Qui dit innovation et création, dit Chapelle à Montréal depuis maintenant 31 ans. Les esprits curieux remplissent la salle fiévreusement à la recherche de nouveautés présentes et de futurs en devenir. Le directeur artistique Olivier Bertrand fait appel cette année à 150 artistes qui y présenteront 25 spectacles.

Carmen Jolin, photos: Gaelle Leroyer

Carmen Jolin peut quitter la direction artistique du Théâtre Prospero la tête haute. En 12 ans, elle a bellement encouragé la création et les artistes d’ici tout en nous faisant découvrir des dramaturgies incontournables venues, entre autres, d’ailleurs. Nous avons profité d’une entrevue à propos de son dernier-né pour lui lever bien haut notre chapeau.

Olivier Arteau et Fabien Piché en répétition, photos: Chloé Delorme

Confinés, enfermés, cloîtrés, nous le sommes à divers degrés depuis un an. Avec leur projet La pudeur des urinoirs, Olivier Arteau et Fabien Piché pousseront le « vécu » pandémique encore plus loin en s’isolant… devant tout le monde. Dans les deux prochaines semaines, ils iront au bout de leurs forces, tour à tour, en marchant en continu sur un tapis roulant, puis en étant enfermés dans des casiers. À voir dans la vitrine du Centre du Théâtre d’aujourd’hui et sur le web.

Un pas de plus pour les Prix de la danse de Montréal. La pandémie pousse l’organisation à faire une place cette année aux contenus numériques sous les formes d’œuvres installatives, vidéographiques et cinématographiques. La saison 2020-2021 est exceptionnellement prolongée jusqu’au 31 août au lieu du 30 juin. La remise des prix aura tout de même lieu en novembre.

Se dissoudre, photos: Mathieu Verreault

Se dissoudre, titre de la nouvelle pièce de Catherine Gaudet, ne signifie pas « disparaître ». En chimie, comme en danse pourrait-on dire, la dissolution est une « mise en solution ». Le soluté est cette substance s’incorporant à la nouvelle solution, ce qui lui donne sa différence et son caractère essentiel. À l’Agora de la danse du 11 au 15 mai.

Dans le nuage, Hugo B. Lefort

La 15e édition du Festival TransAmériques prend l’allure d’une immense bouée de sauvetage devant le raz-de-marée qui menace, depuis un an, d’emporter les arts vivants. Beaucoup de danse, durement affectée par les annulations pandémiques, et surtout des créatrices et créateurs d’ici, étant donné les voyages restreints. Le FTA répond au nécessaire face aux dangers.

The Bakery – Skin. Photo : Merissa Tordjman

Du 21 au 23 avril, la webdiffusion de Skin de Leslie Baker, relève de l’événement. C’est une très belle réussite de cette présente saison écourtée. Coprésenté par le Théâtre La Chapelle et le Centaur, cette œuvre fait prendre l’air au théâtre pour s’apparenter davantage au vidéo d’art. Et c’est tant mieux.