Catégorie : Critique

LITTÉRATURE: Rouge éternel

Le troisième roman d’Annie-Claude Thériault est un moment fort de la rentrée littéraire. Ce livre réussi à tous les points de vue fait bouger, avec adresse, les cordes sensibles de l’air du temps. Il a précédé de peu les chants de l’internationale féministe actuelle. Les Foley, ce sont des femmes qui accostent, survivent et (se) libèrent.

LITTÉRATURE: Les belles bêtes

Valérie Roch-Lefebvre a écrit un premier roman magnifique, Bannie du royaume. Dans un style singulier, l’autrice explore l’intimité de trois générations d’une même famille. Ce n’est pas qui est quoi ou le comment qui importe dans cette belle réussite littéraire, mais le regard et les mots pour le dire, ainsi que l’écoute empathique que porte la romancière aux uns et aux autres.

LITTÉRATURE: De l’autre côté du miroir

Le deuxième roman de Mélissa Grégoire aborde la délicate question de la dépression de façon attentive et courageuse. Dans une période de réclusion comme la nôtre, cette démarche empreinte de sincérité est d’autant plus bienvenue que le mal-être de l’âme peut attaquer insidieusement les personnes en isolement tout en restant l’objet d’énormément de tabous.

ARTS VISUELS: Le temps et la mesure

Vue de l’exposition, Photo: Guy L’Heureux

Ce n’est pas la première fois qu’à la Maison des Arts de Laval, dans la salle Alfred-Pellan, on se livre à pareille excentricité. Cette fois, c’est sous la direction de la commissaire Ariane Plante que deux artistes unissent leurs forces dans le but de former sens autour d’œuvres fort différentes mais ici complémentaires. Ce qui compte met en relation les travaux de la cinématographe expérimentale Andrée-Anne Roussel et de l’artiste en nouveaux médias Samuel Saint-Aubin.

THÉÂTRE: Il faut vivre!

Les trois soeurs, photos: Yves Renaud

René Richard Cyr a réussi son premier Tchekhov. S’attaquer à la pièce la plus jouée du dramaturge russe représentait un risque, mais le rusé metteur en scène a misé sur l’humanité du texte, des personnages et, surtout, la force des femmes. Il nous offre Les trois sœurs dont a besoin aujourd’hui.

Littérature: Bouffée d’air

*16e Prix littéraire des collégiens*

Ce qu’on respire sur Tatouine, Jean-Christophe Réhel

Le premier roman du poète Jean-Christophe Réhel, Ce qu’on respire sur Tatouine, renvoie au style de l’autofiction. Plus fictive qu’autobiograpĥique, sans doute, mais écrite d’un souffle cohérent, drôle et vivifiant.

THÉÂTRE: Dépossédés

François Grisé dans Tout inclus, photos: Lino Cipresso

À La Licorne, Annabel Soutar et Porte-parole démontrent encore une fois qu’ils conduisent la locomotive du théâtre documentaire québécois avec Tout inclus. Le texte joué et interprété par François Grisé résulte d’un séjour que l’artiste a fait en résidence privée pour aînés. Une expérience à la fois ardue et éclairante, laissant entrevoir la triste dépossession vécue par les personnes âgées lors de l’ultime étape de leur existence.

Théâtre: Le plaisir infini d’apprendre

La société des poètes disparus de Tom Schulman, traduit par Maryse Warda, mise en scène par Sébastien David, a été présentée au théâtre Denise-Pelletier du 20 mars au 26 avril dernier.

La société des poètes disparus, crédit photos: Gunther Gamper

Cinq minutes après le début de la pièce La société des poètes disparus, on a oublié le film réalisé par Peter Weir en 1989 et mettant en vedette l’inénarrable Robin Williams. L’adaptation théâtrale se tient bien droite, toute seule, grâce à une belle réussite de groupe : mise en scène, interprétation et scénographie.