Le poète Frédéric Dumont a déménagé, mais il a gardé sa chambre. Survivant à la fermeture de la maison d’édition l’Écrou, il retrouve chez Les herbes rouges la même liberté lui permettant d’être à l’écoute de l’intime et du langage. Ce qui le sauve, ce qui l’aide à maintenir le rythme et le souffle dans sa Chambre minimum, son quatrième recueil.

photo: Yura Forrat

Lancée à voix haute, vibrante à l’écran ou gravée dans un bout d’écorce, la poésie sera, heureusement, toujours sur notre chemin. Pendant les névroses collectives, elle exhale ce qui existe à la fois de déchirant et de lumineux. Vaccin contre l’indifférence et la négligence, réconfort, affranchissement. Voici les 25 recueils qui, chacun à sa manière, nous ont tenus loin des ténèbres en 2021.

En plus de sa participation comme comédienne à la pièce Les filles du Saint-Laurent présentée en ce moment à Paris, Émilie Monnet travaille à la création de Marguerite : le feu – une œuvre relatant la vie de l’esclave autochtone Marguerite Duplessis – qui sera présentée au printemps. Cette artiste multidisciplinaire a créé plusieurs spectacles en une dizaine d’années. Okinum est sa première pièce publiée.

Tania Langlais, pĥoto: Mathieu Girard

Les artistes ne nous doivent rien, Les écrivain.e.s encore moins. Elles et ils travaillent déjà pour deux fois rien. N’empêche que la joie du lecteur déborde quand l’attente d’une nouvelle oeuvre prend fin après 12 ans. D’autant plus au sortir d’un printemps et d’un été qui sentent le renfermé. Au grand air, nous pouvons donc aller comme cheval fou avec Tania Langlais et Pendant que Perceval tombait (Herbes rouges). Entrevue joyeuse.