Peter James, photo: Dana Michel

Peter James est prêt à tout risquer pour atteindre le pays des merveilles, celui où il peut exister librement. Pendant deux soirs au Théâtre La Chapelle, le chapelier toqué et ses amis (s’)offriront de la création à l’état pur où le très noir et le violent se marieront aux éclairs de génie et à la poésie. Deux « anti-shows » de six heures avec des beaux fous et folles comme lui. À leurs risques et périls et envies!

Claude Poissant aime se lancer des défis. En voici un de taille : adapter un texte célèbre de Franz Kafka, La métamorphose, au théâtre. Comment passer du livre à la scène quand les dialogues sont presque inexistants dans la version papier ? Sans flafla, en y mettant du sien et avec un bon acteur, Alex Bergeron, répond le metteur en scène et directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier.

Madeleine Péloquin et David Boutin Dans Seeker, photos: Valérie Remise

La science-fiction au théâtre est chose rare. Comme la réalité semble s’en moquer, il est vrai que toute SF peut tomber rapidement dans le domaine de la science tout court. La dramaturge Marie-Claude Verdier a beaucoup réfléchi à la question et son texte Seeker prend le point de vue humain en compte face à la course technologique. Le metteur en scène Justin Laramée nous en parle.

Elle Barbara, photos: Jeffrey Torgerson

Elle Barbara ouvre la saison du Théâtre de la Chapelle et de Danse-Cité le 11 septembre prochain avec son spectacle Ayibobo™ III: Little Dollhouse on the Prairie, la troisième partie d’une « conversation continue » sur la spiritualité vaudou. Ouvrir les saisons, les esprits, les possibles, voilà qui décrit bien la démarche de l’artiste multidisciplinaire et militante. Pour créer une ouverture, parfois, il faut forcer les portes.

Étienne Thibeault et Violette Chauveau, photo: Jean-François Brière

La compagnie Menuentakuan – Charles Bender, Xavier Huard et Marco Collin – entame sa résidence à la salle Fred-Barry avec une pièce de Drew Hayden Taylor, AlterIndiens, qui aborde la difficile (ré)conciliation entre des groupes, duos, couples dysfonctionnels, qu’ils soient autochtones, allochtones, écologistes, végétaliens ou militants radicaux. Un texte drôle et percutant.

Philippe Racine, Tatiana Zinga Botao et Lyndz Dantiste, photo: Jérémie Battaglia

Qui veut la peau d’Antigone? Certainement pas les trois membres de la compagnie La Sentinelle qui se branchent plutôt sur l’esprit du mythe pour en tirer des leçons contemporaines. Trois solos pour une seule héroïne. En commençant avec Tatiana Zinga Botao du 7 au 11 septembre à Espace libre.

Le Noroît est une forêt mature qui compte des centaines d’arbres-poètes publié.e.s en 50 ans. Une forêt diversifiée, comportant autant d’essences de plantes ligneuses terrestres indigènes qu’exogènes avec plusieurs branches. La cinéaste et photographe Monique Leblanc s’y est promenée pendant quelques années dans le but de célébrer la maison d’édition. Elle a planté un arboretum, J’écris peuplier, c’est-à-dire un très beau livre illustré avec soin et pertinence. En dialogue avec les textes de 25 femmes et de 25 hommes ayant publié au Noroît, surtout depuis les années 80.

Robert Morin, pphoto:

Robert Morin nous fait son cinéma avec ses Scénarios refusés, recueil publié par Somme toute. Ce ne sont pas des romans ou même des novellas, souligne-t-il, mais leur lecture est néanmoins passionnante. Dans ces trois récits, on retrouve l’imaginaire sans tabous ni préjugés du réalisateur de Yes sir madame!, des personnages tragiques et des descriptions ultra-précises. C’est une démarche tout à fait libre à laquelle s’adonne le cinéaste, une écriture qu’aucune production cinématographique ne pourra altérer. Ces non-films sont d’excellents Morin.