La poète Karianne Trudeau Beaunoyer est la lauréate du Prix Émile-Nelligan 2020 pour son premier recueil Je suis l’ennemie publié par Le Quartanier.

Sébastien Ricard dans Rêve et folie, photos: Valérie Remise

Théâtre ou littérature? Le Festival international de la littérature de Montréal vibre dans cette mince tranchée ouverte par des créations uniques et capables de marier parfaitement les deux disciplines. C’est le cas de cette œuvre de Brigitte Haentjens, Rêve et folie, mettant en vedette un Sébastien Ricard des plus intense, inspiré, incandescent. Vu dans la 5e Salle de la Place des arts.

Auteure de récits, de romans, de recueils de poésie et d’un conte, Laure Morali est aussi connue comme une alliée non seulement, mais aussi fidèle très active de la nation innue. Elle a dirigé, parfois en tandem avec des pairs, des anthologies qui mettent l’accent sur cette réalité culturelle singulière et tentent aussi des rapprochements entre occupants récents et de plus ancienne origine du territoire du Québec.

Peter James, photo: Dana Michel

Peter James est prêt à tout risquer pour atteindre le pays des merveilles, celui où il peut exister librement. Pendant deux soirs au Théâtre La Chapelle, le chapelier toqué et ses amis (s’)offriront de la création à l’état pur où le très noir et le violent se marieront aux éclairs de génie et à la poésie. Deux « anti-shows » de six heures avec des beaux fous et folles comme lui. À leurs risques et périls et envies!

Dans le milieu du livre, le Grand Prix du livre de Montréal représente une récompense des plus recherchées. La raison en est simple, cet honneur échoit généralement à un livre très innovant, auquel les étiquettes ne collent pas. La première sélection du jury vient d’être rendue publique.

Claude Poissant aime se lancer des défis. En voici un de taille : adapter un texte célèbre de Franz Kafka, La métamorphose, au théâtre. Comment passer du livre à la scène quand les dialogues sont presque inexistants dans la version papier ? Sans flafla, en y mettant du sien et avec un bon acteur, Alex Bergeron, répond le metteur en scène et directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier.

Le présent essai pourrait s’intituler « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Autochtones du Canada et aviez peur de demander ». Ce livre a été écrit par une personne qui a une connaissance étendue et personnelle de la situation de ceux-ci, autant par son vécu propre, car elle est Métis, que par sa connaissance du droit. Chelsea Vowel est en effet enseignante de la langue crie à la Faculté des études autochtones de l’Université de l’Alberta, professeure et spécialiste du droit, en plus d’être la cofondatrice de l’organisme Métis in Space Land Trust.

Philippe Racine, Tatiana Zinga Botao et Lyndz Dantiste, photo: Jérémie Battaglia

Qui veut la peau d’Antigone? Certainement pas les trois membres de la compagnie La Sentinelle qui se branchent plutôt sur l’esprit du mythe pour en tirer des leçons contemporaines. Trois solos pour une seule héroïne. En commençant avec Tatiana Zinga Botao du 7 au 11 septembre à Espace libre.

En ces temps de sables mouvants, certains théâtres résistent… aux possibles désillusions et/ou à la tentation – de programmer une saison complète à l’avance. Le Quat’Sous offre donc deux nouveaux spectacles et quatre lectures cet automne. Entreprise en 2020, la résistance se poursuit. La saison ouvrira avec Océans de James Hyndman le 8 septembre.

Océans, photo: Marie-Andrée Lemire