Petites joies maussades du bonheur obligatoire dans un espace égocentrique concentré qui confond le feu et le vent […]
Auteur : Mario Cloutier

Après Journal d’une femme noire, voici Happy Family (des Éditions du Portrait, en librairie le 23 mars), un recueil de 12 fictions de la part d’une brillante artiste que le temps a failli oubliée, Kathleen Collins (1942-1988). Une grande pionnière afro-américaine, amoureuse de l’amour, de la vie, et, surtout, de la vérité.

Avec la Soirée de gigue contemporaine virtuelle, la gigue d’art se rend chez le grand public du 18 mars au 25 avril. Rien à voir avec la Soirée canadienne télévisuelle d’autrefois, cependant. Encyclopédie vivante de la gigue, Lük Fleury nous parle des quatre courtes pièces à l’affiche qui nous mèneront des battements d’un cœur jusqu’aux fins fonds de l’espace.

Dans le cadre du 50e anniversaire de la francophonie, la poète québécoise Hélène Leclerc et le poète belge Carl Norac liront en direct des extraits de leur travail le 21 mars dès midi sur le site de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Dans le cadre du 39e Festival international du film sur l’art, Philippe Cyr et Odile Gamache présente Le magasin, un projet interactif sans texte ni interprètes. Présentée en collaboration avec l’Usine C, il s’agit d’une œuvre fort intrigante, composée de capsules vidéos disponibles dès le 17 mars en ligne.

En toutes lettres célèbre la poésie depuis ses débuts il y a deux ans. Entrevues, lectures, critiques… Chaque lundi maintenant, nous publions un poème complet qui répond au temps présent avec les plus belles plumes québécoises. Cette semaine, le grand René Lapierre avec un texte tiré de son recueil Les adieux (Les herbes rouges).

Sous la direction de Sophie-Anne Landry et de Mattia Scarpulla, l’anthologie Épidermes, publiée chez Tête première, fait tomber les masques de la narration. Le corps des textes des 14 autrices·teurs relève du mélange des genres. Autofiction, récit classique, poésie. Devrait-on parler de littérature non-binaire quand on voit l’hybridité envelopper plusieurs façons d’écrire aujourd’hui ? Les corps humains se transforment, les livres aussi.

Les artistes de la relève risquent d’écoper davantage de l’engorgement qui suivra l’actuelle pandémie en raison d’un recours probable aux valeurs sûres et aux artistes établis par les différents diffuseurs d’arts vivants, ici et ailleurs.

Un grand livre. Percutant, bouleversant. De ceux qu’on peut lire et relire en y cueillant de nouvelles vérités à chaque fois. Un livre sur le ici et maintenant. Il procède d’une hybridité des genres littéraires pour mieux englober son sujet vaste comme un trou noir. Ce qui n’est pas Rien du tout, malgré l’humilité du titre, paru chez Mémoire d’encrier. Un trou noir peut aspirer l’univers entier, concentré ici dans une superbe plume. Olivia Tapiero nous éblouit avec ce livre où interviennent le récit, l’essai et la poésie.
La poésie arrive à tout dire tout le temps. La poésie est libre. Pour la mettre en valeur […]
