Le Farah nouveau célèbre le mariage et la famille. Enfin, pas tout à fait et pas jusqu’au bout non plus. Avec Mille secrets mille dangers, le romancier joue de la narration et des temporalités habilement, même si certaines intrigues auraient pu être développées davantage. Un roman engageant, captivant et aventureux, malgré des dangers pas toujours évités.

Sang, photo: Jean-François Hétu

L’Association québécoise des critiques de théâtre – section Montréal (AQCT) a élu la pièce Sang, un texte de Lars Norén mis en scène par Brigitte Haentjens, comme meilleur spectacle des saisons 2019-2021. Les critiques ont dévoilé le nom des huit lauréats de ces saisons très particulières, marquées par la crise pandémique.

Platonov amour haine et angles morts, photos: Vivien Gaumand

Le retour de Platonov amour haine et angles morts à la scène est le cadeau de théâtre parfait en ce temps-ci de l’année. Hors commerce, ajouterons-nous. Il s’agit sans aucun doute d’une des meilleurs spectacles présentés au cours des cinq dernières années à Montréal. Et cette version adaptée par Michel Tremblay ajoute des effets comiques à une mise scène baroque de Angela Konrad avec des interprètes qui possèdent leur personnage à la perfection. Ah Tchekhov, que d’inspiration inspirée en ton nom!

En plus de sa participation comme comédienne à la pièce Les filles du Saint-Laurent présentée en ce moment à Paris, Émilie Monnet travaille à la création de Marguerite : le feu – une œuvre relatant la vie de l’esclave autochtone Marguerite Duplessis – qui sera présentée au printemps. Cette artiste multidisciplinaire a créé plusieurs spectacles en une dizaine d’années. Okinum est sa première pièce publiée.

Pendant que le débat fait rage sur la cession ou non du territoire de l’île de Montréal aux Européens au 16e siècle, l’anthropologue Roland Viau lance de nouvelles et intéressantes hypothèses dans son plus récent essai : Gens du fleuve, gens de l’île. Hochelaga en Laurentie iroquoienne au XVIe siècle. L’histoire est toujours à réécrire, dit-on, surtout d’un point de vue du mode d’occupation et du concept de propriété du territoire.

Olivier Aubin dans Vers solitaire, photos: Charles Lafrance

Rare spectacle à avoir eu lieu en zone rouge pandémique l’an dernier, Vers solitaire se poursuit jusqu’au 30 octobre dans les rues du centre-ville. Quatre metteuses et metteurs en scène, quatre interprètes, mais un.e seul.e à la fois face à un.e seul.e spectatrice.teur. Également, un seul auteur et directeur artistique, Olivier Choinière, s’imposant ici en véritablement maître de l’art de la déambulation.

Thao Nguyen Phan, Becoming Alluvium, 2019, vue d’installation à Occurrence dans le cadre de MOMENTA 2021. Photo : Jean-Michael Seminaro

Thao Nguyen Phan est une artiste vietnamienne qui dit vouloir créer – dans un amalgame qui réunit peinture, installation, vidéo et performance – des champs théâtraux. En ceux-ci, prennent corps des histoires aux références anciennes et des réalités actuelles. Becoming Alluvium, à la galerie Occurrence, donne de cette volonté un exemple saisissant.