Étiquette : Nouvelles

LITTÉRATURE: Bürger, Canty, Clerson, David et Lambert finalistes au GP du livre de Montréal

Récit, nouvelles, roman, théâtre et poésie. Tous les genres littéraires sont représentés dans les finalistes du Grand Prix du livre de Montréal. Les œuvres de trois hommes et deux femmes de diverses générations ont été retenues par le jury de cette année, dont deux livres publiés chez Héliotrope.

Les finalistes sont donc: Alexia Bürger pour sa pièce de théâtre Les Hardings, publiée par Atelier 10, Daniel Canty avec son récit La Société des grands fonds, un livre de La Peuplade, David Clerson pour son recueil de nouvelles Dormir sans tête, chez Héliotrope, Carole David et son recueil de poésie Comment nous sommes nés, de la maison Les Herbes rouges, et Kevin Lambert pour son roman Querelle de Roberval, également publié par Héliotrope.

Fondé en 1965, le Grand Prix du livre de Montréal vise à promouvoir l’excellence en création littéraire et à souligner le dynamisme du milieu montréalais de l’édition. Il met en valeur une œuvre dont la facture et l’originalité se révèlent exceptionnelles.

Le ou la lauréat.e recevra une bourse de 15 000 $ de la part de la Ville de Montréal. Les autres finalistes recevront chacun.e 1000 $.

L’oeuvre gagnante sera connue au mois de novembre.

Publicités

LITTÉRATURE: Une femme libre

Corinne Larochelle, photo: Annie Lafleur

Le dixième livre de Corinne Larochelle, Pour cœurs appauvris, est un inventaire des rapports amoureux et charnels. Publié par Le Cheval d’août, ce recueil foisonnant compte 58 nouvelles ayant souvent des liens entre elles, portées par la sensibilité d’une seule narratrice. Et si les cœurs des amoureux sont appauvris, c’est surtout que l’époque est triste. Les temps sont à l’amour avec un petit « a ». Mais la narratrice ne désespère pas. Riche de ses expériences, elle a de l’humour et papillonne toujours.

LITTÉRATURE: Louis-Philippe Hébert, homme à chapeaux

Louis-Philippe Hébert, photo: Diane Paquin

Nouvelliste, romancier, poète, professeur, dramaturge, éditeur, entre autres choses, Louis-Philippe Hébert a écrit beaucoup. Plusieurs prix et une trentaine de livres en 50 ans dans une dizaine de maisons d’édition, dont la sienne, La Grenouillère. Il parle aussi beaucoup. Le lire et l’écouter, c’est le même plaisir, celui des mots, du langage qui s’emballe et d’une bonne histoire à raconter.

Littérature: Ah…!

Suzanne Jacob poursuit sa quête faite de questionnements et d’étonnements dans Feu le soleil, un recueil de neuf courtes nouvelles dont la densité éclaire autant qu’elle stupéfait. C’est là tout l’art d’une autrice qu’on aime lire et relire. C’est le talent d’une artiste au regard curieux, oblique, qui nous entraîne dans un refus salutaire de compromis simplistes ou paresseux.

Littérature: Bouger ou mourir, telle est la question

Le premier recueil de nouvelles du poète Mattia Scarpulla suit le chemin déjà débroussaillé par cette écriture singulière qui se promène entre l’Italie et le Québec. Au propre et au figuré puisque les contrées ne renvoient parfois qu’à l’imaginaire. Ses histoires ont la bougeotte comme ses personnages quelque fois perdus entre l’insouciance adolescente et un âge adulte peu attirant. L’auteur possède un esprit et un style vivifiants.

Littérature: Gilles Archambault, écrivain véritable

Gilles Archambault, Tu écouteras ta mémoire, Boréal, 133 pages.

Gilles Archambault ne souffrirait pas qu’on dise qu’il a une voix discrète. Dans la vie ou en littérature. Dans le sens d’À voix basse (1983), il écrit depuis 1963 en faisant preuve d’Une suprême discrétion. Pour ce grand amateur de musique, pas que le jazz détrompez-vous, il importerait surtout de reconnaître que sa voix n’émet pas de fausse note. Elle n’a pas besoin de crier pour se faire comprendre. Elle n’a pas à passer à la télévision pour s’exprimer. C’est celle d’un véritable écrivain.