Le prolifique Louis-Philippe Hébert nous arrive avec six nouvelles, réunies dans le recueil Essais cliniques aux laboratoires Donadieu, qui hument parfaitement l’air du temps présent. Même que, dans bien des cas, elles ont précédé le vent sifflant en ce moment sur nos têtes. Voici le regard unique d’un conteur-né qui, avant qu’il ne soit trop tard, nous donne, maintenant que nous le lisons, des pistes de réflexions pour l’après.

Premier roman malheureusement passé inaperçu l’automne dernier, Les chambres obscures de Jean-François Villeneuve publié par Lévesque Éditeur, mérite l’attention. Ce récit filial parle avec justesse de la recherche de la vérité dans un monde où elle s’avère de plus en plus floue et, en filigrane, de la vie des exilés volontaires ou non, des apatrides, des réfugiés, au moment où l’on préfère détourner le regard de leur sort.

Louis-Philippe Hébert, photo: Diane Paquin

Nouvelliste, romancier, poète, professeur, dramaturge, éditeur, entre autres choses, Louis-Philippe Hébert a écrit beaucoup. Plusieurs prix et une trentaine de livres en 50 ans dans une dizaine de maisons d’édition, dont la sienne, La Grenouillère. Il parle aussi beaucoup. Le lire et l’écouter, c’est le même plaisir, celui des mots, du langage qui s’emballe et d’une bonne histoire à raconter.