Le recueil de Martine Audet La société des cendres suivi de Des lames entières reçoit le Prix littéraire du Gouverneur général 2020 en poésie. La qualité de la littérature des femmes est mise en évidence encore une fois cette année puisque les récompenses du meilleur roman et du meilleur essai vont respectivement à Sophie Létourneau (Chasse à l’homme) et Frédérique Bernier (Hantises).

Mélissa Labonté et Charlotte Francoeur, photo: Alexandre Roy-Gilbert

Après 30 ans à la tête des Éditions du Noroît, qui célèbrent leurs 50 ans cette année, le poète Paul Bélanger quitte ses fonctions de président et directeur en passant le flambeau à Mélissa Labonté et Charlotte Francoeur. Les codirectrices et copropriétaires prennent le relais dès aujourd’hui.

Rosalie Lessard, photo: Béatrice Vézina-Bouchard

Voir une œuvre poétique naître, grandir, se déployer, voire exploser relève du bonheur chez un lecteur. Après avoir remporté le prix Émile-Nelligan et celui de l’Académie des lettres pour L’observatoire en 2016, Rosalie Lessard confirme son regard unique avec son quatrième recueil, Les îles Phœnix. Elle témoigne de ce qu’elle voit pour reprendre le beau titre d’Élise Turcotte, rendant compte ici de la vie de femmes extraordinaires.

Tous les beaux livres coûtent très chers. Faux. En mini-format, ils sont plutôt abordables. La maison française L’Atelier des noyers vient de publier Roses de Louise Dupré / Anouk Van Renterghem, L’heure violette de Denise Desautels / Erika Povilonyté et Cœur d’orange de Diane Régimbald / Christine Brioul. Alliées à trois artistes européennes, les poètes québécoises se retrouvent dans de beaux écrins qui peuvent composer ensemble un cadeau de Noel idéal pour les amateurs.trices d’arts visuels et de littérature.

À sa question « Quoi le poème? », Martine Audet répond qu’elle continue. Au Salon du livre, elle dédicacera son plus récent recueil La société des cendres. Et s’il y a escarbilles, c’est qu’il y a eu flammes. Martine Audet brûle de vérité. Avec des mots fragiles et forts à la fois, elle protège le vide essentiel dans une chambre qui n’existe pas et à laquelle, elle nous donne généreusement accès.

Louise Warren, photo: Richard Gravel

Essayiste et poète, dans cet ordre plus que jamais, Louise Warren revêt à nouveau son regard étonné sur le monde dans Le livre caché de Lisbonne. Cet essai, comme un autre qui le préparait en quelque sorte L’enveloppe invisible, montre l’atelier de l’artiste, cette fois, mobile. Un atelier avec des objets et des lieux, à Lisbonne, étrangers. Une matière bien réelle, toutefois, libératrice des sensations dont a besoin Louise Warren dans sa réflexion sur la création.