D’origine togolaise, Radjoul Mouhamadou parle anoufoh, haoussa et français, notamment. Publié chez Somme toute, son essai Créoliser le québécois soutient que la langue d’ici pourrait devenir un créole affichant à la fois sa différence et sa vitalité. Ce sujet délicat est traité avec une certaine candeur qui pourrait, toutefois, être mal interprétée.

Non de nom, photos : Ariane Plante

Non de nom représente une synthèse du travail de Line Nault depuis 20 ans. C’est à la fois une remise en question de la thématique très actuelle des identités, entre le viscéral et le politique, et un remisage des « identités » artistiques. L’artiste cherche à dépasser les étiquettes et autres idées préconçues qui nuisent au rapprochement entre humains.

Un grand livre. Percutant, bouleversant. De ceux qu’on peut lire et relire en y cueillant de nouvelles vérités à chaque fois. Un livre sur le ici et maintenant. Il procède d’une hybridité des genres littéraires pour mieux englober son sujet vaste comme un trou noir. Ce qui n’est pas Rien du tout, malgré l’humilité du titre, paru chez Mémoire d’encrier. Un trou noir peut aspirer l’univers entier, concentré ici dans une superbe plume. Olivia Tapiero nous éblouit avec ce livre où interviennent le récit, l’essai et la poésie.

Fruit d’une initiative fort bienvenue, porté par une activité citoyenne sans précédent, le projet Constituons! de Christian Lapointe est un animal politico-théâtral à deux têtes qui ne s’entendent pas toujours bien ensemble. Pourtant, le résultat final, le texte de cette Constitution citoyenne du Québec, écrit par une quarantaine de Québécois, représente une véritable avancée politique qui impose le respect, voire l’admiration.

Constituons!, photo: Alexis Chartrand