Bertrand Laverdure, photo: Pascal Lysaught

À l’initiative de notre collaborateur, Sylvain Campeau, En toutes lettres entreprend aujourd’hui une série de lectures de poésie pour mettre des mots sur les maux du moment.

José Claer, photo Marie-Pierre Drolet

La diversité sexuelle ouvre de nouveaux champs artistiques et littéraires. De nouveaux territoires lexicaux et narratifs, explorés par des artistes de plus en plus nombreux à évoluer en marge des concepts cisnormatifs. José Claer est de ceux-là. Son plus récent recueil Mordre jusqu’au sang dans le rouge à lèvres nous donne accès à une réalité crue, fantasmée, métaphorique, luxuriante. La sienne.

La maison d’édition La Mèche n’en est pas à son premier collectif. Après trois intéressantes cartographies du territoire, voici qu’elle se lance dans les étoiles avec douze autrices ayant chacune un signe astrologique différent. Mais c’est davantage une constellation de l’intime qu’une carte du ciel qu’ont planifiée Sébastien Dulude et l’astrologue en chef Ariane Lessard.

À sa question « Quoi le poème? », Martine Audet répond qu’elle continue. Au Salon du livre, elle dédicacera son plus récent recueil La société des cendres. Et s’il y a escarbilles, c’est qu’il y a eu flammes. Martine Audet brûle de vérité. Avec des mots fragiles et forts à la fois, elle protège le vide essentiel dans une chambre qui n’existe pas et à laquelle, elle nous donne généreusement accès.

Annie Lafleur, photo: Le Quartanier, Justine Latour

Ciguë d’Annie Lafleur marque la fin d’un cycle. Avec ce livre dense, l’autrice reprend la route à moto, à dos de piranha ou de serpent. Elle nous offre un manuel de survie écrit dans une jungle touffue où elle se dévoile, sans se dévoiler. Entre un fusil sur la tempe et une traversée à la nage, elle a respiré à fond et s’est amusé avec la langue. De la grande poésie.

La directrice du FIL, Michelle Corbeil, photo: Marie-Andrée Lemire

Du 20 au 29 septembre, le Festival international de la littérature célébrera son 25e anniversaire en bonne partie avec des mots de femmes qui ont marqué les lettres depuis plus de 100 ans: d’Emily Dickinson à Nancy Huston en passant par Sylvia Plath et Nelly Arcan. Le FIL se promènera partout au Québec cette année, grâce aux librairies indépendantes, et présentera donc 75 événements pour tous les publics avec la participations de plus de 200 artistes.

Natasha Kanapé Fontaine, photo: Godefroy Mosry

Ce n’est pas un spectacle de théâtre, de slam ou de musique. Ce n’est pas un récital de poésie ni une performance non plus. Mais c’est un peu tout ça que nous offre la magnétique et incandescente Natasha Kanapé Fontaine avec Tshishikushkueu. Inspirée de son recueil Bleuets et abricots, l’artiste nous lance en orbite dans un saisissant espace intersidéral et interdisciplinaire.

Louise Warren, photo: Richard Gravel

Essayiste et poète, dans cet ordre plus que jamais, Louise Warren revêt à nouveau son regard étonné sur le monde dans Le livre caché de Lisbonne. Cet essai, comme un autre qui le préparait en quelque sorte L’enveloppe invisible, montre l’atelier de l’artiste, cette fois, mobile. Un atelier avec des objets et des lieux, à Lisbonne, étrangers. Une matière bien réelle, toutefois, libératrice des sensations dont a besoin Louise Warren dans sa réflexion sur la création.