Gilles Hénault aurait eu 100 ans le 1er août 2020. Fondées en son honneur, les Éditions Sémaphore – d’un titre bien connu du poète – rendent hommage à sa vie et à son oeuvre en diffusant 100 capsules sur leur site web https://www.editionssemaphore.qc.ca/ .
Vue d’ensemble. Martin Boisseau: Surfaces inertielles et seuils optiques. Photo Guy L’Heureux
Lorsque cette exposition, Martin Boisseau: Surfaces inertielles et seuils optiques a débuté, nous étions encore innocents. Nous ne savions rien de ce qui allait bientôt nous frapper. Elle s’est en effet ouverte une première fois le 7 mars, puis s’est évidemment interrompue quand toute la province a connu une fermeture abrupte, pour cause de pandémie. Mais qu’à cela ne tienne, la voilà reprise, pour une période qui s’étend cette fois jusqu’au 27 juin chez Roger Bellemare et Christian Lambert.
Chantal Dumas travaille le son depuis bien longtemps. Au cours de sa carrière, elle a autant sollicité le field recording, l’installation interactive, l’art radiophonique, l’art audio, l’électroacoustique; toutes des variantes de la production sonore.
Deux romans graphiques sur le désamour, la douleur, le vide, la paralysie. Félix Crépeau a développé un style singulier où la candeur côtoie la tristesse, où l’image onirique allège un propos parfois très sombre. L’autofiction sert ici à conjurer le sort et à apprivoiser les démons.
Toujours imaginatif, tendance utopiste, l’OFFTA a lieu cette année du 22 au 32 mai à Montréal. Le festival joue avec les dates et les lieux. Les artistes aussi. Sans limites, comme il se doit. Ainsi, les sujets les plus graves ou comiques, poétiques ou irrévérencieux s’entremêlent dans la programmation. Comme la performance déambulatoire Errances de Mélanie Binette qui traite du deuil.
Nicolas Bernier est une figure connue des arts médiatiques. Comme artiste sonore, il a été, pendant 10 ans, l’artisan de maintes expérimentations et l’invité de bien des événements de musique nouvelle. Maintenant professeur au département des musiques numériques à l’Université de Montréal, il n’a pas cessé pour autant sa pratique artistique. Son livre, Sur le diapason, porte sur un cycle bien particulier et permet de suivre un artiste hors norme sur le lent sentier de sa création.
Ce n’est pas la première fois qu’à la Maison des Arts de Laval, dans la salle Alfred-Pellan, on se livre à pareille excentricité. Cette fois, c’est sous la direction de la commissaire Ariane Plante que deux artistes unissent leurs forces dans le but de former sens autour d’œuvres fort différentes mais ici complémentaires. Ce qui compte met en relation les travaux de la cinématographe expérimentale Andrée-Anne Roussel et de l’artiste en nouveaux médias Samuel Saint-Aubin.
En toutes lettres est fier d’accueillir un nouveau collaborateur, Sylvain Campeau, qui, à compter de maintenant, nous entretiendra d’arts visuels. Bienvenu Sylvain.
Milutin Gubash, La main du magicien dans la froide lumière du jour, vue d’exposition, MAC LAU, 2019. Photo : Lucien Lisabelle
Le Musée d’art contemporain des Laurentides présente jusqu’au 5 avril les oeuvres récentes de Milutin Gubash sous l’intitulé c’est La Main du magicien dans la froide lumière du jour. Le grotesque et le chaos se côtoient dans l’exposition du commissaire Michel de Broin. Entre idéalisme et désabusement.
Évitant la cohue des musées à ce moment-ci de l’année, un détour par le 1700 de la Poste apaise amplement la soif d’art visuel. L’exposition Les états limites regroupe les travaux de trois artistes œuvrant en gravure: Guy Langevin, Tracy Templeton et Ariane Fruit. Trois créateurs aux techniques différentes qui savent capter la lumière, les traces et la mémoiredans une sorte d’odyssée de l’espace pictural. Il reste trois semaines pour en profiter.