Robert Morin, pphoto:

Robert Morin nous fait son cinéma avec ses Scénarios refusés, recueil publié par Somme toute. Ce ne sont pas des romans ou même des novellas, souligne-t-il, mais leur lecture est néanmoins passionnante. Dans ces trois récits, on retrouve l’imaginaire sans tabous ni préjugés du réalisateur de Yes sir madame!, des personnages tragiques et des descriptions ultra-précises. C’est une démarche tout à fait libre à laquelle s’adonne le cinéaste, une écriture qu’aucune production cinématographique ne pourra altérer. Ces non-films sont d’excellents Morin.

Du théâtre en réalité virtuelle ! La novatrice compagnie de Catherine Bourgeois, Joe Jack et John, s’est lancée dans une création numérique inclusive et immersive intitulée Violette. Cette expérience de RV dure 25 minutes et nous fait rencontrer une jeune femme dans sa chambre où elle nous parle d’une expérience qui l’a marquée profondément. À Espace libre jusqu’au 30 mai.

The Bakery – Skin. Photo : Merissa Tordjman

Du 21 au 23 avril, la webdiffusion de Skin de Leslie Baker, relève de l’événement. C’est une très belle réussite de cette présente saison écourtée. Coprésenté par le Théâtre La Chapelle et le Centaur, cette œuvre fait prendre l’air au théâtre pour s’apparenter davantage au vidéo d’art. Et c’est tant mieux.

Plus de 114 000 travailleurs culturels ont perdu leur emploi au Canada en 2020, soit une personne sur quatre œuvrant dans ce domaine. La pandémie a particulièrement ravagé le théâtre et les arts de la scène, puisque les compagnies d’arts d’interprétation – ce qui exclut le cinéma et la télévision – ont connu une baisse de 41 % du nombre d’emplois et de 60% en heures travaillées. Une véritable hécatombe.

Cité mémoire est un projet d’art public grandiose à l’échelle montréalaise. Le parcours interactif continuera de s’étendre au cours des ans et il fera probablement des petits ailleurs dans le monde. Comme on peut le constater dans le film de Janice Zolf et de Sylvie Van brabant, Au coeur de Cité Mémoire, c’est surtout le résultat d’une longue amitié créative entre les idéateurs du projet, Michel Lemieux et Victor Pilon.

Des théâtres ont ouvert leurs portes à la recherche et à la création en temps de pandémie. D’autres salles se mettent au service de webdiffusions. La situation est loin d’être idéale, mais le milieu des arts vivants se fend d’idées et d’innovations pour maintenir les liens entre les artistes et avec le public.

Alain Mongeau (MUTEK) et Lisa Rubin (Centre Segal), photo: Normand Huberdeau/Groupe NH photographes 

Le festival MUTEK est le lauréat du 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal. Doté d’une bourse de 30 000 $, la récompense vient souligner les 20 ans de cet événement annuel international. C’est la deuxième fois que le festival reçoit le Grand Prix puisqu’il l’avait partagé avec le festival ELEKTRA il y a 10 ans.