Ils ont révolutionné le petit monde de la poésie québécoise depuis plus de 10 ans en créant une maison ouverte aux quatre vents et en donnant un espace aux nouvelles voix comme Maude Veilleux, Frédéric Dumont, Marjolaine Beauchamp, Daniel Leblanc-Poirier, Daphné B. , Shaw Cotton… Des poètes qui font la poésie québécoise contemporaine. Mais Jean-Sébastien Larouche et Carl Bessette ont donné leur dernier tour d’Écrou. Leur maison d’édition fermera ses portes cette année.

Catherine Cormier-Larose, photo: Chloé Charbonneau

Catherine Cormier-Larose sera la nouvelle codirectrice générale et artistique du Festival international de poésie de Montréal. Elle succédera à la directrice générale et artistique Isabelle Courteau, poète cofondatrice du FPM et de la Maison de la poésie de Montréal, qui quittera ses fonctions à la fin de 2021.

Partir. C’est difficile pour celles et ceux qui restent ou qui n’ont nulle part où aller. Surtout en ce moment. Mais personne n’est malheureux de voir l’année 2020 partir enfin. Plusieurs sortes de départs sont évoqués par Christian Lemieux-Fournier dans les 23 micro-récits qui composent son recueil paru cette année aux Éditions Sémaphore. Autant de façons de dire que partir peut faire douleur ou faire joie, même si ce mouvement est l’inéluctabilité même.

La vie des théâtres se poursuit. En coulisses, sur scène, en salle de répétition, notamment, mais sans spectateurs. Depuis trois ans, le Quat’sous rejoint le public d’une autre façon avec ses agoras. La vision du directeur artistique Olivier Kemeid passe par un théâtre citoyen. Encore plus en temps de pandémie. Trois nouvelles balados sont disponibles, mettant en vedette Evelyne de la Chenelière, Webster et une autre avec Marie-Thérèse Fortin, dès jeudi.

Ce que le jour doit à la nuit, photo: Nathalie Sternalski. 

Danse Danse présente Ce que le jour doit à la nuit d’Hervé Koubi, une chorégraphie avec 12 danseurs algériens et burkinabé. La révélation tardive de ses origines a mené le chorégraphe français aux sources de sa propre histoire, en Algérie, pays de ses ancêtres. S’inspirant du roman éponyme de l’auteur algérien Yasmina Khadra, Koubi communique à ses danseurs, ses « frères retrouvés », ce moment magique où ce que l’on sait abstraitement s’incarne physiquement.

Cité mémoire est un projet d’art public grandiose à l’échelle montréalaise. Le parcours interactif continuera de s’étendre au cours des ans et il fera probablement des petits ailleurs dans le monde. Comme on peut le constater dans le film de Janice Zolf et de Sylvie Van brabant, Au coeur de Cité Mémoire, c’est surtout le résultat d’une longue amitié créative entre les idéateurs du projet, Michel Lemieux et Victor Pilon.

Des théâtres ont ouvert leurs portes à la recherche et à la création en temps de pandémie. D’autres salles se mettent au service de webdiffusions. La situation est loin d’être idéale, mais le milieu des arts vivants se fend d’idées et d’innovations pour maintenir les liens entre les artistes et avec le public.