Gabor Szilasi

Gabor Szilasi a 94 ans. Pendant ses 25 années d’enseignement, au Cégep du Vieux-Montréal comme à l’Université Concordia, il a formé des générations de photographes qui, chacun le dira, lui doivent beaucoup. Mais, surtout, avant tout, Gabor Szilasi est photographe. Au cours de la dernière décennie, on a d’ailleurs eu droit à des expositions rétrospectives d’envergure sur son œuvre. C’est lors d’une de celle-ci qu’il rencontre Joannie Lafrenière. Une complicité se crée dont va résulter ce film aujourd’hui sur nos écrans, tout simplement intitulé Gabor.

La conquête du béluga, crédit : Benoît Daoust

Du 25 mai au 9 juin prochains, le 16e FTA ouvre grand les voiles avec un retour important en présentiel. Le festival se montre moins européo-montréalo-centriste et à l’écoute de créateurs et créatrices qui gagnent à être davantage reconnu.e.s. C’est le cas de l’artiste de l’année 2020 en Gaspésie, Maryse Goudreau, qui se consacre depuis dix ans à une oeuvre-archive sur les bélugas. Cette créatrice multidisciplinaire présente au FTA sa pièce écoféministe, La conquête du béluga.

 Paroles amérikoises est le livre de quelqu’un qui, jusqu’à présent, a surtout livré le fruit de ses préoccupations par le biais du documentaire. Il est aussi l’un des premiers livres de la nouvelle maison d’édition de Corinne Chevarier, Stéphane Despatie et Didier Minneci  Cela, déjà, attire l’attention; les premiers ouvrages d’une maison d’édition annonçant en quelque sorte ses couleurs.

Michel Boulanger, arrêt sur image Dans ces rangs de lignes pressées, vidéo d’animation
numérique, 9 minutes, 2022, crédit photo : Michel Boulanger

Michel Boulanger est un artiste que l’engagement premier en dessin et peinture a tranquillement fait dériver vers le numérique, la modélisation 3D et l’animation. Cela s‘est fait sans que la facture des images ait trop été modifiée dans la transition. Passé cette mue, thèmes et intérêts sont demeurés constants. Mais ils ont acquis une tonalité nouvelle quand confrontés aux possibilités qu’offre le film d’animation, comme on peut le constater à la Galerie Occurrence jusqu’au 26 février.

Le théâtre reçoit une bonne part du gâteau avec l’annonce des lauréat.e.s des Prix du Québec 2021 en culture et en sciences. Le dramaturge Michel-Marc Bouchard, la directrice du TNM Lorraine Pintal et l’auteur-compositeur-interprète et comédien Michel Rivard, dont on se souvient du spectacle récent L’origine de mes espèces présenté entre autres chez Duceppe, ont été honorés.

Sébastien Ricard dans Rêve et folie, photos: Valérie Remise

Théâtre ou littérature? Le Festival international de la littérature de Montréal vibre dans cette mince tranchée ouverte par des créations uniques et capables de marier parfaitement les deux disciplines. C’est le cas de cette œuvre de Brigitte Haentjens, Rêve et folie, mettant en vedette un Sébastien Ricard des plus intense, inspiré, incandescent. Vu dans la 5e Salle de la Place des arts.

Le Festival international de la littérature déploie les mots sous toutes leurs formes et dans tous les lieux possibles. Le 27e FIL sera donc multidisciplinaire, voire tentaculaire jusqu’au bout du langage. Romans, essais et poésie à l’avant-plan, classiques, postmodernes ou hybrides, théâtre, cinéma, performance et musique en appui, en salle, en ligne et à l’extérieur. La codirectrice générale et directrice artistique Michelle Corbeil et le codirecteur général Jérémie Niel ont tissé un beau et long FIL à dérouler.