Dans cet essai sur les hommes libres, Bois-Brûlés, Half Breeds du nord-ouest du Québec, Guillaume Marcotte s’intéresse à ce qui pouvait bien les caractériser et fonder leur identité. Cette recherche prend un relief assez intéressant, dans un contexte où le statut de Métis ne semble pouvoir être attribué à personne au Québec, convaincus que tous sont que, si c’est là une réalité tangible pour les habitants des Prairies, personne ici ne peut revendiquer ce titre. Après avoir lu De freemen à Métis, l’histoire retrouvée des gens libres entre la Baie-James et Montréal, il faudra peut-être réexaminer tout cela.

  Jessica Houston, Letters to the Future – Antarctica, 3019 
Archival Digital Print 48 x 72“ (122 x 183 cms) 

L’exposition Letter to the Future | Lettre au futur de Jessica Houston, présentée chez Occurence, représente un témoignage engagée de l’artiste en faveur de la planète. Défiant le temps, il s’agit d’un geste artistique guidé par la science et l’engagement au service de la survie de l’humanité.

Presque 20 ans après Soudain le Minotaure qui l’a révélée aux yeux du public, neuf ans après son plus récent Griffintown qui explorait un quartier et ses époques, Marie-Hélène Poitras revient avec un récit aux allures de conte pour adulte. Le roman est une pure fantaisie qui tire son origine d’un poème anglais consacré à la recherche du bonheur dans la vie. Au masculin, c’est aussi un terme qui en réfère à ce que l’on désire. Lit-on le récit que l’on trouve ironique la préséance de ce vocable au féminin. Ironique et, au regard de la finale de l’histoire, un peu pervers!

Deux universitaires occupent le temps de la pandémie pour échanger entre eux. L’un, Michel Biron, est l’auteur de l’Histoire de la littérature québécoise et de La Conscience du désert. L’autre, David Bélanger, aussi directeur de rédaction d’XYZ. La revue de la nouvelle, a publié Il s’est écarté. Enquête sur le mort de François Paradis. Ils appartiennent à deux générations différentes et c’est sur le front de cette appartenance et d’allégeances qui se heurtent un peu, qui se mécomprennent un peu, qu’ils choisissent cet entretien par lettres.

Julien Boily est un artiste de la région du Saguenay-Lac Saint-Jean. Il a été le premier lauréat du prix d’Artagnan-02 remis par le centre Bang en 2016, bourse qui  permet à un artiste d’être mis à l’avant-plan et soutenu dans sa démarche de création par différents organismes du milieu qui lui permettront de rayonner. Son galeriste est la Galerie 3 à Québec. La présente publication, Julien Boily : de la nature morte à l’image numérique, est une première pour lui, mais fait partie des nombreux ouvrages édités par le Centre Sagamie d’Alma.

Depuis 10 ans maintenant, les Rencontres de la photographie en Gaspésie (ex-Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie) organisent leur série d’expositions le long du littoral, en des lieux souvent (mais pas toujours!) extérieurs et quelque peu distants. De Petite-Vallée à Miguasha et même au-delà, du Golfe à la Baie-des-Chaleurs, ces lieux sont nombreux et forment un itinéraire qui épouse la forme même de la péninsule! À voir et à lire dans une publication des Éditions Escuminac.

Joseph Mallord William Turner, Épave sur mer démontée, vers 1840-1845. Huile sur toile, 92.1 x 122.6 cm, © Tate Londres 2017

Le Musée national des beaux-arts de Québec présente Turner et le sublime jusqu’au 2 mai. L’exposition comprend 75 peintures et œuvres sur papier, dont Lumière et couleur – La théorie de Goethe (1843), couvrant les 50 ans de carrière de l’artiste anglais Joseph Mallord William Turner (1775-1851), maître du mouvement romantique et précurseur de l’impressionnisme. Le peintre a toujours su se mettre au service des émotions qu’on peut ressentir face aux forces de la nature, comme nous décrit Sylvain Campeau.

Kaie Kellough vit à Montréal depuis plus de 20 ans. Il a publié un roman, Accordéon, et trois recueils de poésie, dont le plus récent, Magnetic Equator, lui a valu le prestigieux prix Griffin. Publiée sous le titre Dominoes at the Crossroads, la version originale de Petits Marronnages, est finaliste au Grand Prix du livre de Montréal et a fait partie de la première sélection du prix Giller. Un recueil brillant.