Lecture de fin d’été amusante et captivante, Corsaire d’hiver démontre les qualités de conteur du romancier Jean-Marc Beausoleil. Il sait, notamment, faire passer l’improbable pour crédible, tout en mettant de l’avant des idées plutôt originales. Avec en prime, ici, un clone de Pierre Falardeau comme personnage secondaire.

Bienvenue dans la simili-vie de Simili. Un pays où les antihéros se croient sans tache. Une contrée où les fantasmes triomphent. Heureusement, Dominique Strévez La Salle fait la part des choses. Avec doigté et un certain humour noir. Le lecteur ne sera peut-être pas rassuré, au bout du conte, mais il comprendra une chose ou deux sur l’immoralité et l’indifférence qui nous guettent.

Corinne Larochelle, photo: Annie Lafleur

Le dixième livre de Corinne Larochelle, Pour cœurs appauvris, est un inventaire des rapports amoureux et charnels. Publié par Le Cheval d’août, ce recueil foisonnant compte 58 nouvelles ayant souvent des liens entre elles, portées par la sensibilité d’une seule narratrice. Et si les cœurs des amoureux sont appauvris, c’est surtout que l’époque est triste. Les temps sont à l’amour avec un petit « a ». Mais la narratrice ne désespère pas. Riche de ses expériences, elle a de l’humour et papillonne toujours.

Cirque du Soleil

绮幻之境 (Un monde fantastique) ou X: The Land of Fantasy en anglais. C’est le titre de la 45e création originale et nouveau spectacle permanent du Cirque du Soleil présenté à Hangzhou en Chine, dont la première officielle a lieu demain soir. Hugo Bélanger, metteur en scène de la pièce Le bizarre incident du chien pendant la nuit (présentée chez Duceppe l’an dernier et cet été à Saint-Jérôme) est à la barre de cette production gigantesque mettant en vedette une cinquantaine d’artistes. De cirque, mais de la scène aussi, puisqu’il s’agit du spectacle du Cirque « doté de la plus grosse trame narrative de son histoire », estime le metteur en scène québécois.

ARTSCRITIQUELITTÉRATURE

par Mario Cloutier • 6 août 2019 • 0 Comments

Un premier roman de plus de 600 pages! Marie-Ève Thuot a eu la judicieuse idée de confier sa fresque sociale La trajectoire des confettis aux Herbes rouges, éditeur patient et rigoureux. Il en résulte un récit captivant au sujet de la famille, du couple, et surtout, de la complexe sexualité humaine. L’amour dans tout ça? Ça se prend et ça se jette, hein Léo?

Louis-Philippe Hébert, photo: Diane Paquin

Nouvelliste, romancier, poète, professeur, dramaturge, éditeur, entre autres choses, Louis-Philippe Hébert a écrit beaucoup. Plusieurs prix et une trentaine de livres en 50 ans dans une dizaine de maisons d’édition, dont la sienne, La Grenouillère. Il parle aussi beaucoup. Le lire et l’écouter, c’est le même plaisir, celui des mots, du langage qui s’emballe et d’une bonne histoire à raconter.

Louise Warren, photo: Richard Gravel

Essayiste et poète, dans cet ordre plus que jamais, Louise Warren revêt à nouveau son regard étonné sur le monde dans Le livre caché de Lisbonne. Cet essai, comme un autre qui le préparait en quelque sorte L’enveloppe invisible, montre l’atelier de l’artiste, cette fois, mobile. Un atelier avec des objets et des lieux, à Lisbonne, étrangers. Une matière bien réelle, toutefois, libératrice des sensations dont a besoin Louise Warren dans sa réflexion sur la création.