Photo: Alain Rouiller — Trois-Rivières 1869, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=24551713

L’hiver pandémique a assez duré. Place au « printemps des poètes », le dégel provoqué par le 37e Festival international de poésie de Trois-Rivières. Là où les mots réchauffent et font fondre les cœurs.

Le Noroît est une forêt mature qui compte des centaines d’arbres-poètes publié.e.s en 50 ans. Une forêt diversifiée, comportant autant d’essences de plantes ligneuses terrestres indigènes qu’exogènes avec plusieurs branches. La cinéaste et photographe Monique Leblanc s’y est promenée pendant quelques années dans le but de célébrer la maison d’édition. Elle a planté un arboretum, J’écris peuplier, c’est-à-dire un très beau livre illustré avec soin et pertinence. En dialogue avec les textes de 25 femmes et de 25 hommes ayant publié au Noroît, surtout depuis les années 80.

« La parole passe à travers le miroir. Votre fille qui était muette ne l’est plus. Après la parole empêchée, le flot irrépressible peut advenir. » Ainsi débute… Écrits au noir de France Théoret en 2009. Toujours aux Éditions du remue-ménage, La forêt des signes procède des mêmes « réflexions passionnées » de la poète-essayiste-romancière qui poursuit sa quête de vérité à travers une vie d’écriture, portée par l’expérience des femmes à peine sorties de la forêt noire du mépris.

Tous les beaux livres coûtent très chers. Faux. En mini-format, ils sont plutôt abordables. La maison française L’Atelier des noyers vient de publier Roses de Louise Dupré / Anouk Van Renterghem, L’heure violette de Denise Desautels / Erika Povilonyté et Cœur d’orange de Diane Régimbald / Christine Brioul. Alliées à trois artistes européennes, les poètes québécoises se retrouvent dans de beaux écrins qui peuvent composer ensemble un cadeau de Noel idéal pour les amateurs.trices d’arts visuels et de littérature.