C’est une oeuvre de générosité et de bienveillance. L’autrice est également poète et met, au service de cette histoire hors de l’ordinaire, sa capacité de perpétuel émerveillement face au fonctionnement du cerveau humain.

LITTÉRATURE: La Santa Muerte

La mort exerce une fascination chez les Mexicain.e.s et le Mexique fascine les écrivain.e.s québécois (Françoise Major, Françoise Roy et Josée Bilodeau à titre d’exemple). Louis Carmain, lui, a mis tout ça dans sa marmite de sorcier pour créer Les offrandes, un thriller captivant qui nous fait découvrir, à mille kilomètres des clichés, un pays et une culture dans ses croyances, ses superstitions, ses sagesses ancestrales, ses couleurs et odeurs vivifiantes… ou terrifiantes.

LITTÉRATURE: L'ombre du loup

L’un des meilleurs romans de 2019 est aussi l’un des plus actuels. Tristement. L’apparition du chevreuil d’Élise Turcotte décrit avec style la peur des uns faces aux menaces des autres. L’autrice a écrit un suspense sur la résilience et le courage qui s’opposent à la violence aveugle des carnassiers. Un manuel de survie pour les proies vivant dans l’ombre du loup.

Théâtre: Mayday Médée

À la Licorne, Marilyn Castonguay éblouit dans le rôle d’une mère éplorée sous la direction attentive de Denis Bernard. Le metteur en scène a raison de souligner l’importance de la pièce du Britannique Dennis Kelly, Les filles et les garçons, qui nous arrive dans un contexte où la terrifiante et inacceptable violence des hommes doit être analysée profondément afin d’être éradiquée.

THÉÂTRE: Dépossédés

François Grisé dans Tout inclus, photos: Lino Cipresso

À La Licorne, Annabel Soutar et Porte-parole démontrent encore une fois qu’ils conduisent la locomotive du théâtre documentaire québécois avec Tout inclus. Le texte joué et interprété par François Grisé résulte d’un séjour que l’artiste a fait en résidence privée pour aînés. Une expérience à la fois ardue et éclairante, laissant entrevoir la triste dépossession vécue par les personnes âgées lors de l’ultime étape de leur existence.

Théâtre: Le plaisir infini d’apprendre

La société des poètes disparus de Tom Schulman, traduit par Maryse Warda, mise en scène par Sébastien David, a été présentée au théâtre Denise-Pelletier du 20 mars au 26 avril dernier.

La société des poètes disparus, crédit photos: Gunther Gamper

Cinq minutes après le début de la pièce La société des poètes disparus, on a oublié le film réalisé par Peter Weir en 1989 et mettant en vedette l’inénarrable Robin Williams. L’adaptation théâtrale se tient bien droite, toute seule, grâce à une belle réussite de groupe : mise en scène, interprétation et scénographie.