Étienne Beaulieu nous offre cette année son plus récent essai, Le Rêve du ookpik. Il compte jusqu’à présent huit livres qui sont essentiellement des études savantes et des essais. Ce dernier genre littéraire, mode libre par excellence, semble bien convenir à celui qui s’est fait aussi connaître comme cofondateur des cahiers littéraires Contre-jour, directeur des Éditions Nota Bene, et directeur de la programmation des Correspondances d’Eastman.

Préfacé par Natasha Kanapé Fontaine, ce livre réunit les textes des membres de Québec Solidaire, les élu.es, surtout, que sont Catherine Dorion, Andrés Fontecilla, Ruba Ghazal, Christine Labrie, Alexandre Leduc, Émilise Lessard-Therrien, Vincent Marissal, Manon Massé, Gabriel Nadeau-Dubois. Michaël Ottereyes vient se joindre à l’ensemble et ajouter son expertise de coresponsable de la Commission nationale autochtone à Québec Solidaire. Tous disent la même chose depuis leurs point de vue particulier; pour faire ce qu’ils envisagent de faire, cette refondation de notre coin de pays, reparti sur des bases nouvelles, il faut l’indépendance, selon eux et elles. Il ne s’agit pas de la faire pour la faire, mais bien pour prendre la direction, collectivement, que demandent les impératifs et urgences de notre présent.

Mis à part ceux et celles qui en profitent le plus, y a-t-il encore des gens qui croient que la croissance infinie est possible sur une planète qui ne deviendra pas plus grande comme par magie ? Pour une écologie du 99 % critique, propose et organise la résistance. Les choix et gestes individuels ne seront pas suffisants pour sauver la Terre et ses habitant.e.s, concluent les auteurs de ce livre engagé.

Pendant que le débat fait rage sur la cession ou non du territoire de l’île de Montréal aux Européens au 16e siècle, l’anthropologue Roland Viau lance de nouvelles et intéressantes hypothèses dans son plus récent essai : Gens du fleuve, gens de l’île. Hochelaga en Laurentie iroquoienne au XVIe siècle. L’histoire est toujours à réécrire, dit-on, surtout d’un point de vue du mode d’occupation et du concept de propriété du territoire.

Auteure de récits, de romans, de recueils de poésie et d’un conte, Laure Morali est aussi connue comme une alliée non seulement, mais aussi fidèle très active de la nation innue. Elle a dirigé, parfois en tandem avec des pairs, des anthologies qui mettent l’accent sur cette réalité culturelle singulière et tentent aussi des rapprochements entre occupants récents et de plus ancienne origine du territoire du Québec.

Dans le milieu du livre, le Grand Prix du livre de Montréal représente une récompense des plus recherchées. La raison en est simple, cet honneur échoit généralement à un livre très innovant, auquel les étiquettes ne collent pas. La première sélection du jury vient d’être rendue publique.