Audrey Talbot dans Corps titan, photos: Valérie Remise

Les petites et grandes frustrations de la dernière année au travail, à l’école et à la maison ne sont rien si l’on compare ces peccadilles à la vie d’Audrey Talbot depuis 2013. L’actrice raconte l’accident qui a failli lui coûter la vie, alors, ainsi que le long et pénible chemin qui l’a menée sur scène, aujourd’hui. Corps Titan (titre de survie) est un récit de résilience au-delà des clichés et, même, de la fiction. Au Centre du Théâtre d’aujourd’hui jusqu’à dimanche et, en supplémentaires, les 14 et 15 mai.

Deux universitaires occupent le temps de la pandémie pour échanger entre eux. L’un, Michel Biron, est l’auteur de l’Histoire de la littérature québécoise et de La Conscience du désert. L’autre, David Bélanger, aussi directeur de rédaction d’XYZ. La revue de la nouvelle, a publié Il s’est écarté. Enquête sur le mort de François Paradis. Ils appartiennent à deux générations différentes et c’est sur le front de cette appartenance et d’allégeances qui se heurtent un peu, qui se mécomprennent un peu, qu’ils choisissent cet entretien par lettres.

Késia Demers, Gabriel L’Archevêque et Antoine Pelletier dans Mourir tendre, photos: Daniel-Julien Inacio

S’il est un spectacle à voir en ce moment, c’est Mourir tendre présenté au Théâtre Prospero jusqu’au 1er mai. Cette version ultra-moderne et énergique d’un texte empruntant autant à Shakespeare qu’à la tragédie grecque trace une voie originale pour les écritures poétiques que d’autres peuvent concevoir comme dépassées ou, encore pire, ennuyantes.

The Bakery – Skin. Photo : Merissa Tordjman

Du 21 au 23 avril, la webdiffusion de Skin de Leslie Baker, relève de l’événement. C’est une très belle réussite de cette présente saison écourtée. Coprésenté par le Théâtre La Chapelle et le Centaur, cette œuvre fait prendre l’air au théâtre pour s’apparenter davantage au vidéo d’art. Et c’est tant mieux.

Julien Boily est un artiste de la région du Saguenay-Lac Saint-Jean. Il a été le premier lauréat du prix d’Artagnan-02 remis par le centre Bang en 2016, bourse qui  permet à un artiste d’être mis à l’avant-plan et soutenu dans sa démarche de création par différents organismes du milieu qui lui permettront de rayonner. Son galeriste est la Galerie 3 à Québec. La présente publication, Julien Boily : de la nature morte à l’image numérique, est une première pour lui, mais fait partie des nombreux ouvrages édités par le Centre Sagamie d’Alma.

Depuis 10 ans maintenant, les Rencontres de la photographie en Gaspésie (ex-Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie) organisent leur série d’expositions le long du littoral, en des lieux souvent (mais pas toujours!) extérieurs et quelque peu distants. De Petite-Vallée à Miguasha et même au-delà, du Golfe à la Baie-des-Chaleurs, ces lieux sont nombreux et forment un itinéraire qui épouse la forme même de la péninsule! À voir et à lire dans une publication des Éditions Escuminac.

Nathalie Doummar et Simon Lacroix dans L’amour est un dumpling, photos: Danny Taillon

Retrouver le plaisir de rire au théâtre sans que cela ne rime qu’avec le verbe divertir. L’amour est un dumpling est une production pertinente sur le temps présent et futur de nos relations amoureuses. Les espoirs, les fantasmes, les regrets aussi, suscités par ce verbe aimer qu’on conjugue tant bien que mal. Aussi bien en rire, sans doute.

Les solos au théâtre révèlent le vrai talent des interprètes. Tout le monde au Québec connaît ceux de Guylaine Tremblay. Mais encore faut-il qu’un texte, celui de Steve Gagnon, et une mise en scène, celle d’Édith Patenaude, offrent le bon plateau d’argent à l’éventail des qualités d’une grande comédienne. C’est ce qui arrive avec la pièce Les étés souterrains à La Licorne.

Joseph Mallord William Turner, Épave sur mer démontée, vers 1840-1845. Huile sur toile, 92.1 x 122.6 cm, © Tate Londres 2017

Le Musée national des beaux-arts de Québec présente Turner et le sublime jusqu’au 2 mai. L’exposition comprend 75 peintures et œuvres sur papier, dont Lumière et couleur – La théorie de Goethe (1843), couvrant les 50 ans de carrière de l’artiste anglais Joseph Mallord William Turner (1775-1851), maître du mouvement romantique et précurseur de l’impressionnisme. Le peintre a toujours su se mettre au service des émotions qu’on peut ressentir face aux forces de la nature, comme nous décrit Sylvain Campeau.