On ne refait pas l’histoire, mais encore faut-il la connaître. L’historien Maurice Séguin a publié en 1968 L’idée d’indépendance au Québec. Ce court, mais important essai, a été réédité en 1977 et le revoici chez Boréal compact. Pourquoi? Et bien, il semble que l’histoire se répète en ce « pays' » du Québec.
Jessica Houston, Over the Edge of the World, vue d’ensemble, photos: Mike Patten
Pour la seconde fois à l’intérieur d’une année et demie, Jessica Houston nous convie dans des lieux aux extrémités de notre monde avec son exposition Over the Edge of the World à Art mûr. Cette exposition évoque les pôles opposés que sont celui du Nord et cet autre, du Sud. Elle nous ramène à l’époque de leur conquête et à ceux qui en furent les explorateurs. Trois références façonnent cette présentation : les figures de Robert Peary, Roald Amundsen et une œuvre de fiction d’une nommée Ursula K. Le Guin.
Émilie Monnet, d’origine anishnaabe et française, nous présente une nouvelle mouture de sa pièce Okinum, offerte une première fois en 2018 et récemment publiée aux éditions Les Herbes rouges. Cette nouvelle version semble faire une quinzaine de minutes de moins que celle du Théâtre d’Aujourd’hui. Elle a sans doute gagné en efficacité, ce faisant. Et en intensité!
Sociologue et chercheur en études noires, Philippe Néméh-Nombré est également vice-président de la Ligue des droits et libertés et siège au comité de rédaction de la revue Liberté. Il est l’auteur de plusieurs articles dans des revues spécialisées. Seize temps noirs pour apprendre à dire kuei est son premier essai publié à Mémoire d’encrier.
Vue de l’exposition Nightlife au mont Pinacle d’Éliane Excoffier. Crédit photo : Laurence Grandbois Bernard. Courtoisie : Adélard, Frelighsburg.
Éliane Excoffier est, depuis quelques années maintenant, résidente de la région de Frelighsburg. Une de ses connaissances, membre de la Fiducie foncière du mont Pinacle, a évoqué avec elle l’idée d’élaborer un projet sur le site préservé sur ce mont. Il n’en fallait pas plus pour que le projet prenne forme et que le Centre Adélard, de plus en plus incontournable dans la région comme dans le monde des arts visuels au Québec, se joigne à l’aventure de Night Lifeau mont Pinnacle.
L’Espoir radical que veulent nourrir les Rencontres de la photographie en Gaspésie, puisque c’est là le thème choisi, peut bien reposer sur des propositions qui se concentrent sur le personnel et l’intime. Nul besoin de ratisser large, parfois. Ce qui préoccupe l’un est d’intérêt pour tous! Ici, deux photographes, Sophie Jodoin et Victorine Alisse, s’attardent à l’horizon familial, de façon différente mais complémentaire. Toutes deux tendent au narratif par la conjonction de l’image et du texte dans cette contribution singulière à l’événement gaspésien.
Il n’y pas probablement pas de meilleur endroit pour une telle exposition, Photographies queers, que le Musée McCord. En même temps, c’est le plus inattendu des lieux pour une telle initiative! On sait que le musée est propriétaire des archives Notman et qu’on compte en celles-ci un grand nombre de photos dites familiales, montrant, avec les apparats du temps et les postures obligées, les membres de grandes familles bourgeoises d’alors. À l’époque, passer entre les mains de ce photographe émérite et se soumettre à la photographie était une sorte de consécration. Cela contribuait à établir sa prééminence sociale. Les images de famille que propose JJ Levine ne sont pas aussi, apparemment, éminentes! Mais elles participent d’une nécessité plus grande encore et il n’est pas innocent que cela passe par le McCord!
Vue d’ensemble, Fly-on-the-Wall de Laurence Hervieux-Gosselin, photo: Robert Dubé
Les Rencontres de la photographie en Gaspésie se poursuivent jusqu’au 30 septembre. Pendant que l’événement présentera une série de rencontres en tournée, du 17 au 21 août, nous poursuivons notre petit tour d’horizon, bien partiel, composé de quelques coups de coeur: Laurence Hervieux-Gosselin et Mélissa Longpré.
Eiji Ohashi, Roadside Lights, ville de Kutchan 2017
Les Rencontres de la photographie en Gaspésie en sont maintenant à leur 13e édition. On connaît leur modus operandi. Il s’agit de couvrir un très large territoire avec des événements de toutes sortes, sur une période commençant en mi-juillet pour se terminer à la fin septembre. Cette année, quelque 400 kilomètres séparent le lieu de la 1ère exposition à Petite-Vallée de celui de la dernière dans la Baie des Chaleurs, à Matapédia. Alphiya Joncas et Alain Lefort forment ainsi une double parenthèse qui encadre toutes les autres.
Vue d’ensemble : Tous les vents de Jocelyne Alloucherie, photo : Jacky Georges Lafargue
Le Magasin général présente cet été des oeuvres des artistes Leila Alaoui, Jocelyne Alloucherie, Jérémy Gobé et Justin Weiler. Créé en 2015, le centre de résidence, de production et de diffusion en art actuelest situé à Rivière-la-Madeleine en Gaspésie. Une visite qui vaut amplement le détour, écrit Sylvain Campeau.