Dans le nuage, Hugo B. Lefort

La 15e édition du Festival TransAmériques prend l’allure d’une immense bouée de sauvetage devant le raz-de-marée qui menace, depuis un an, d’emporter les arts vivants. Beaucoup de danse, durement affectée par les annulations pandémiques, et surtout des créatrices et créateurs d’ici, étant donné les voyages restreints. Le FTA répond au nécessaire face aux dangers.

Marie Brassard dans Violence, photo: Marlène Gélineau Payette

Les sept premiers spectacles annoncés par le 15e Festival TransAmériques inscrivent les choix du programmateur Martin Faucher dans un objectif allant clairement à l’encontre des discriminations. Tout en diversité et en hybridité. Six créatrices (Marie Brassard, Louise Lecavalier, Mélanie Demers, Rhodnie Désir, Lara Kramer et Soleil Launière) et un créateur (2Fik) présenteront leur nouveau spectacle du 26 mai au 12 juin prochains. En présentiel, en extérieur et/ou en intérieur si la situation le permet, et en virtuel.

Des théâtres ont ouvert leurs portes à la recherche et à la création en temps de pandémie. D’autres salles se mettent au service de webdiffusions. La situation est loin d’être idéale, mais le milieu des arts vivants se fend d’idées et d’innovations pour maintenir les liens entre les artistes et avec le public.

Courir l’Amérique, photos de répétition: Sylvie-Ann Paré

Rien ne sert de discourir, il faut partager à point. C’est ce que proposent Patrice Dubois, Soleil Launière et Alexandre Castonguay avec le spectacle Courir l’Amérique. Inspirés par les livres de Serge Bouchard et de Marie-Christine Lévesque, les trois complices de scène (re)font l’histoire de ce coin de terre que nous avons de la difficulté à partager. Heureusement, le vrai dialogue est toujours fécond.