Espace Go s’est armé jusqu’aux dents en ce début de saison en présentant Les louves, une pièce mise en scène et interprétée par de jeunes artistes énergiques et affamées. La coach de l’équipe Solène Paré et ses neuf joueuses remportent ce match de la vie où des adolescentes vivent des montagnes russes d’émotions.

Lignes de fuite a été présentée au Théâtre d’aujourd’hui au printemps dernier

Lignes de fuite, toutes les photos sont de Valérie Remise

La troisième pièce de Catherine Chabot, Lignes de fuite, s’avère une suite logique aux deux premières. Il s’agit du portrait percutant d’une génération centrée sur elle-même, en déficit d’espoir et qui ose se moquer de tout élan de compassion ou des éléments les plus nobles du groupe. Effrayant.

Scène de crime, 2017-2018, Ariane Fruit, linogravure, 215 cm x 285 cm, © Laurent Lafuma, courtoisie du 1700 la Poste

Évitant la cohue des musées à ce moment-ci de l’année, un détour par le 1700 de la Poste apaise amplement la soif d’art visuel. L’exposition Les états limites regroupe les travaux de trois artistes œuvrant en gravure: Guy Langevin, Tracy Templeton et Ariane Fruit. Trois créateurs aux techniques différentes qui savent capter la lumière, les traces et la mémoire dans une sorte d’odyssée de l’espace pictural. Il reste trois semaines pour en profiter.

Sur la photo : Mayi-Eder Inchauspé, directrice de l’administration et des ressources humaines d’ESPACE GO, Micheline Chevrier, directrice artistique et générale d’Imago Théâtre, Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des arts de Montréal, Marie-Ève Milot, codirectrice artistique du Théâtre de l’Affamée et représentante des F.E.T., Ginette Noiseux, directrice générale et artistique d’ESPACE GO, Elkahna Talbi, autrice, poétesse, artiste de spoken word et comédienne, membre des F.E.T.

(Photo Caroline Laberge)

Sept mois après la tenue du Chantier féministe sur la place des femmes au théâtre organisé par Espace GO, le comité de direction de l’événement met de l’avant neuf recommandations pour atteindre la parité femmes-hommes au théâtre. En outre, Espace GO et le Conseil des arts de Montréal, en collaboration avec Imago Théâtre, Le Théâtre de l’Affamée et les Femmes pour l’équité en théâtre (F.E.T.) annoncent la création du Prix Jovette-Marchessault doté d’une bourse de 20 000 $

Le Salon du livre nouveau est arrivé. Enfin presque. La 43e édition de la fête du livre aura lieu au Palais des congrès en 2020, mais du 20 au 25 novembre prochain à la Place Bonaventure, le Salon se refait déjà une beauté en reconfigurant ses espaces et en lançant de nouveaux projets. En outre, on assistera cette année au retour d’une thématique, « Se raconter ».

Disparu.e.s, photos: Caroline Laberge

Au-delà du rire, beaucoup de sortes de rires en fait, la pièce Disparu.e.s porte véritablement sur la disparition de la famille. On peut y lire également la désintégration d’une société cynique composée d’individus mesquins et profondément malheureux. Ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle, sait-on, et René Richard Cyr l’a bien compris en administrant, avec ce spectacle captivant, une superbe taloche à la face de l’hypocrisie.

Une chorégraphie sans « chorégraphe » ni « danseurs ». Dousse nuit, holey night d’Audrée Lewka et Les Lewski fait partie de ces performances à la frontière des disciplines. Après Poneyboyz présenté au OFFTA en mai dernier, Audrée Lewka propose une autre courte pièce inspirée de la fête du petit Jésus et du gros barbu, Dousse nuit, holey night. En musique et en costumes.

Disparu.e.s, photo Caroline Laberge

Présentée chez Duceppe, la pièce Disparu.e.s (August: Osage County) met en scène une famille dysfonctionnelle américaine qui aurait pu tout aussi bien être québécoise. La mort du père fait ressortir la vérité se cachant derrière chacun des membres du clan Weston, la mère et des trois sœurs. Marie-Hélène Thibault joue l’aînée, Barbara, qui refuse de disparaître.