Le déclin du français à Montréal et, conséquemment, au Québec, est un thème qui revient constamment depuis des lustres. Au-delà des impressions et des intuitions malheureuses, dont il faudrait demander la source à Emmanuella Lambropoulos, le présent livre y va de son constat déprimant et il le fait avec force chiffres et démonstrations fondées. Mais une solution existe tout de même, un bouquet de solutions diverses pour être plus précis, car le recul du français n’a rien d’inéluctable.

RÉSONANCES (30 OCTOBRE 2014 17:01), 2015, Impression numérique sur toile, résine acrylique et bois, 27 1/8 x 42 1/8 « , 69 x 107 cm, Ed. 5, Séries: Résonances © Roberto Pellegrinuzzi

Malheureux signe des temps! Sur les six expositions couvertes pour En toutes lettres, une seule a poursuivi son cours sans fléchir! Celle de Chih Chien Wang, à la galerie de Pierre-François Ouellette (PFOAC). Toutes les autres ont été interrompues par un confinement, prolongé jusqu’à on ne sait quand! La palme revient à celle de Geneviève Cadieux dont l’ouverture, prévue pour le 13 mars, a été reportée en septembre et dont la poursuite a été de nouveau suspendue en automne

Gyrðir Elíasson est un poète, écrivain, traducteur islandais acclamé à quelques reprises pour ses romans. Il a en effet été récipiendaire du grand prix de littérature du Conseil nordique en 2011 alors qu’il avait déjà été en deux autres occasions, malheureuses, nommé pour cette récompense. Cette année, son roman, La Fenêtre au sud, faisait partie de la première liste des prix Médicis étranger 2020; mais malheureusement plus de la liste finale. Aux éditions La Peuplade, c’est sa troisième publication.

Marcel Faulkner, l’auteur de FLQ – Histoire d’un engagement, a été un membre de la cellule Vallières-Gagnon. Arrêté en 1966, avec ses compères de l’époque, il revient sur cette expérience d’engagement et sur les raisons qui ont bien pu motiver les membres de sa génération à opter pour un militantisme aussi actif et à s’engager dans une voie qui, très rapidement par ailleurs, lui semble devoir le mener vers un dénouement qui l’inquiète.

Stefanie Hessler, photo: Brittany Nelson

En avril dernier, on a appris que la commissaire invitée pour la 17e édition de Momenta Biennale de l’image, l’événement qui a assuré la relève du Mois de la Photo à Montréal en 2017 et qui est finaliste au 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, sera Stefanie Hessler. On a annoncé récemment le nom de ses deux adjointes: Camille Georgeson-Usher et Himali Singh Soin. Voilà qui promet.

Les personnages, 2020, édition 1/3, Impression numérique sur papier Legacy Baryta de Epson, 97 x 145 cm (38 x 57) 

La galerie Occurrence a été obligée de remettre à une date ultérieure son événement de levée de fonds, Valise. Comme elle a dû le faire aussi, comme bien d’autres galeries, pour ses expositions. Mais l’automne est là et tout reprend tranquillement. L’année commence ainsi avec une double exposition et un double vernissage, pour s’assurer d’avoir un nombre restreint de spectateurs. Les 15 et 17 septembre, s’ouvraient les présentations de Marie-Josée Laframboise et de Judith Bellavance.

Arbre seul (la nuit) (détail), 2017, Impression au jet d’encre sur papier chiffon rehaussé à la main à la feuille de palladium,120 po x 120 po

Voilà une exposition de Geneviève Cadieux qui devait ouvrir le 13 mars 2020! Mais on sait ce qui arriva et même la foi inébranlable de l’artiste en la suite des choses n’a pu renverser une tendance dont on ne savait rien à l’époque. Il a donc fallu attendre et attendre! Mais on ne perdait rien à ce délai qui ne nous a servi qu’à amplifier, peut-être, nos attentes.

La dimension éthérique du réseau par Anton Bequii est un livre photographique vraiment pas comme les autres. On comprend qu’il ait fallu qu’un Benoit Aquin se fende en deux pour y donner naissance. On y retrouve un étrange Anton Bequii lancé en croisade sur les routes du monde pour suivre le réseau qui nous vaut aujourd’hui d’être, partout, en contact avec partout et tout le monde.