Livre exceptionnel que ce deuxième roman d’Ariane Lessard. École pour filles, publié par La Mèche, est un hymne à l’imaginaire féminin. Chant de gorge qui laisse passer la douleur, chant choral qui dit la multiplicité et la complexité de la parole des femmes, chant poétique totalement libre et enivrant.

Debouttes, Murale de caroline Monnet, fournie par Espace GO

Que reste-t-il à la culture pendant ce reconfinement? Art public, balado, web, interactivité… Je suis une femme d’octobre d’Espace GO réunit toutes ces activités pour dire qu’encore une fois, de trop!, l’histoire est écrite par des hommes. Pourtant, depuis la Crise d’octobre 70, les femmes n’ont jamais cessé de changer le monde.

Le Festival TransAmériques investit 244 000 $ dans 27 projets portés par 42 créatrices et créateurs en danse et en théâtre qui pourront bénéficier de résidences de création, d’investissements en coproduction, de soutien à la recherche et technique ou dramaturgique.

Se réinventer, qu’elle disait la ministre de la Culture. Que fait-on quand on se spécialise en réinvention des arts vivants depuis neuf ans? On continue. Résilients. Le 9e Festival Phénomena aura lieu du 3 au 23 octobre avec une balado, deux captations de spectacles différés, neuf courts-métrages sur le web, des conversations Zoom et, si le dieu pandémique le permet, un spectacle extérieur.

Le pays des cons. Derrière: Léonnie St-Onge, Caroline Lavigne, Sylvie De Morais- Nogueira et Daniel Parent. Devant: Christophe Baril. Photo: Hugo B. Lefort

Le Théâtre de l’Opsis de Luce Pelletier poursuit sa quête de textes de femmes d’ailleurs toujours aussi pertinents les uns que les autres. La pièce de la dramaturge moldave Nicoleta Esinencu, That moment – Le pays des cons déboulonne avec un humour mordant la corruption et le capitalisme sauvage.

Les personnages, 2020, édition 1/3, Impression numérique sur papier Legacy Baryta de Epson, 97 x 145 cm (38 x 57) 

La galerie Occurrence a été obligée de remettre à une date ultérieure son événement de levée de fonds, Valise. Comme elle a dû le faire aussi, comme bien d’autres galeries, pour ses expositions. Mais l’automne est là et tout reprend tranquillement. L’année commence ainsi avec une double exposition et un double vernissage, pour s’assurer d’avoir un nombre restreint de spectateurs. Les 15 et 17 septembre, s’ouvraient les présentations de Marie-Josée Laframboise et de Judith Bellavance.

Lyndz Dantiste, Tatiana et Philippe Racine, Photo: Jorge Camoreti

La Sentinelle est une nouvelle compagnie formée de Lyndz Dantiste, Tatiana Zinga Botao et Philippe Racine. Un nom fort pertinent. Comme la lampe qui reste allumée la nuit au théâtre, le trio se veut un éclaireur de consciences par et pour la diversité sur les scènes montréalaises. Une belle aventure qui commence.