Eve Pressault dans Le virus et la proie, photos: Christine Bourgier

En avoir ou pas, du pouvoir ? Le virus et la proie de Pierre Lefebvre est un texte coup de poing qui aborde toutes les formes de pouvoir. En long et en large, du plus grand au plus petit. Cette dénonciation de la violence et des injustices a fait l’objet d’un entretien l’an dernier avec son auteur que nous reproduisons ici. La pièce est présentée du 27 au 31 mai dans le cadre du 16e FTA.

Pendant que le débat fait rage sur la cession ou non du territoire de l’île de Montréal aux Européens au 16e siècle, l’anthropologue Roland Viau lance de nouvelles et intéressantes hypothèses dans son plus récent essai : Gens du fleuve, gens de l’île. Hochelaga en Laurentie iroquoienne au XVIe siècle. L’histoire est toujours à réécrire, dit-on, surtout d’un point de vue du mode d’occupation et du concept de propriété du territoire.

BUSH Gallery (Gabrielle L’Hirondelle Hill, Peter Morin, Tania Willard) + les enfants, la famille, le territoire et les chiens, vue de l’exposition MOMENTA x OPTICA DIFFRACTION. DE LA LUMIÈRE ET DU TERRITOIRE, 2021. Matériaux divers.
Avec l’aimable autorisation des artistes. Crédit photo : Paul Litherland

Lors de notre dernière recension, nous avons couvert l’exposition de Bertrand Carrière. Elle faisait partie du programme satellite de Momenta. Biennale de l’image. La thématique principale de l’événement, Quand la nature ressent, a guidé le choix des commissaires Stefanie Hessler, Camille Georgeson-Usher, Maude Johnson et Himali Singh Soin. La présente exposition, Diffraction. De la lumière et du territoire, tenue à la Galerie Optica, est une des déclinaison de cette perspective englobante. Elle réunit les œuvres des artistes autochtones Gabrielle L’Hirondelle Hill, Peter Morin et Tania Willard, alliés sous la bannière BUSH Gallery.

Deux universitaires occupent le temps de la pandémie pour échanger entre eux. L’un, Michel Biron, est l’auteur de l’Histoire de la littérature québécoise et de La Conscience du désert. L’autre, David Bélanger, aussi directeur de rédaction d’XYZ. La revue de la nouvelle, a publié Il s’est écarté. Enquête sur le mort de François Paradis. Ils appartiennent à deux générations différentes et c’est sur le front de cette appartenance et d’allégeances qui se heurtent un peu, qui se mécomprennent un peu, qu’ils choisissent cet entretien par lettres.

Julien Boily est un artiste de la région du Saguenay-Lac Saint-Jean. Il a été le premier lauréat du prix d’Artagnan-02 remis par le centre Bang en 2016, bourse qui  permet à un artiste d’être mis à l’avant-plan et soutenu dans sa démarche de création par différents organismes du milieu qui lui permettront de rayonner. Son galeriste est la Galerie 3 à Québec. La présente publication, Julien Boily : de la nature morte à l’image numérique, est une première pour lui, mais fait partie des nombreux ouvrages édités par le Centre Sagamie d’Alma.

Pour célébrer notre deuxième anniversaire, voici le premier de sept textes (critiques, citations et entrevue) portant sur la littérature et les membres des Premières Nations, des livres qui bâtissent des ponts vers une éventuelle réconciliation entre les habitants de ce vaste Kanata. Comme nous faisons les choses autrement à En toutes lettres, nous vous suggérons aujourd’hui de retourner dans le temps afin de souligner l’importance de la grande pionnière innue An Antane Kapesh, rééditée récemment chez Mémoire d’encrier.


Il faut compter An Antane Kapesh au nombre des écrivains qui fondent une littérature, qui établissent des précédents. Écrivains sur les pas desquels d’autres s’empresseront de marcher, heureux/ses de reconnaître que prend forme en eux une ascendance notable. En peu de temps, les deux écrits, peu recensés de l’écrivaine innue dans leur édition originale de la fin des années 1970, ont été réédités par Mémoire d’encrier, à l’initiative de Naomi Fontaine, l’auteure de Kuessipan.

Plus de 114 000 travailleurs culturels ont perdu leur emploi au Canada en 2020, soit une personne sur quatre œuvrant dans ce domaine. La pandémie a particulièrement ravagé le théâtre et les arts de la scène, puisque les compagnies d’arts d’interprétation – ce qui exclut le cinéma et la télévision – ont connu une baisse de 41 % du nombre d’emplois et de 60% en heures travaillées. Une véritable hécatombe.

Le roman de Dominique Fortier, Les villes de papier, récent lauréat du Prix Renaudot de l’essai, connaît une vie parallèle grâce à un magnifique audiolivre narré par l’auteure en compagnie de la comédienne Marianne Marceau dans un écrin musical de Patrick Ouellet. Roman ici, essai en France, publié par Grasset. Le terme autofiction peut aussi convenir tellement le filtre subtil et nuancé, mais omniprésent de l’écrivaine québécoise, s’impose dans ce livre hybride, publié chez Alto.