Elle Barbara, photos: Jeffrey Torgerson

Elle Barbara ouvre la saison du Théâtre de la Chapelle et de Danse-Cité le 11 septembre prochain avec son spectacle Ayibobo™ III: Little Dollhouse on the Prairie, la troisième partie d’une « conversation continue » sur la spiritualité vaudou. Ouvrir les saisons, les esprits, les possibles, voilà qui décrit bien la démarche de l’artiste multidisciplinaire et militante. Pour créer une ouverture, parfois, il faut forcer les portes.

Étienne Thibeault et Violette Chauveau, photo: Jean-François Brière

La compagnie Menuentakuan – Charles Bender, Xavier Huard et Marco Collin – entame sa résidence à la salle Fred-Barry avec une pièce de Drew Hayden Taylor, AlterIndiens, qui aborde la difficile (ré)conciliation entre des groupes, duos, couples dysfonctionnels, qu’ils soient autochtones, allochtones, écologistes, végétaliens ou militants radicaux. Un texte drôle et percutant.

Philippe Racine, Tatiana Zinga Botao et Lyndz Dantiste, photo: Jérémie Battaglia

Qui veut la peau d’Antigone? Certainement pas les trois membres de la compagnie La Sentinelle qui se branchent plutôt sur l’esprit du mythe pour en tirer des leçons contemporaines. Trois solos pour une seule héroïne. En commençant avec Tatiana Zinga Botao du 7 au 11 septembre à Espace libre.

Qui dit innovation et création, dit Chapelle à Montréal depuis maintenant 31 ans. Les esprits curieux remplissent la salle fiévreusement à la recherche de nouveautés présentes et de futurs en devenir. Le directeur artistique Olivier Bertrand fait appel cette année à 150 artistes qui y présenteront 25 spectacles.

 Martin Désilets, Lieux-monuments 15, Bâle, 2021, impression à jet d’encre sur papier Hahnemühle Photo Rag Baryta montée sur aluminium, 50,8 x 76,2 cm. Photo : Martin Désilets.

Martin Désilets poursuit, au Musée d’art de Joliette, une quête commencée il y a quelque temps déjà. Avec Matière noire, il avait déjà présenté les œuvres résultant d’un semblable protocole de travail à la Galerie Occurrence, en 2019. Il s’agit pour lui d’une saisie effrénée de tableaux de collection, les accumulant tels des strates, s’empilant les une sur les autres, jusqu’à brouiller toute reconnaissance des œuvres photographiées à l’infini. Les tableaux réunis est le titre de sa nouvelle expo.

Carmen Jolin, photos: Gaelle Leroyer

Carmen Jolin peut quitter la direction artistique du Théâtre Prospero la tête haute. En 12 ans, elle a bellement encouragé la création et les artistes d’ici tout en nous faisant découvrir des dramaturgies incontournables venues, entre autres, d’ailleurs. Nous avons profité d’une entrevue à propos de son dernier-né pour lui lever bien haut notre chapeau.

En ces temps de sables mouvants, certains théâtres résistent… aux possibles désillusions et/ou à la tentation – de programmer une saison complète à l’avance. Le Quat’Sous offre donc deux nouveaux spectacles et quatre lectures cet automne. Entreprise en 2020, la résistance se poursuit. La saison ouvrira avec Océans de James Hyndman le 8 septembre.

Océans, photo: Marie-Andrée Lemire