Vue d’exposition. Toutes les photos d’Isabelle Hayeur

Le projet était dans l’air depuis quelque temps déjà. L’artiste et sa commissaire, Isabelle Hayeur et Mona Hakim, planchaient sur une exposition en trois volets, accompagnée d’une publication ambitieuse par sa portée et son nombre de pages et, évidemment, d’œuvres reproduites. Tout cela était prévu pour l’automne et voilà que frappe la deuxième vague de cette pandémie! Qu’à cela ne tienne, on a tant attendu et espéré et nous revoilà enfin à pouvoir arpenter les salles des galerie et musées! D’ailleurs fermés pour des raisons qui ne tiennent pas la route…

Les personnages, 2020, édition 1/3, Impression numérique sur papier Legacy Baryta de Epson, 97 x 145 cm (38 x 57) 

La galerie Occurrence a été obligée de remettre à une date ultérieure son événement de levée de fonds, Valise. Comme elle a dû le faire aussi, comme bien d’autres galeries, pour ses expositions. Mais l’automne est là et tout reprend tranquillement. L’année commence ainsi avec une double exposition et un double vernissage, pour s’assurer d’avoir un nombre restreint de spectateurs. Les 15 et 17 septembre, s’ouvraient les présentations de Marie-Josée Laframboise et de Judith Bellavance.

Arbre seul (la nuit) (détail), 2017, Impression au jet d’encre sur papier chiffon rehaussé à la main à la feuille de palladium,120 po x 120 po

Voilà une exposition de Geneviève Cadieux qui devait ouvrir le 13 mars 2020! Mais on sait ce qui arriva et même la foi inébranlable de l’artiste en la suite des choses n’a pu renverser une tendance dont on ne savait rien à l’époque. Il a donc fallu attendre et attendre! Mais on ne perdait rien à ce délai qui ne nous a servi qu’à amplifier, peut-être, nos attentes.

Premier roman malheureusement passé inaperçu l’automne dernier, Les chambres obscures de Jean-François Villeneuve publié par Lévesque Éditeur, mérite l’attention. Ce récit filial parle avec justesse de la recherche de la vérité dans un monde où elle s’avère de plus en plus floue et, en filigrane, de la vie des exilés volontaires ou non, des apatrides, des réfugiés, au moment où l’on préfère détourner le regard de leur sort.