Photo de l’exposition Au nom de la matière. Le musée imaginaire de Louise Warren, photo: Paul Litherland

La poète-essayiste Louise Warren a toujours été fascinée par les arts visuels. Dans les recueils de poésie, les essais et les livres d’artiste, sa pratique d’écriture dialogue constamment avec des œuvres au diapason de sa quête de sensations et d’intensité. Elle a prolongé cette démarche personnelle au sein d’une exposition Au nom de la matière. Le musée imaginaire de Louise Warren, prévue, avant le reconfinement, du 15 août 2020 au 10 janvier 2021 au Musée d’art de Joliette.

Cité mémoire est un projet d’art public grandiose à l’échelle montréalaise. Le parcours interactif continuera de s’étendre au cours des ans et il fera probablement des petits ailleurs dans le monde. Comme on peut le constater dans le film de Janice Zolf et de Sylvie Van brabant, Au coeur de Cité Mémoire, c’est surtout le résultat d’une longue amitié créative entre les idéateurs du projet, Michel Lemieux et Victor Pilon.

Poète des contrastes, des idées, situations ou sentiments qui s’entrechoquent souvent dans un même vers, Anne-Marie Desmeules a franchi avec Nature morte au couteau une étape l’amenant vers une écriture plus ample, démontrant un souffle nouveau, cherchant l’équilibre. Uns style prometteur aux yeux de la poète elle-même qui est désormais publiée au Quartanier.

Covid oblige, le Théâtre de La Manufacture rebrasse les cartes et propose la captation de la comédie satyrique Fairfly, du dramaturge catalan Joan Yago, dans une mise en scène de son compatriote Ricard Soler Mallol, dès demain – dans l’attente impatiente de la réouverture du théâtre et l’espoir de directives moins draconiennes de la Santé publique.

Bibliothèque de Réjean Ducharme, photo: Monique Bertrand

En attendant de pouvoir « entrer » nous aussi dans la bibliothèque de Réjean Ducharme au Musée de la civilisation en 2022, Monique Bertrand et Jacinthe Martel nous parlent de l’inventaire des lieux – qui seront reproduits à l’identique à Québec – qu’elles viennent de publier chez Nota Bene, A 1.1 La bibliothèque de Réjean Ducharme. Avec Monique Jean, elles sont allées de surprise en fascination et de découverte en émotion dans l’antre du plus secret de nos écrivains.

Nindy Banks dans Papillon, photo: Do Phan Hoi

L’effet papillon, la théorie du chaos. On y est! Un battement d’ailes de papillon en Chine, puisqu’on ignore si le pangolin est le réel méchant de l’histoire, provoque une pandémie dans le monde. Plus prosaïquement, résumons en disant que, malgré la répétition d’une action à l’infini, le résultat restera, lui, imprévisible. C’est ce qu’explore la chorégraphe Helen Simard avec sa pièce Papillon.

Yann Fortier, photo : Justine Latour

Le deuxième roman de Yann Fortier chez Marchand de feuilles, Né pour être vivant, évoque la fin des années disco, de la technologie analogique et de l’insoutenable légèreté de l’être. Le parallèle avec notre époque pourrait sembler troublant, si ce n’était pas de l’humour dévastateur et des inventions si bien tricotées de l’auteur de L’angoisse du paradis. Rions tant qu’il en est encore temps.

Michaël Trahan, photo: Justine Latour

Trois livres brillants confirment Michaël Trahan comme l’un des auteurs les plus passionnants de sa génération. L’écrivain de 36 ans a vu ses deux premiers recueils de poésie recevoir des prix importants. Il compte lancer sa prose vers des chemins plus essayistiques dorénavant. Une vraie Vie nouvelle (Le Quartanier) pour ce néo-papa et prof de littérature à l’université Laval.