Toutes choses avec Kathleen Fortin et Sophie Cadieux, photos: Yanick Macdonald

Fanny Britt, Alexia Bürger, Kathleen Fortin et Sophie Cadieux nous offrent une ode à l’amitié avec la pièce Toutes choses au Théâtre de Quat’sous. Au moment où les liens entre humains se disloquent, cette proposition sympathique souligne notre besoin inextinguible des autres.

Les sorcières de Salem, photos de la pièce: Gunther Gamper

Sarah Berthiaume et Édith Patenaude revisitent le classique d’Arthur Miller, Les sorcières de Salem, en pensant à aujourd’hui. Aux femmes d’aujourd’hui. Écrite en 1953, la pièce contestait la chasse au sorcières du maccarthysme en se basant sur un événement s’étant déroulé plus de 250 ans auparavant. Les sorcières peuvent-elles encore voler ?

Les filles du Saint-Laurent, toutes les photos de répétition : Valérie Remise

C’est une rareté au théâtre : assister à un extrait de pièce déjà prête des mois avant sa présentation à Montréal. Tout aussi particulier est le fait que l’équipe du texte de Rébecca Déraspe en collaboration avec Annick Lefebvre, Les filles du Saint-Laurent, et mis en scène par Alexia Bürger se soit prêtée à ce jeu quelque heures à peine avant de s’envoler vers Paris où le spectacle sera à l’affiche du Théâtre de la Colline du 4 au 21 novembre.

Philippe Racine, Tatiana Zinga Botao et Lyndz Dantiste, photo: Jérémie Battaglia

Qui veut la peau d’Antigone? Certainement pas les trois membres de la compagnie La Sentinelle qui se branchent plutôt sur l’esprit du mythe pour en tirer des leçons contemporaines. Trois solos pour une seule héroïne. En commençant avec Tatiana Zinga Botao du 7 au 11 septembre à Espace libre.

« La parole passe à travers le miroir. Votre fille qui était muette ne l’est plus. Après la parole empêchée, le flot irrépressible peut advenir. » Ainsi débute… Écrits au noir de France Théoret en 2009. Toujours aux Éditions du remue-ménage, La forêt des signes procède des mêmes « réflexions passionnées » de la poète-essayiste-romancière qui poursuit sa quête de vérité à travers une vie d’écriture, portée par l’expérience des femmes à peine sorties de la forêt noire du mépris.

Nicole Brossard, photo: Denyse Coutu

Le 22e Festival de la poésie de Montréal commence aujourd’hui et se déroulera jusqu’au 6 juin avec la participation d’une cinquantaine de poètes lors d’une quinzaine d’événements inédits en ligne. La poésie des femmes y occupera une place importante. Entre nos mains est le thème cette année et ce qui s’y trouve depuis quelques mois est la fabuleuse Anthologie de la poésie actuelle des femmes au Québec 2000|2020 (préparée par Vanessa Bell et Catherine Cormier-Larose. En toutes lettres s’est entretenu de la poésie au féminin avec Nicole Brossard, coautrice de l’Anthologie de la poésie des femmes du Québec, des origines à nos jours.

Un grand livre. Percutant, bouleversant. De ceux qu’on peut lire et relire en y cueillant de nouvelles vérités à chaque fois. Un livre sur le ici et maintenant. Il procède d’une hybridité des genres littéraires pour mieux englober son sujet vaste comme un trou noir. Ce qui n’est pas Rien du tout, malgré l’humilité du titre, paru chez Mémoire d’encrier. Un trou noir peut aspirer l’univers entier, concentré ici dans une superbe plume. Olivia Tapiero nous éblouit avec ce livre où interviennent le récit, l’essai et la poésie.

Rosalie Lessard, photo: Béatrice Vézina-Bouchard

Voir une œuvre poétique naître, grandir, se déployer, voire exploser relève du bonheur chez un lecteur. Après avoir remporté le prix Émile-Nelligan et celui de l’Académie des lettres pour L’observatoire en 2016, Rosalie Lessard confirme son regard unique avec son quatrième recueil, Les îles Phœnix. Elle témoigne de ce qu’elle voit pour reprendre le beau titre d’Élise Turcotte, rendant compte ici de la vie de femmes extraordinaires.