Mythe de Mykalle Bielinski, photos: Yanick Macdonald

Présentée à Espace GO dans sa version définitive, la pièce Mythe de Mykalle Bielinski est un délice pour le coeur et l’âme. L’autrice-compositrice-metteuse en scène réunit quatre autres interprètes afin de célébrer l’esprit élevé à un niveau supérieur.

 Paroles amérikoises est le livre de quelqu’un qui, jusqu’à présent, a surtout livré le fruit de ses préoccupations par le biais du documentaire. Il est aussi l’un des premiers livres de la nouvelle maison d’édition de Corinne Chevarier, Stéphane Despatie et Didier Minneci  Cela, déjà, attire l’attention; les premiers ouvrages d’une maison d’édition annonçant en quelque sorte ses couleurs.

Dirigé par Vanessa Courville, et soutenu par Stéphane Dompierre, un collectif de neuf autrices se penche sur la fatigue des femmes. C’est un spectre assez large de possibles modes de souffrances qui attend ici le lecteur. Celui ou celle qui attend plaintes et lamentations, sera bien surpris par Maganées. Car le plus cru dans tout cela, c’est qu’il y a ici un ton qui suggère que toutes ces grandes et petites avanies sont les moments banals et répétés du quotidien, qu’elles sont affaires routinières et attendues. Et quelles ont des répercussions qui cimentent et scellent l’identité de chacune des héroïnes.

Mis à part ceux et celles qui en profitent le plus, y a-t-il encore des gens qui croient que la croissance infinie est possible sur une planète qui ne deviendra pas plus grande comme par magie ? Pour une écologie du 99 % critique, propose et organise la résistance. Les choix et gestes individuels ne seront pas suffisants pour sauver la Terre et ses habitant.e.s, concluent les auteurs de ce livre engagé.