Olivier Arteau et Fabien Piché en répétition, photos: Chloé Delorme

Confinés, enfermés, cloîtrés, nous le sommes à divers degrés depuis un an. Avec leur projet La pudeur des urinoirs, Olivier Arteau et Fabien Piché pousseront le « vécu » pandémique encore plus loin en s’isolant… devant tout le monde. Dans les deux prochaines semaines, ils iront au bout de leurs forces, tour à tour, en marchant en continu sur un tapis roulant, puis en étant enfermés dans des casiers. À voir dans la vitrine du Centre du Théâtre d’aujourd’hui et sur le web.

Alep, portait d’une absence, photos: Pierre Yves Massot

Programmée l’an dernier puis reportée à cette année, la pièce Alep, portrait d’une absence reste l’un des projets les plus attendus au FTA. Entre 2012 et 2016, la guerre civile a fait plus de 20 000 morts dans la deuxième ville de Syrie. Devant un spectateur à la fois, le spectacle « reconstruit » en quelque sorte Alep à l’aide des témoignages de 10 survivants qui ont fui le conflit. En toutes lettres s’est entretenu avec le dramaturge Mohammad Al Attar.

Nicole Brossard, photo: Denyse Coutu

Le 22e Festival de la poésie de Montréal commence aujourd’hui et se déroulera jusqu’au 6 juin avec la participation d’une cinquantaine de poètes lors d’une quinzaine d’événements inédits en ligne. La poésie des femmes y occupera une place importante. Entre nos mains est le thème cette année et ce qui s’y trouve depuis quelques mois est la fabuleuse Anthologie de la poésie actuelle des femmes au Québec 2000|2020 (préparée par Vanessa Bell et Catherine Cormier-Larose. En toutes lettres s’est entretenu de la poésie au féminin avec Nicole Brossard, coautrice de l’Anthologie de la poésie des femmes du Québec, des origines à nos jours.

Dans le cadre des activités de la Biennale CINARS 2021 se tenait, le 27 mai, la conférence Les trois Amériques, là où naissent et circulent nos rêves avec quatre intervenant·e·s autochtones du monde des arts et de la culture. En toutes lettres s’est entretenu avec deux des participant·e·s de cette scène des plus dynamiques : André Dudemaine et Conchi León .

Marie Brassard dans Violence, photos: Marlène Gélineau-Payette

Le 15e Festival TransAmériques commence aujourd’hui à Montréal avec 26 spectacles en salles, en extérieur et en ligne. Après un report d’une année, Marie Brassard y présente, enfin, Violence du 27 mai au 2 juin. Un solo où elle ne sera pas tout à fait seule sur scène grâce aux merveilles de la technologie.

Un pas de plus pour les Prix de la danse de Montréal. La pandémie pousse l’organisation à faire une place cette année aux contenus numériques sous les formes d’œuvres installatives, vidéographiques et cinématographiques. La saison 2020-2021 est exceptionnellement prolongée jusqu’au 31 août au lieu du 30 juin. La remise des prix aura tout de même lieu en novembre.

Du théâtre en réalité virtuelle ! La novatrice compagnie de Catherine Bourgeois, Joe Jack et John, s’est lancée dans une création numérique inclusive et immersive intitulée Violette. Cette expérience de RV dure 25 minutes et nous fait rencontrer une jeune femme dans sa chambre où elle nous parle d’une expérience qui l’a marquée profondément. À Espace libre jusqu’au 30 mai.

Se dissoudre, photos: Mathieu Verreault

Se dissoudre, titre de la nouvelle pièce de Catherine Gaudet, ne signifie pas « disparaître ». En chimie, comme en danse pourrait-on dire, la dissolution est une « mise en solution ». Le soluté est cette substance s’incorporant à la nouvelle solution, ce qui lui donne sa différence et son caractère essentiel. À l’Agora de la danse du 11 au 15 mai.

Olivier Morin, Guillaume Tremblay et Navet confit

Après 10 ans, les trois astrologues du Théâtre du Futur croient encore un peu beaucoup passionnément en l’avenir. Toujours in jamais out, ils soufflent les chandelles d’un gâteau virtuel avec La colère des doux du 7 au 30 mai. Olivier Morin, Guillaume Tremblay et Navet confit ont transposé leur carte du ciel sur celle d’un Québec éclaté. Comme quoi le Futur parle du temps présent.