Julie Vincent dans La chair de Julia, photos: Olivier Hardy

Seule en scène, Julie Vincent joue le tout pour le tout dans La chair de Julia. Toute sa vie narrée en 90 minutes sans grands moyens, mais avec beaucoup d’inventivité et de passion. Une leçon de théâtre impressionnante.

Étienne Beaulieu nous offre cette année son plus récent essai, Le Rêve du ookpik. Il compte jusqu’à présent huit livres qui sont essentiellement des études savantes et des essais. Ce dernier genre littéraire, mode libre par excellence, semble bien convenir à celui qui s’est fait aussi connaître comme cofondateur des cahiers littéraires Contre-jour, directeur des Éditions Nota Bene, et directeur de la programmation des Correspondances d’Eastman.

Soleil Launière dans Akuteu, photos: Valérie Remise

L’émergence de la parole autochtone contemporaine est l’une plus belles occurences sur les scènes québécoises depuis quelques années. Et la pièce de Soleil Launière, Akuteu, participe à ce mouvement hétéroclite et luxuriant, sachant autant évoquer la tradition que la vie complexe d’aujourd’hui.

Préfacé par Natasha Kanapé Fontaine, ce livre réunit les textes des membres de Québec Solidaire, les élu.es, surtout, que sont Catherine Dorion, Andrés Fontecilla, Ruba Ghazal, Christine Labrie, Alexandre Leduc, Émilise Lessard-Therrien, Vincent Marissal, Manon Massé, Gabriel Nadeau-Dubois. Michaël Ottereyes vient se joindre à l’ensemble et ajouter son expertise de coresponsable de la Commission nationale autochtone à Québec Solidaire. Tous disent la même chose depuis leurs point de vue particulier; pour faire ce qu’ils envisagent de faire, cette refondation de notre coin de pays, reparti sur des bases nouvelles, il faut l’indépendance, selon eux et elles. Il ne s’agit pas de la faire pour la faire, mais bien pour prendre la direction, collectivement, que demandent les impératifs et urgences de notre présent.

Exposition Ciel à outrances, vue de l’installation, photo: Hubert Hayaud

Expérience sonore immersive, Ciel à outrances est d’abord un recueil de poésie dont Brigitte Poupart, de la compagnie Transthéâtre, s’est inspirée pour créer un univers théâtrale inusité. De nationalité canadienne et américaine et vivant à New York, Madeleine Monette est l’auteure de la suite poétique en question qui a, comme toile de fond, les événements du 11 septembre 2000.

 Paroles amérikoises est le livre de quelqu’un qui, jusqu’à présent, a surtout livré le fruit de ses préoccupations par le biais du documentaire. Il est aussi l’un des premiers livres de la nouvelle maison d’édition de Corinne Chevarier, Stéphane Despatie et Didier Minneci  Cela, déjà, attire l’attention; les premiers ouvrages d’une maison d’édition annonçant en quelque sorte ses couleurs.

Vue partielle de l’exposition Configurations du sensible de Béchard Hudon, Salle Alfred Pellan de la Maison des arts de Laval, 2022. Photo : Richard-Max Tremblay
 

Le duo composé de Catherine Béchard et Sabin Hudon s’emploie depuis un bon nombre d’années à représenter, dans des machines élaborées, ce qui frappe nos sens au plan perceptif. Mouvements et sonorités reproduites servent donc à présenter une plastique en action de ce qui ne nous surprend plus tant cela est quotidien. Le monde bouge et résonne et c’est donc à ce niveau, au ras de ces modalités les plus usitées et normales de ce qui se meut que ces deux artistes veulent poursuivre leur exploration.