Vue d’ensemble, Fly-on-the-Wall de Laurence Hervieux-Gosselin, photo: Robert Dubé

Les Rencontres de la photographie en Gaspésie se poursuivent jusqu’au 30 septembre. Pendant que l’événement présentera une série de rencontres en tournée, du 17 au 21 août, nous poursuivons notre petit tour d’horizon, bien partiel, composé de quelques coups de coeur : Laurence Hervieux-Gosselin et Mélissa Longpré.

Eiji Ohashi, Roadside Lights, ville de Kutchan 2017

Les Rencontres de la photographie en Gaspésie en sont maintenant à leur 13e édition. On connaît leur modus operandi. Il s’agit de couvrir un très large territoire avec des événements de toutes sortes, sur une période commençant en mi-juillet pour se terminer à la fin septembre. Cette année, quelque 400 kilomètres séparent le lieu de la 1ère exposition à Petite-Vallée de celui de la dernière dans la Baie des Chaleurs, à Matapédia. Alphiya Joncas et Alain Lefort forment ainsi une double parenthèse qui encadre toutes les autres.

Vue d’ensemble : Tous les vents de Jocelyne Alloucherie, photo : Jacky Georges Lafargue

Le Magasin général présente cet été des oeuvres des artistes Leila Alaoui, Jocelyne Alloucherie, Jérémy Gobé et Justin Weiler. Créé en 2015, le centre de résidence, de production et de diffusion en art actuel est situé à Rivière-la-Madeleine en Gaspésie. Une visite qui vaut amplement le détour, écrit Sylvain Campeau.

Sébastien Rongier est l’auteur de deux romans et de plusieurs essais. Cinématière lui a permis d’interroger le rapport de la projection vidéo avec le cinéma plus conventionnel. Duchamp et le cinéma cherche à montrer comment l’artiste français, père de tout ce qu’ont pu connaître les États-Unis en terme d’art d’avant-garde, s’est vu être inspiré par le cinéma, lui qui n’a pas dédaigné un rôle d’acteur complaisant à l’occasion dans les films de ses compères dadaïstes et surréalistes.

Après six livres, dont trois aux Herbes rouges, Jean-Sébastien Huot a trouvé un nouveau toit, la maison d’édition Mains libres, dirigée par Stéphane Despatie et Corinne Chevarier, afin d’y publier un recueil de poésie regroupant ses propres illustrations. Demeures renvoie à la matrice, au réconfort maternel, à la confiance qu’elle donne pour affronter le monde.

Robert Cookson dans Eklats, photo : Collectif Cookson-Lachance

L’avenir du cirque est déjà là. Et c’est un peu beaucoup celui des arts vivants en général qui s’y joue en raison d’une volonté hautement inclusive et interdisciplinaire. Depuis quelques années, le festival Montréal complètement cirque (MCC) démontre que les arts circassiens peuvent englober les autres sans coup férir. Ce n’est pas un hasard si plusieurs des jeunes artistes d’avant-garde sont passés par l’École nationale de Montréal. Et ça ne fait que commencer…

Adam Basanta
Reina Sofia Geometric Object (after Augusto de Campos and Julio Plaza), 2022 Archival pigment print. Computer-generated aggregate using 44 images from Museo Reina Sofia collection / Impression jet d’encre. Ensemble généré par ordinateur de 44 œuvres de la collection du Museo Reina Sofia. 28 x 20.5 in.

Adam Basanta en est déjà à sa deuxième exposition cette année dans le grand Montréal, si on juge que celui-ci englobe la ville de Laval. Après avoir présenté Futurs possibles à la salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval, il exhibe des œuvres récentes qui rappellent quelque peu celles offertes dans la même galerie, Ellephant, en 2019, sous le titre de Paysage Passé Futur.

Gabor Szilasi

Gabor Szilasi a 94 ans. Pendant ses 25 années d’enseignement, au Cégep du Vieux-Montréal comme à l’Université Concordia, il a formé des générations de photographes qui, chacun le dira, lui doivent beaucoup. Mais, surtout, avant tout, Gabor Szilasi est photographe. Au cours de la dernière décennie, on a d’ailleurs eu droit à des expositions rétrospectives d’envergure sur son œuvre. C’est lors d’une de celle-ci qu’il rencontre Joannie Lafrenière. Une complicité se crée dont va résulter ce film aujourd’hui sur nos écrans, tout simplement intitulé Gabor.

La conquête du béluga, crédit : Benoît Daoust

Du 25 mai au 9 juin prochains, le 16e FTA ouvre grand les voiles avec un retour important en présentiel. Le festival se montre moins européo-montréalo-centriste et à l’écoute de créateurs et créatrices qui gagnent à être davantage reconnu.e.s. C’est le cas de l’artiste de l’année 2020 en Gaspésie, Maryse Goudreau, qui se consacre depuis dix ans à une oeuvre-archive sur les bélugas. Cette créatrice multidisciplinaire présente au FTA sa pièce écoféministe, La conquête du béluga.

Exposition Ciel à outrances, vue de l’installation, photo: Hubert Hayaud

Expérience sonore immersive, Ciel à outrances est d’abord un recueil de poésie dont Brigitte Poupart, de la compagnie Transthéâtre, s’est inspirée pour créer un univers théâtrale inusité. De nationalité canadienne et américaine et vivant à New York, Madeleine Monette est l’auteure de la suite poétique en question qui a, comme toile de fond, les événements du 11 septembre 2000.