Des nouvelles du Canada anglais ! C’est le genre littéraire pratiqué par l’Ontarien Andrew Forbes. Son deuxième livre traduit en français s’intitule Terres et forêts. La publication de cet auteur, fan de baseball, représente un véritable coup de circuit de la part des Éditions de Ta mère. Andrew Forbes écrit avec bienveillance. Il trace le portrait des habitants de ce vaste territoire qu’est le Canada. Des gens qui traversent et qui sont traversés par un pays où tout est toujours à reconstruire.

Le Centre du Théâtre d’aujourd’hui se lance. Les cyclistes roulent, mais les artistes travaillent aussi rue Saint-Denis. Ils joueront devant public demain, dans deux mois ou plus tard. Pas question de virtuel au CTDA pour l’instant. Le directeur, Sylvain Bélanger, s’engage envers les artistes pour continuer de répéter et de présenter les neuf pièces prévues au programme quoiqu’il arrive.

                                                                                   
C’est une nouvelle importante dans le monde de la danse qu’il nous faut célébrer. La brillante Rhodnie Désir a remporté le Grand Prix de la Danse de la Ville de Montréal 2020, devenant la plus jeune artiste et la première femme noire à obtenir ce prix qui s’accompagne d’une appréciable enveloppe de 25 000 $.

Gyrðir Elíasson est un poète, écrivain, traducteur islandais acclamé à quelques reprises pour ses romans. Il a en effet été récipiendaire du grand prix de littérature du Conseil nordique en 2011 alors qu’il avait déjà été en deux autres occasions, malheureuses, nommé pour cette récompense. Cette année, son roman, La Fenêtre au sud, faisait partie de la première liste des prix Médicis étranger 2020; mais malheureusement plus de la liste finale. Aux éditions La Peuplade, c’est sa troisième publication.

Poète des contrastes, des idées, situations ou sentiments qui s’entrechoquent souvent dans un même vers, Anne-Marie Desmeules a franchi avec Nature morte au couteau une étape l’amenant vers une écriture plus ample, démontrant un souffle nouveau, cherchant l’équilibre. Un style prometteur aux yeux de la poète elle-même qui est désormais publiée au Quartanier.

Alain Mongeau (MUTEK) et Lisa Rubin (Centre Segal), photo: Normand Huberdeau/Groupe NH photographes 

Le festival MUTEK est le lauréat du 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal. Doté d’une bourse de 30 000 $, la récompense vient souligner les 20 ans de cet événement annuel international. C’est la deuxième fois que le festival reçoit le Grand Prix puisqu’il l’avait partagé avec le festival ELEKTRA il y a 10 ans.

Le festival Jamais lu n’arrête jamais. La preuve: les événements de Montréal et de Paris se sont mariés dans le cadre de Paradis artificiel – Cabaret des oxymores. La sixième édition parisienne du festival a été reportée à l’an prochain, mais 20 autrices et auteurs d’ici et de la Francophonie ont concocté 10 balados qui parlent du monde actuel. Autour de l’idée d’oxymore, joli mot qui ne se lit jamais, mais qui se dit tout le temps. À moins que ce ne soit le contraire…

Covid oblige, le Théâtre de La Manufacture rebrasse les cartes et propose la captation de la comédie satyrique Fairfly, du dramaturge catalan Joan Yago, dans une mise en scène de son compatriote Ricard Soler Mallol, dès demain – dans l’attente impatiente de la réouverture du théâtre et l’espoir de directives moins draconiennes de la Santé publique.

Bibliothèque de Réjean Ducharme, photo: Monique Bertrand

En attendant de pouvoir « entrer » nous aussi dans la bibliothèque de Réjean Ducharme au Musée de la civilisation en 2022, Monique Bertrand et Jacinthe Martel nous parlent de l’inventaire des lieux – qui seront reproduits à l’identique à Québec – qu’elles viennent de publier chez Nota Bene, A 1.1 La bibliothèque de Réjean Ducharme. Avec Monique Jean, elles sont allées de surprise en fascination et de découverte en émotion dans l’antre du plus secret de nos écrivains.

Nindy Banks dans Papillon, photo: Do Phan Hoi

L’effet papillon, la théorie du chaos. On y est! Un battement d’ailes de papillon en Chine, puisqu’on ignore si le pangolin est le réel méchant de l’histoire, provoque une pandémie dans le monde. Plus prosaïquement, résumons en disant que, malgré la répétition d’une action à l’infini, le résultat restera, lui, imprévisible. C’est ce qu’explore la chorégraphe Helen Simard avec sa pièce Papillon.