Le Mois de la poésie 2021 sera 100 % virtuel. Aussi bien dire qu’il peut être vu et entendu partout dans le monde. Et bientôt sur la planète Mars! C’est une image bien entendu, mais rien n’arrête l’innovation poétique, encore moins une crise pandémique. Du 1er au 31 mars, ce sont 140 artistes, du Québec, de l’Acadie et de la Belgique, qui participeront aux 54 performances du 14e Mois orchestré par Vanessa Bell et Juliette Bernatchez.

Michael Delisle, poète, romancier et nouvelliste, en est aujourd’hui à son 15e ouvrage. Certains de ceux-ci ont fait l’objet, récemment, de rééditions. En 2019, en plus, un choix de poèmes, présenté par Michaël Trahan, était offert sous le titre de Gisements, aux éditions du Noroît. On n’est donc pas surpris d’éprouver le sentiment que ce dernier opus présente un peu, d’une certaine façon, des airs de bilan.

Ils ont révolutionné le petit monde de la poésie québécoise depuis plus de 10 ans en créant une maison ouverte aux quatre vents et en donnant un espace aux nouvelles voix comme Maude Veilleux, Frédéric Dumont, Marjolaine Beauchamp, Daniel Leblanc-Poirier, Daphné B. , Shaw Cotton… Des poètes qui font la poésie québécoise contemporaine. Mais Jean-Sébastien Larouche et Carl Bessette ont donné leur dernier tour d’Écrou. Leur maison d’édition fermera ses portes cette année.

Catherine Cormier-Larose, photo: Chloé Charbonneau

Catherine Cormier-Larose sera la nouvelle codirectrice générale et artistique du Festival international de poésie de Montréal. Elle succédera à la directrice générale et artistique Isabelle Courteau, poète cofondatrice du FPM et de la Maison de la poésie de Montréal, qui quittera ses fonctions à la fin de 2021.

Partir. C’est difficile pour celles et ceux qui restent ou qui n’ont nulle part où aller. Surtout en ce moment. Mais personne n’est malheureux de voir l’année 2020 partir enfin. Plusieurs sortes de départs sont évoqués par Christian Lemieux-Fournier dans les 23 micro-récits qui composent son recueil paru cette année aux Éditions Sémaphore. Autant de façons de dire que partir peut faire douleur ou faire joie, même si ce mouvement est l’inéluctabilité même.

La vie des théâtres se poursuit. En coulisses, sur scène, en salle de répétition, notamment, mais sans spectateurs. Depuis trois ans, le Quat’sous rejoint le public d’une autre façon avec ses agoras. La vision du directeur artistique Olivier Kemeid passe par un théâtre citoyen. Encore plus en temps de pandémie. Trois nouvelles balados sont disponibles, mettant en vedette Evelyne de la Chenelière, Webster et une autre avec Marie-Thérèse Fortin, dès jeudi.