Tous les beaux livres coûtent très chers. Faux. En mini-format, ils sont plutôt abordables. La maison française L’Atelier des noyers vient de publier Roses de Louise Dupré / Anouk Van Renterghem, L’heure violette de Denise Desautels / Erika Povilonyté et Cœur d’orange de Diane Régimbald / Christine Brioul. Alliées à trois artistes européennes, les poètes québécoises se retrouvent dans de beaux écrins qui peuvent composer ensemble un cadeau de Noel idéal pour les amateurs.trices d’arts visuels et de littérature.

RÉSONANCES (30 OCTOBRE 2014 17:01), 2015, Impression numérique sur toile, résine acrylique et bois, 27 1/8 x 42 1/8 « , 69 x 107 cm, Ed. 5, Séries: Résonances © Roberto Pellegrinuzzi

Malheureux signe des temps! Sur les six expositions couvertes pour En toutes lettres, une seule a poursuivi son cours sans fléchir! Celle de Chih Chien Wang, à la galerie de Pierre-François Ouellette (PFOAC). Toutes les autres ont été interrompues par un confinement, prolongé jusqu’à on ne sait quand! La palme revient à celle de Geneviève Cadieux dont l’ouverture, prévue pour le 13 mars, a été reportée en septembre et dont la poursuite a été de nouveau suspendue en automne

Photo de l’exposition Au nom de la matière. Le musée imaginaire de Louise Warren, photo: Paul Litherland

La poète-essayiste Louise Warren a toujours été fascinée par les arts visuels. Dans les recueils de poésie, les essais et les livres d’artiste, sa pratique d’écriture dialogue constamment avec des œuvres au diapason de sa quête de sensations et d’intensité. Elle a prolongé cette démarche personnelle au sein d’une exposition Au nom de la matière. Le musée imaginaire de Louise Warren, prévue, avant le reconfinement, du 15 août 2020 au 10 janvier 2021 au Musée d’art de Joliette.

Cité mémoire est un projet d’art public grandiose à l’échelle montréalaise. Le parcours interactif continuera de s’étendre au cours des ans et il fera probablement des petits ailleurs dans le monde. Comme on peut le constater dans le film de Janice Zolf et de Sylvie Van brabant, Au coeur de Cité Mémoire, c’est surtout le résultat d’une longue amitié créative entre les idéateurs du projet, Michel Lemieux et Victor Pilon.

Alain Mongeau (MUTEK) et Lisa Rubin (Centre Segal), photo: Normand Huberdeau/Groupe NH photographes 

Le festival MUTEK est le lauréat du 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal. Doté d’une bourse de 30 000 $, la récompense vient souligner les 20 ans de cet événement annuel international. C’est la deuxième fois que le festival reçoit le Grand Prix puisqu’il l’avait partagé avec le festival ELEKTRA il y a 10 ans.

Stefanie Hessler, photo: Brittany Nelson

En avril dernier, on a appris que la commissaire invitée pour la 17e édition de Momenta Biennale de l’image, l’événement qui a assuré la relève du Mois de la Photo à Montréal en 2017 et qui est finaliste au 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, sera Stefanie Hessler. On a annoncé récemment le nom de ses deux adjointes: Camille Georgeson-Usher et Himali Singh Soin. Voilà qui promet.

Debouttes, Murale de caroline Monnet, fournie par Espace GO

Que reste-t-il à la culture pendant ce reconfinement? Art public, balado, web, interactivité… Je suis une femme d’octobre d’Espace GO réunit toutes ces activités pour dire qu’encore une fois, de trop!, l’histoire est écrite par des hommes. Pourtant, depuis la Crise d’octobre 70, les femmes n’ont jamais cessé de changer le monde.

Se réinventer, qu’elle disait la ministre de la Culture. Que fait-on quand on se spécialise en réinvention des arts vivants depuis neuf ans? On continue. Résilients. Le 9e Festival Phénomena aura lieu du 3 au 23 octobre avec une balado, deux captations de spectacles différés, neuf courts-métrages sur le web, des conversations Zoom et, si le dieu pandémique le permet, un spectacle extérieur.

Les personnages, 2020, édition 1/3, Impression numérique sur papier Legacy Baryta de Epson, 97 x 145 cm (38 x 57) 

La galerie Occurrence a été obligée de remettre à une date ultérieure son événement de levée de fonds, Valise. Comme elle a dû le faire aussi, comme bien d’autres galeries, pour ses expositions. Mais l’automne est là et tout reprend tranquillement. L’année commence ainsi avec une double exposition et un double vernissage, pour s’assurer d’avoir un nombre restreint de spectateurs. Les 15 et 17 septembre, s’ouvraient les présentations de Marie-Josée Laframboise et de Judith Bellavance.