Soleil Launière dans Akuteu, photos: Valérie Remise

L’émergence de la parole autochtone contemporaine est l’une plus belles occurences sur les scènes québécoises depuis quelques années. Et la pièce de Soleil Launière, Akuteu, participe à ce mouvement hétéroclite et luxuriant, sachant autant évoquer la tradition que la vie complexe d’aujourd’hui.

Dominique Leclerc dans i/o, photos: Valérie Remise

Après Post humains, Dominique Leclerc s’est promenée dans plusieurs tribunes pour parler de… posthumanisme. Elle a rencontré des experts de toutes sortes qui l’ont amené à pousser plus loin sa réflexion sur l’avenir. Présentement à l’affiche du CTDA, i/o met en scène ses préoccupations sur ce qui restera de la vie après la vie.

En plus de sa participation comme comédienne à la pièce Les filles du Saint-Laurent présentée en ce moment à Paris, Émilie Monnet travaille à la création de Marguerite : le feu – une œuvre relatant la vie de l’esclave autochtone Marguerite Duplessis – qui sera présentée au printemps. Cette artiste multidisciplinaire a créé plusieurs spectacles en une dizaine d’années. Okinum est sa première pièce publiée.

Les filles du Saint-Laurent, toutes les photos de répétition : Valérie Remise

C’est une rareté au théâtre : assister à un extrait de pièce déjà prête des mois avant sa présentation à Montréal. Tout aussi particulier est le fait que l’équipe du texte de Rébecca Déraspe en collaboration avec Annick Lefebvre, Les filles du Saint-Laurent, et mis en scène par Alexia Bürger se soit prêtée à ce jeu quelque heures à peine avant de s’envoler vers Paris où le spectacle sera à l’affiche du Théâtre de la Colline du 4 au 21 novembre.

Madeleine Péloquin et David Boutin Dans Seeker, photos: Valérie Remise

La science-fiction au théâtre est chose rare. Comme la réalité semble s’en moquer, il est vrai que toute SF peut tomber rapidement dans le domaine de la science tout court. La dramaturge Marie-Claude Verdier a beaucoup réfléchi à la question et son texte Seeker prend le point de vue humain en compte face à la course technologique. Le metteur en scène Justin Laramée nous en parle.

Olivier Arteau et Fabien Piché en répétition, photos: Chloé Delorme

Confinés, enfermés, cloîtrés, nous le sommes à divers degrés depuis un an. Avec leur projet La pudeur des urinoirs, Olivier Arteau et Fabien Piché pousseront le « vécu » pandémique encore plus loin en s’isolant… devant tout le monde. Dans les deux prochaines semaines, ils iront au bout de leurs forces, tour à tour, en marchant en continu sur un tapis roulant, puis en étant enfermés dans des casiers. À voir dans la vitrine du Centre du Théâtre d’aujourd’hui et sur le web.

Audrey Talbot dans Corps titan, photos: Valérie Remise

Les petites et grandes frustrations de la dernière année au travail, à l’école et à la maison ne sont rien si l’on compare ces peccadilles à la vie d’Audrey Talbot depuis 2013. L’actrice raconte l’accident qui a failli lui coûter la vie, alors, ainsi que le long et pénible chemin qui l’a menée sur scène, aujourd’hui. Corps Titan (titre de survie) est un récit de résilience au-delà des clichés et, même, de la fiction. Au Centre du Théâtre d’aujourd’hui jusqu’à dimanche et, en supplémentaires, les 14 et 15 mai.

Le Centre du Théâtre d’aujourd’hui se lance. Les cyclistes roulent, mais les artistes travaillent aussi rue Saint-Denis. Ils joueront devant public demain, dans deux mois ou plus tard. Pas question de virtuel au CTDA pour l’instant. Le directeur, Sylvain Bélanger, s’engage envers les artistes pour continuer de répéter et de présenter les neuf pièces prévues au programme quoiqu’il arrive.