Mélanie Saint-Laurent et Marilou Morin dans Changer de vie , photo : François
Larivière

Dans sa nouvelle salle hypermoderne et confortable, le Petit Théâtre du Nord présente cet été Changer de vie, une comédie douce amère de Catherine Léger. Le résultat est intéressant, quoique mitigé, mais le rire et la réflexion sont au rendez-vous.

Isabelle Vincent et Patrick Hivon dans Cher Tchekhov, photos: Yves Renaud

La salle du TNM était pleine. Quelle sensation après le clairsemé de la pandémie. Parce que le théâtre c’est beaucoup une affaire de foule. Petite foule ou grande foule, la sensation de présence demeure importante. Et là, sur scène, il y avait cette espèce d’auto-procès. L’auteur lui-même s’accuse et se défend dans une conversation avec lui-même où accusations et justifications se succèdent sans se contredire dans Cher Tchekhov de Michel Tremblay.

Rencontre, dualité, échanges, contrastes… La pièce Face-à-face de Jérémie Niel fait se rencontrer le réel et la fiction, le théâtre et la danse, la parole et le geste. La vérité se trouve-t-elle toujours dans les entre-deux? Dans le conflit ou dans l’accord, la compétition ou la collaboration? Voilà les questions que se posent le créateur avec ses collègues Catherine Gaudet, Félix-Antoine Boutin et Louise Bédard.

Jonathan Charette, photo : Yannick Fornacciari

Comme son nom l’indique, Biographie de l’amoralité (Noroît), le quatrième recueil de Jonathan Charette se situe en dehors de la morale, questionnant la notion de valeur artistique, notamment. Plus narrative et descriptive que jamais, cette écriture vise très large tout en se concentrant sur le sujet de l’acte créatif dans un huis-clos périlleux. Zen, le poète.

Louise Warren, photo: Richard Gravel

Essayiste et poète, dans cet ordre plus que jamais, Louise Warren revêt à nouveau son regard étonné sur le monde dans Le livre caché de Lisbonne. Cet essai, comme un autre qui le préparait en quelque sorte L’enveloppe invisible, montre l’atelier de l’artiste, cette fois, mobile. Un atelier avec des objets et des lieux, à Lisbonne, étrangers. Une matière bien réelle, toutefois, libératrice des sensations dont a besoin Louise Warren dans sa réflexion sur la création.