Isabelle Vincent et Patrick Hivon dans Cher Tchekhov, photos: Yves Renaud

La salle du TNM était pleine. Quelle sensation après le clairsemé de la pandémie. Parce que le théâtre c’est beaucoup une affaire de foule. Petite foule ou grande foule, la sensation de présence demeure importante. Et là, sur scène, il y avait cette espèce d’auto-procès. L’auteur lui-même s’accuse et se défend dans une conversation avec lui-même où accusations et justifications se succèdent sans se contredire dans Cher Tchekhov de Michel Tremblay.

Platonov amour haine et angles morts, photos: Vivien Gaumand

Le retour de Platonov amour haine et angles morts à la scène est le cadeau de théâtre parfait en ce temps-ci de l’année. Hors commerce, ajouterons-nous. Il s’agit sans aucun doute d’une des meilleurs spectacles présentés au cours des cinq dernières années à Montréal. Et cette version adaptée par Michel Tremblay ajoute des effets comiques à une mise scène baroque de Angela Konrad avec des interprètes qui possèdent leur personnage à la perfection. Ah Tchekhov, que d’inspiration inspirée en ton nom!