Cité mémoire est un projet d’art public grandiose à l’échelle montréalaise. Le parcours interactif continuera de s’étendre au cours des ans et il fera probablement des petits ailleurs dans le monde. Comme on peut le constater dans le film de Janice Zolf et de Sylvie Van brabant, Au coeur de Cité Mémoire, c’est surtout le résultat d’une longue amitié créative entre les idéateurs du projet, Michel Lemieux et Victor Pilon.

Des théâtres ont ouvert leurs portes à la recherche et à la création en temps de pandémie. D’autres salles se mettent au service de webdiffusions. La situation est loin d’être idéale, mais le milieu des arts vivants se fend d’idées et d’innovations pour maintenir les liens entre les artistes et avec le public.

Alain Mongeau (MUTEK) et Lisa Rubin (Centre Segal), photo: Normand Huberdeau/Groupe NH photographes 

Le festival MUTEK est le lauréat du 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal. Doté d’une bourse de 30 000 $, la récompense vient souligner les 20 ans de cet événement annuel international. C’est la deuxième fois que le festival reçoit le Grand Prix puisqu’il l’avait partagé avec le festival ELEKTRA il y a 10 ans.

L’excellent roman Bermudes de Claire Legendre (Leméac) fait partie d’une trilogie incluant un documentaire (Bermudes (Nord) ) et une création scénique (à venir). Les quais accostés – souvenirs, relations amoureuses, ruptures, solitude, mélancolie – ouvrent le sens plutôt que de le réduire. Sur un continent qui peut écorcher autant qu’il peut faire sourire. Là où les doubles de soi se multiplient dans le brouillard de la vie.

Voici le livre d’une femme exceptionnelle et malheureusement méconnue, Kathleen Collins, paru en juin aux Éditions du Portrait. Journal d’une femme noire rassemble les premiers écrits traduits en français de cette artiste et féministe noire américaine, décédée du cancer en 1988. Cinéaste, dramaturge, écrivaine, professeure et militante, Kathleen Collins nous donne à lire une parole unique, brillante qui saurait encore, à notre époque trouble, inspirer les mouvements sociaux.

La chorégraphe et cinéaste Dana Gingras a collaboré avec Marie Brassard (texte et narration) pour créer Chute libre, un film immersif présenté à la SAT jusqu’au 27 avril. Cette expérience allie l’intelligence d’une forme maîtrisée par la réalisatrice à la qualité de la réflexion de la dramaturge pour créer un continuum narratif convaincant sur la réalité organique de la condition humaine.