Dans le milieu du livre, le Grand Prix du livre de Montréal représente une récompense des plus recherchées. La raison en est simple, cet honneur échoit généralement à un livre très innovant, auquel les étiquettes ne collent pas. La première sélection du jury vient d’être rendue publique.

Claude Poissant aime se lancer des défis. En voici un de taille : adapter un texte célèbre de Franz Kafka, La métamorphose, au théâtre. Comment passer du livre à la scène quand les dialogues sont presque inexistants dans la version papier ? Sans flafla, en y mettant du sien et avec un bon acteur, Alex Bergeron, répond le metteur en scène et directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier.

Éveline Gélinas, Emmanuelle Lussier Martinez et Anna Beaupré Moulounda (Les sorcières de Salem), photos: Jean-François Brière

La littérature s’installe au Théâtre Denise-Pelletier en 2021-2022. Des textes de Kafka, Louisa May Alcott, Arthur Miller, Nicoleta Esinencu, Drew Hayden Taylor et Roger Lemelin, entre autres, y seront présentés parmi les 11 spectacles du TDP et de la salle Fred-Barry. Le directeur artistique Claude Poissant innove aussi en posant un geste concret pour soutenir la relève théâtrale, durement touchée par la crise pandémique, en accueillant six stagiaires pour la saison.

Simon Lacroix, Isabeau Blanche, Denis Bernard, Emmanuelle Lussier Martinez et Sharon James

Les directeurs de Duceppe, Jean-Simon Traversy et David Laurin, ont concocté une saison 2021-2022 qui n’a pas froid aux yeux, offrant moultes réflexions sur des phénomènes sociaux qui nous concernent tous : la crise des médias (Salle de nouvelles), le racisme systémique (King Dave) et le capitalisme sauvage (Manuel de la vie sauvage – de Jean-Philippe Baril Guérard qui ouvrira la saison le 8 septembre). En toutes lettres vous propose ses choix.

Le poids des fourmis, photo: Yanick Macdonald

La pièce Le poids des fourmis de David Paquet, mise en scène par Philippe Cyr, est finaliste dans trois catégories aux Prix de la critique pour la saison 2019-2020. Quatre autres pièces sont finalistes dans deux catégories : Becoming Chelsea de Sébastien Harrisson, mise en scène d’Éric Jean ; Les filles et les garçons de Dennis Kelly, traduite par Fanny Britt et mise en scène de Denis Bernard ; Fleuve de Sylvie Drapeau, mise en scène de Angela Konrad ; Sang de Lars Norén, traduite par René Zahnd, mise en scène de Brigitte Haentjens.

Le recueil de Martine Audet La société des cendres suivi de Des lames entières reçoit le Prix littéraire du Gouverneur général 2020 en poésie. La qualité de la littérature des femmes est mise en évidence encore une fois cette année puisque les récompenses du meilleur roman et du meilleur essai vont respectivement à Sophie Létourneau (Chasse à l’homme) et Frédérique Bernier (Hantises).