OFFTA: Vitesse de croisière atteinte

Good Boy, photo: Christian Leduc

Après 13 ans, le OFFTA a atteint sa vitesse de croisière. L’assistance aux spectacles s’est maintenue à 92 %, avec plus de deux tiers de représentations à guichets fermés, du 24 mai au 2 juin. La pertinence d’un événement complémentaire au FTA ne fait pas de doute aux yeux du directeur Vincent de Repentigny eu égard aux résultats, mais aussi par rapport au soutien offert aux artistes émergents.

Depuis ses débuts, le OFFTA présente des spectacles en gestation ou à un cheveu d’être programmé en saison. Le 13e festival a poursuivi cette mission avec un succès populaire qui ne se dément pas et on sent que le profil de la fête des découvertes se cristallise de plus en plus. Difficile d’imaginer le grand frère du FTA sans son petit frangin désormais.

« Je pense qu’on a atteint notre vitesse de croisière avec la formule actuelle de dix jours. On a déjà fait 15 ou 8, mais 10 c’est parfait. Je m’attendais à plus de chocs sans Jasmine, mais ça s’est bien passé grâce au comité artistique et à notre travail en collectif. On a développé une façon de fonctionner qui nous va bien », note Vincent de Repentigny, seul à la barre depuis que la cofondatrice du OFFTA, Jasmine Catudal, a accepté la direction du Théâtre de la ville de Longueuil.

Chaque festival connaît des temps forts et le OFF ne fait pas exception. Sous la thématique du « travail sensible », les 18 spectacles de cette année ont provoqué des rencontres diversifiées avec le public qui a pu, en extérieur, Se la jouer (Sibylle Peters, Live art Development Agency et projets hybris) ou encore se lever très tôt pour assister à sun sets (Erin Hill).

« C’était un moment très particulier du OFF de voir se lever le soleil en groupe. On a eu 60 personnes le premier jour et 90 le lendemain. La rencontre entre Chloé Savoie-Bernard et Marilou Craft était belle aussi, très personnel et émouvant. Avec Good Boy, Antoine Charbonneau-Demers arrive à créer simplement une espace incroyable de théâtralité. Beaucoup de projets vont se retrouver sur nos scènes dans les prochaines années comme les spectacles de Jean Bui, Sydney McManus et Daina Ashbee. »

Frais et fringant, l’OFFTA établit ses programmations moins à l’avance que d’autres événements du genre. La carte commence à se dresser en janvier.

« On essaie de coller aux spectacles qui sont en train de se construire pendant l’année et aussi de rester proche des réflexions qu’on peut avoir en société. C’est super important pour nous », souligne Vincent de Repentigny.

Le directeur général et artistique du festival rappelle que l’OFF reçoit 150 projets bon an, mal an. La pertinence du festival passe aussi par un continuum de création à longueur d’année grâce à La Serre/arts vivants. L’organisme offre des résidences, des ateliers et ses services de producteur pour certains spectacles.

 » L’OFFTA est un lieu de défrichage. L’idée c’est d’être complémentaire avec les autres diffuseurs et événements, comme ZH, pour permettre aux artistes de réaliser le plein potentiel de leur proposition. Par exemple, Hidden Paradise d’Alix Dufresne et Marc Béland, on l’avait présenté une première fois en 2015. »

Ce spectacle traitant des paradis fiscaux de manière ludique faisait d’ailleurs partie de la programmation du FTA cette année et sera repris en mai 2020 au Quat’sous.

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