Photo de l’exposition Au nom de la matière. Le musée imaginaire de Louise Warren, photo: Paul Litherland

La poète-essayiste Louise Warren a toujours été fascinée par les arts visuels. Dans les recueils de poésie, les essais et les livres d’artiste, sa pratique d’écriture dialogue constamment avec des œuvres au diapason de sa quête de sensations et d’intensité. Elle a prolongé cette démarche personnelle au sein d’une exposition Au nom de la matière. Le musée imaginaire de Louise Warren, prévue, avant le reconfinement, du 15 août 2020 au 10 janvier 2021 au Musée d’art de Joliette.

Poète des contrastes, des idées, situations ou sentiments qui s’entrechoquent souvent dans un même vers, Anne-Marie Desmeules a franchi avec Nature morte au couteau une étape l’amenant vers une écriture plus ample, démontrant un souffle nouveau, cherchant l’équilibre. Uns style prometteur aux yeux de la poète elle-même qui est désormais publiée au Quartanier.

Michaël Trahan, photo: Justine Latour

Trois livres brillants confirment Michaël Trahan comme l’un des auteurs les plus passionnants de sa génération. L’écrivain de 36 ans a vu ses deux premiers recueils de poésie recevoir des prix importants. Il compte lancer sa prose vers des chemins plus essayistiques dorénavant. Une vraie Vie nouvelle (Le Quartanier) pour ce néo-papa et prof de littérature à l’université Laval.

Lyndz Dantiste, Tatiana et Philippe Racine, Photo: Jorge Camoreti

La Sentinelle est une nouvelle compagnie formée de Lyndz Dantiste, Tatiana Zinga Botao et Philippe Racine. Un nom fort pertinent. Comme la lampe qui reste allumée la nuit au théâtre, le trio se veut un éclaireur de consciences par et pour la diversité sur les scènes montréalaises. Une belle aventure qui commence.

Jonathan Charette, photo : Yannick Fornacciari

Comme son nom l’indique, Biographie de l’amoralité (Noroît), le quatrième recueil de Jonathan Charette se situe en dehors de la morale, questionnant la notion de valeur artistique, notamment. Plus narrative et descriptive que jamais, cette écriture vise très large tout en se concentrant sur le sujet de l’acte créatif dans un huis-clos périlleux. Zen, le poète.

Tania Langlais, pĥoto: Mathieu Girard

Les artistes ne nous doivent rien, Les écrivain.e.s encore moins. Elles et ils travaillent déjà pour deux fois rien. N’empêche que la joie du lecteur déborde quand l’attente d’une nouvelle oeuvre prend fin après 12 ans. D’autant plus au sortir d’un printemps et d’un été qui sentent le renfermé. Au grand air, nous pouvons donc aller comme cheval fou avec Tania Langlais et Pendant que Perceval tombait (Herbes rouges). Entrevue joyeuse.

La résistance, c’est par ici! Persévérante, la directrice du Festival international de littérature, Michelle Corbeil, l’a démontré à maintes reprises. Son FIL ressemble plus à un câble d’acier qu’à une laine friable. Le 26e festival s’ouvrira d’ailleurs par un Cabaret de la résistance et plusieurs spectacles de l’événement évoquent l’esprit de lutte nécessaire pour triompher de notre bizarre de sombre époque. Du 18 au 27 septembre prochains.