Presque 20 ans après Soudain le Minotaure qui l’a révélée aux yeux du public, neuf ans après son plus récent Griffintown qui explorait un quartier et ses époques, Marie-Hélène Poitras revient avec un récit aux allures de conte pour adulte. Le roman est une pure fantaisie qui tire son origine d’un poème anglais consacré à la recherche du bonheur dans la vie. Au masculin, c’est aussi un terme qui en réfère à ce que l’on désire. Lit-on le récit que l’on trouve ironique la préséance de ce vocable au féminin. Ironique et, au regard de la finale de l’histoire, un peu pervers!

Mireille Gagné, photo:  Laurence Grandbois-Bernard

Mireille Gagné a choisi la fable comme mode d’expression pour son premier roman, Le lièvre d’Amérique, publié par La Peuplade. Un genre qui convient parfaitement à la poète et nouvelliste qui s’inquiète de l’avenir. Le récit met en scène une femme obsédée, voire torturée, par son travail et un lièvre possédant, lui, l’instinct de survie.