Denise Desautels, France Mongeau, Nicole Brossard, Toni Clapés, Diane Régimbald et Martine Audet dans La Casa de la llum, photo : Eric Viladrich

Lumière, amitié, poèmes. Six poètes ont célébré la parole dans La casa de la llum présenté le lundi 26 septembre 2022 à la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts. Les poèmes de cinq femmes d’ici et d’un Catalan ayant traversé l’Atlantique dans le cadre de cette soirée unique et mémorable.

Stéphane Despatie et Corinne Chevarier, photo: Patrick Bourque

Deux poètes fondent une nouvelle maison d’édition. Quelle sera la première parution ? Euh non, les Éditions Mains libres ne publient pas de poésie. Enfin, au début, non. Pas question disaient les fondateurs Corinne Chevarier et Stéphane Despatie en 2021. Cet automne, ils publient huit recueils. Que s’est-il passé après une dizaine de publications de tous les genres depuis un an pour faire dévier le petit navire de sa trajectoire ?

Le deuxième roman de Valérie Roch-Lefebvre, Tout ce que j’ai fait pour ne pas quitter ma chambre, s’inscrit dans la suite logique de son premier, l’excellent Bannie du royaume. Dans cette « chambre minimum », pour emprunter le titre du récent recueil poétique de Frédéric Dumont, le propos s’affine et devient encore plus saisissant. Entrevue avec une autrice qui investit les âmes fragiles dans une recherche constante de vérité.

Sébastien Rongier est l’auteur de deux romans et de plusieurs essais. Cinématière lui a permis d’interroger le rapport de la projection vidéo avec le cinéma plus conventionnel. Duchamp et le cinéma cherche à montrer comment l’artiste français, père de tout ce qu’ont pu connaître les États-Unis en terme d’art d’avant-garde, s’est vu être inspiré par le cinéma, lui qui n’a pas dédaigné un rôle d’acteur complaisant à l’occasion dans les films de ses compères dadaïstes et surréalistes.

Après six livres, dont trois aux Herbes rouges, Jean-Sébastien Huot a trouvé un nouveau toit, la maison d’édition Mains libres, dirigée par Stéphane Despatie et Corinne Chevarier, afin d’y publier un recueil de poésie regroupant ses propres illustrations. Demeures renvoie à la matrice, au réconfort maternel, à la confiance qu’elle donne pour affronter le monde.

Pierre Nepveu, poète, romancier et essayiste, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages qui lui ont valu de nombreux prix. Il a remporté 3 fois le prix du Gouverneur général : pour un essai (1998) et deux recueils de poésie (1997 et 2003). Évidemment, il est connu pour son imposante biographie de Gaston Miron. Depuis quelques années, on voit son nom apparaître au bas de lettres envoyés aux journaux, touchant à des questions d’actualité sur la condition québécoise. Il faut croire qu’il n’en avait pas fini avec ces questions. Elles sont au coeur de ce dernier opus.

Le poète Frédéric Dumont a déménagé, mais il a gardé sa chambre. Survivant à la fermeture de la maison d’édition l’Écrou, il retrouve chez Les herbes rouges la même liberté lui permettant d’être à l’écoute de l’intime et du langage. Ce qui le sauve, ce qui l’aide à maintenir le rythme et le souffle dans sa Chambre minimum, son quatrième recueil.

Le schisme identitaire est le premier livre d’Étienne-Alexandre Beauregard. L’auteur a été formé à l’Université Laval, étudiant en philosophie et en science politique. Il collabore au débat public par l’entremise d’un blogue portant son nom, comme il le fait aussi dans les pages de L’Action nationale. Il a été attaché politique à l’Assemblée nationale du Québec de mai 2019 à septembre 2020. Sous ce manteau nationaliste, un certain jupon identitaire dépasse de ce premier essai.