Alain Mongeau (MUTEK) et Lisa Rubin (Centre Segal), photo: Normand Huberdeau/Groupe NH photographes 

Le festival MUTEK est le lauréat du 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal. Doté d’une bourse de 30 000 $, la récompense vient souligner les 20 ans de cet événement annuel international. C’est la deuxième fois que le festival reçoit le Grand Prix puisqu’il l’avait partagé avec le festival ELEKTRA il y a 10 ans.

Le festival Jamais lu n’arrête jamais. La preuve: les événements de Montréal et de Paris se sont mariés dans le cadre de Paradis artificiel – Cabaret des oxymores. La sixième édition parisienne du festival a été reportée à l’an prochain, mais 20 autrices et auteurs d’ici et de la Francophonie ont concocté 10 balados qui parlent du monde actuel. Autour de l’idée d’oxymore, joli mot qui ne se lit jamais, mais qui se dit tout le temps. À moins que ce ne soit le contraire…

Bibliothèque de Réjean Ducharme, photo: Monique Bertrand

En attendant de pouvoir « entrer » nous aussi dans la bibliothèque de Réjean Ducharme au Musée de la civilisation en 2022, Monique Bertrand et Jacinthe Martel nous parlent de l’inventaire des lieux – qui seront reproduits à l’identique à Québec – qu’elles viennent de publier chez Nota Bene, A 1.1 La bibliothèque de Réjean Ducharme. Avec Monique Jean, elles sont allées de surprise en fascination et de découverte en émotion dans l’antre du plus secret de nos écrivains.

Nindy Banks dans Papillon, photo: Do Phan Hoi

L’effet papillon, la théorie du chaos. On y est! Un battement d’ailes de papillon en Chine, puisqu’on ignore si le pangolin est le réel méchant de l’histoire, provoque une pandémie dans le monde. Plus prosaïquement, résumons en disant que, malgré la répétition d’une action à l’infini, le résultat restera, lui, imprévisible. C’est ce qu’explore la chorégraphe Helen Simard avec sa pièce Papillon.

Yann Fortier, photo : Justine Latour

Le deuxième roman de Yann Fortier chez Marchand de feuilles, Né pour être vivant, évoque la fin des années disco, de la technologie analogique et de l’insoutenable légèreté de l’être. Le parallèle avec notre époque pourrait sembler troublant, si ce n’était pas de l’humour dévastateur et des inventions si bien tricotées de l’auteur de L’angoisse du paradis. Rions tant qu’il en est encore temps.

Michaël Trahan, photo: Justine Latour

Trois livres brillants confirment Michaël Trahan comme l’un des auteurs les plus passionnants de sa génération. L’écrivain de 36 ans a vu ses deux premiers recueils de poésie recevoir des prix importants. Il compte lancer sa prose vers des chemins plus essayistiques dorénavant. Une vraie Vie nouvelle (Le Quartanier) pour ce néo-papa et prof de littérature à l’université Laval.

L’excellent roman Bermudes de Claire Legendre (Leméac) fait partie d’une trilogie incluant un documentaire (Bermudes (Nord) ) et une création scénique (à venir). Les quais accostés – souvenirs, relations amoureuses, ruptures, solitude, mélancolie – ouvrent le sens plutôt que de le réduire. Sur un continent qui peut écorcher autant qu’il peut faire sourire. Là où les doubles de soi se multiplient dans le brouillard de la vie.