Catégorie : Littérature

Littérature: Cette femme qui aime trop

Un roman d’amour. Sans mièvrerie, sans guimauve, ni eau-de-rose. L’amour fort, l’amour trop. L’écrivaine Julia Kerninon démontre, dans une langue magnifique, qu’elle a compris toutes les nuances du verbe « aimer ». Son roman nous bouleverse et nous éclaire tout à la fois.

LITTÉRATURE: Camera obscura

Premier roman malheureusement passé inaperçu l’automne dernier, Les chambres obscures de Jean-François Villeneuve publié par Lévesque Éditeur, mérite l’attention. Ce récit filial parle avec justesse de la recherche de la vérité dans un monde où elle s’avère de plus en plus floue et, en filigrane, de la vie des exilés volontaires ou non, des apatrides, des réfugiés, au moment où l’on préfère détourner le regard de leur sort.

LITTÉRATURE: Rouge éternel

Le troisième roman d’Annie-Claude Thériault est un moment fort de la rentrée littéraire. Ce livre réussi à tous les points de vue fait bouger, avec adresse, les cordes sensibles de l’air du temps. Il a précédé de peu les chants de l’internationale féministe actuelle. Les Foley, ce sont des femmes qui accostent, survivent et (se) libèrent.

LITTÉRATURE: La résilience de Serge Lamothe

Serge Lamothe, photo: Antoine Tanguay

Le neuvième roman de Serge Lamothe, Oshima, pressent le pire pour la planète. L’écrivain décode des signes dans la vie d’aujourd’hui qui pourraient nous mener en 2043, selon le livre, à une catastrophe socio-technologique imparable. Heureusement, qu’il y a et qu’il y aura toujours des humains de bonne volonté.

LITTÉRATURE: La fragile voix forte de Martine Audet

À sa question « Quoi le poème? », Martine Audet répond qu’elle continue. Au Salon du livre, elle dédicacera son plus récent recueil La société des cendres. Et s’il y a escarbilles, c’est qu’il y a eu flammes. Martine Audet brûle de vérité. Avec des mots fragiles et forts à la fois, elle protège le vide essentiel dans une chambre qui n’existe pas et à laquelle, elle nous donne généreusement accès.

LITTÉRATURE: Les belles bêtes

Valérie Roch-Lefebvre a écrit un premier roman magnifique, Bannie du royaume. Dans un style singulier, l’autrice explore l’intimité de trois générations d’une même famille. Ce n’est pas qui est quoi ou le comment qui importe dans cette belle réussite littéraire, mais le regard et les mots pour le dire, ainsi que l’écoute empathique que porte la romancière aux uns et aux autres.

LITTÉRATURE: Yvon Rivard et le plaisir d’apprendre

Yvon Rivard, photo: Dominique T. Skoltz

Yvon Rivard revient sur Le chemin de l’école qu’il a tant parcouru. C’est là précisément qu’il veut amener le lecteur, dans une vision à la fois simple et large de l’enseignement. Dans une école qui enseigne à apprendre, qui donne le goût d’apprendre, plutôt qu’uniquement l’envie d’un emploi bien rémunéré. L’école qui forme des citoyens et non seulement des employés.

LITTÉRATURE: Pierre Samson autopsie le Mile End de 1933

Pierre samson, photo: Sandra Lachance

Pierre Samson a créé un immense roman sociohistorique avec Le mammouth. Un livre minutieux, rigoureux sur un Montréal cosmopolite avant le mot. Le romancier primé a reconstitué un fait divers de 1933 et en a fait le récit d’un quartier, d’une ville corrompue et xénophobe. Il nous livre une leçon d’histoire.