Rencontre, dualité, échanges, contrastes… La pièce Face-à-face de Jérémie Niel fait se rencontrer le réel et la fiction, le théâtre et la danse, la parole et le geste. La vérité se trouve-t-elle toujours dans les entre-deux? Dans le conflit ou dans l’accord, la compétition ou la collaboration? Voilà les questions que se posent le créateur avec ses collègues Catherine Gaudet, Félix-Antoine Boutin et Louise Bédard.

Carole Lévesque, Centre-Ouest, 2018. Encre sur papier, 76 x 152 cm

Hors de tout sensationnalisme ou de confessions impressionnistes, voici un très beau projet qui réunit 27 auteur·e·s et artistes visuels autour des effets du confinement causé par la crise pandémique. C’est un espace de réflexion et de création qu’ouvrent aujourd’hui sur le web Chantal Ringuet et Jean-François Vallée avec Le Novendécaméron. Le recueil numérique en pièces détachées est inauguré par nulle autre que Nicole Brossard.

Dany Boudreault, Stéphie Mazunya et Marie-Hélène Thibault, photos: Bruno Guérin

Les régions du Québec inspirent. Le Théâtre PàP et le Festival du Jamais Lu y croient. Le PàP met en ligne, jusqu’au 2 mai, les moments marquants des trois premiers épisodes de son projet de recherche théâtrale Radio-Ressources usant de tables rondes virtuelles sur les réalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Côte -Nord et du Bas-Saint-Laurent. De son côté, le Jamais lu innove en créant une version mobile qui offre le porte-voix à des auteurs de quatre régions : Abitibi-Témiscamingue, Estrie, Gaspésie et Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Steve Gagnon, photo: Kelly Jacob

Une rencontre surprenante. Le dramaturge Steve Gagnon, la metteuse en scène Édith Patenaude et la comédienne Guylaine Tremblay. Trois grands artistes de théâtre qui sortent de leur zone habituelle pour créer un solo à propos d’une femme qui s’est émancipée au fil des ans et des amitiés. Une enseignante qui redoute la maladie et la solitude. Forte et fragile à la fois.

Jonathan C. Rousseau et Thierry Clouette, photo: Valérie Sangin

Avec la Soirée de gigue contemporaine virtuelle, la gigue d’art se rend chez le grand public du 18 mars au 25 avril. Rien à voir avec la Soirée canadienne télévisuelle d’autrefois, cependant. Encyclopédie vivante de la gigue, Lük Fleury nous parle des quatre courtes pièces à l’affiche qui nous mèneront des battements d’un cœur jusqu’aux fins fonds de l’espace.

Sous la direction de Sophie-Anne Landry et de Mattia Scarpulla, l’anthologie Épidermes, publiée chez Tête première, fait tomber les masques de la narration. Le corps des textes des 14 autrices·teurs relève du mélange des genres. Autofiction, récit classique, poésie. Devrait-on parler de littérature non-binaire quand on voit l’hybridité envelopper plusieurs façons d’écrire aujourd’hui ? Les corps humains se transforment, les livres aussi.

Drew Hayden Taylor, photo: courtoisie Éditions David et Drew Hayden Taylor

Nous terminons cette semaine dédiée à la parole autochtone avec Drew Hayden Taylor, l’un des artistes des Premières Nations les plus en vue au Canada. Dramaturge, romancier, humoriste, scénariste, il écrit aussi régulièrement des chroniques dans le quotidien Globe and Mail sur des sujets d’actualité. Les Éditions David ont récemment publié son roman Le rôdeur de nuit (The Night Wanderer. A Native Gothic Novel) et Prise de parole, Le baiser de Nanabush (Motorcycles and Sweetgrass), tous les deux traduits par Eva Lavergne. Nous lui avons parlé en décembre depuis sa résidence située dans la communauté anishinabe de Curve Lake en Ontario.

Le Mois de la poésie 2021 sera 100 % virtuel. Aussi bien dire qu’il peut être vu et entendu partout dans le monde. Et bientôt sur la planète Mars! C’est une image bien entendu, mais rien n’arrête l’innovation poétique, encore moins une crise pandémique. Du 1er au 31 mars, ce sont 140 artistes, du Québec, de l’Acadie et de la Belgique, qui participeront aux 54 performances du 14e Mois orchestré par Vanessa Bell et Juliette Bernatchez.

Tous les beaux livres coûtent très chers. Faux. En mini-format, ils sont plutôt abordables. La maison française L’Atelier des noyers vient de publier Roses de Louise Dupré / Anouk Van Renterghem, L’heure violette de Denise Desautels / Erika Povilonyté et Cœur d’orange de Diane Régimbald / Christine Brioul. Alliées à trois artistes européennes, les poètes québécoises se retrouvent dans de beaux écrins qui peuvent composer ensemble un cadeau de Noel idéal pour les amateurs.trices d’arts visuels et de littérature.