Voici le livre d’une femme exceptionnelle et malheureusement méconnue, Kathleen Collins, paru en juin aux Éditions du Portrait. Journal d’une femme noire rassemble les premiers écrits traduits en français de cette artiste et féministe noire américaine, décédée du cancer en 1988. Cinéaste, dramaturge, écrivaine, professeure et militante, Kathleen Collins nous donne à lire une parole unique, brillante qui saurait encore, à notre époque trouble, inspirer les mouvements sociaux.

La résistance, c’est par ici! Persévérante, la directrice du Festival international de littérature, Michelle Corbeil, l’a démontré à maintes reprises. Son FIL ressemble plus à un câble d’acier qu’à une laine friable. Le 26e festival s’ouvrira d’ailleurs par un Cabaret de la résistance et plusieurs spectacles de l’événement évoquent l’esprit de lutte nécessaire pour triompher de notre bizarre de sombre époque. Du 18 au 27 septembre prochains.

Mireille Gagné, photo:  Laurence Grandbois-Bernard

Mireille Gagné a choisi la fable comme mode d’expression pour son premier roman, Le lièvre d’Amérique, publié par La Peuplade. Un genre qui convient parfaitement à la poète et nouvelliste qui s’inquiète de l’avenir. Le récit met en scène une femme obsédée, voire torturée, par son travail et un lièvre possédant, lui, l’instinct de survie.

Voici un roman d’une actualité brûlante qui parle de personnes en perte d’autonomie et d’anges gardiens. Le sixième roman d’Andrée Laberge, L’espoir de la beauté, chez Pleine lune, ne pêche pas par excès d’originalité. Toutefois, la romancière sait reconnaître et raconter une bonne histoire. Et elle atteint son but: celui de nous faire croire que l’humanité, après tout, peut encore espérer.

Paru il y a un an chez Héliotrope, le roman L’annexe de Catherine Mavrikakis s’avère une lecture parfaite pour cette fin d’été puisque l’année littéraire 2020 a été réduite à sa plus simple expression jusqu’ici. C’est donc le temps de retomber sur nos pattes comme, ci-haut, ce chat du café des artistes. Véritable lieu de rendez-vous pour les amant.e.s de littérature.

La dimension éthérique du réseau par Anton Bequii est un livre photographique vraiment pas comme les autres. On comprend qu’il ait fallu qu’un Benoit Aquin se fende en deux pour y donner naissance. On y retrouve un étrange Anton Bequii lancé en croisade sur les routes du monde pour suivre le réseau qui nous vaut aujourd’hui d’être, partout, en contact avec partout et tout le monde.