D’origine togolaise, Radjoul Mouhamadou parle anoufoh, haoussa et français, notamment. Publié chez Somme toute, son essai Créoliser le québécois soutient que la langue d’ici pourrait devenir un créole affichant à la fois sa différence et sa vitalité. Ce sujet délicat est traité avec une certaine candeur qui pourrait, toutefois, être mal interprétée.

L’histoire dépend de qui l’écrit! Gilles Bibeau, anthropologue et professeur émérite à l’Université de Montréal, le sent certainement très bien. Comme il sait aussi que la nôtre comporte sa part de taches aveugles et de lapsus idéologiques. Il relève ainsi le pari d’en présenter une version, dans Les Autochtones. La part effacée du Québec, chez Mémoire d’encrier, où il réexamine les événements selon une perspective légèrement différente.