Tania Langlais, pĥoto: Mathieu Girard

Les artistes ne nous doivent rien, Les écrivain.e.s encore moins. Elles et ils travaillent déjà pour deux fois rien. N’empêche que la joie du lecteur déborde quand l’attente d’une nouvelle oeuvre prend fin après 12 ans. D’autant plus au sortir d’un printemps et d’un été qui sentent le renfermé. Au grand air, nous pouvons donc aller comme cheval fou avec Tania Langlais et Pendant que Perceval tombait (Herbes rouges). Entrevue joyeuse.

Que se cache derrière les regards interrogateurs, parfois lourds, posés sur les femmes qui n’ont pas d’enfant? Est-ce la liberté des nullipares qui dérange? Croit-on vraiment, en 2020, que le ventre des femmes appartient à quelqu’un d’autre qu’à elles-mêmes? Toutes ces questions nous trottaient dans la tête en ouvrant l’ouvrage collectif Nullipares dirigé par Claire Legendre chez Hamac. Voici quelques réponses.

Marjolaine Beauchamp, photo: Ludovic Potvin-Gingras

Après avoir été présentée à Ottawa et à Québec, la pièce M.I.L.F. arrive enfin à Montréal au Centre du Théâtre d’aujourd’hui. Son autrice et actrice, Marjolaine Beauchamp a écrit un texte engagé sur la maternité et la sexualité. La poésie de l’artiste de l’Outaouais renvoie à celle des grandes autrices. Ses propos doux et durs sont d’une lucidité qui force le respect.